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Actualités - Chronologie

Judo - Mondiaux 99 La France joue le tout pour les Jeux

À onze mois des Jeux olympiques de Sydney, le judo français a subi un relatif revers lors des championnats du monde qui ont pris fin dimanche à Birmingham. La France termine en troisième position au classement par médailles des nations, derrière le Japon et Cuba et à égalité avec la Grande-Bretagne. Mais elle ne ramène d’outre-Manche qu’un titre – décroché par Larbi Benboudaoud en moins de 66 kilos – et trois médailles de bronze pour Marie-Claire Restoux (-52 kg), Sarah Nichilo-Rosso (-48 kg) et Céline Lebrun (-78 kg). Le Mondial de 1993, qui s’était soldé par un bilan similaire, avait provoqué un grand chambardement dans l’encadrement des équipes. Mais l’échéance olympique était encore loin... Cette fois, la proximité des Jeux pousse Fabien Canu, le directeur technique national, à calmer les esprits et à relativiser l’échec. «Quatre médailles et un titre, c’est le minimum syndical, mais cela correspond à mes prévisions. En revanche, nous ramenons neuf quotas, soit deux de plus que l’objectif fixé et trois de mieux que ce que nous avions fait il y a quatre ans. Ce n’est pas catastrophique», disait-il dimanche soir. «Reste qu’il nous faut désormais remettre sur pied cette équipe que nous savions bancale. Le compte à rebours pour Sydney est commencé et il y a urgence». En parlant d’équipe «bancale», Fabien Canu fait allusion notamment à l’absence de David Douillet, forfait à la dernière minute une nouvelle fois blessé au dos. Mais aussi à deux des championnes du monde déchues de leur titre à Birmingham, Séverine Vandenhende et Christine Cicot. Concurrence Toutes les deux ont vu leur saison gâchée par des opérations, du genou pour Vandenhende, qui n’a repris l’entraînement qu’un mois avant le rendez-vous mondial et qui termine non classée, des cervicales pour Cicot, qui ne comptait que trois mois de travail derrière elle et qui finit cinquième. «Il faut que les leaders blessés soient sur pieds et opérationnels et que les autres leaders – comme Djamel Bouras ou Sarah Nichilo – progressent encore. Marie-Claire Restoux (double championne du monde et championne olympique) a fait une erreur qui lui coûte le titre. Et dans les autres catégories, revoir tout le monde», dit Canu. La fameuse concurrence à la française va donc être relancée. Une concurrence qui use souvent les athlètes qui, pour certains d’entre eux, remettent également en cause la préparation, longue de trois mois et visiblement éprouvante. «La préparation, nous en discutons avec eux avant de la mettre en place. Ce n’est pas la seule cause et il ne faut pas se voiler la face. Attention aux fausses excuses !», prévient le DTN. Reste qu’il va falloir trouver une ou des solutions pour être performant en Australie. Les jours à venir, les discussions risquent d’aller bon train, mais «il ne faut pas tout remettre en cause systématiquement», précise Fabien Canu, qui a déjà une idée de ce qu’il convient de faire, tout au moins dans les grandes lignes. «Il faut se remettre dans le haut niveau au quotidien. Concrètement, cela signifie s’entraîner chaque jour avec un programme précis auquel il ne faudra pas déroger. Il faut que les athlètes mettent de la détermination dans ce qu’ils font et c’est à nous, encadrement d’insuffler l’esprit haut niveau nécessaire pour les Jeux et ce dès aujourd’hui». «Nous allons remettre de la rigueur dans le système INSEP en général. Il n’y en a pas assez. Il faut que nous soyons plus exigeants, pas tant avec l’équipe qu’avec les partenaires d’entraînement. Maintenant, c’est tout pour les Jeux», conclut-il. Déja neuf quotas olympiques La France a obtenu donc neuf quotas olympiques sur un maximum possible de quatorze lors des championnats du monde de Birmingham (Angleterre), première étape de la qualification pour Sydney. Elle est en bonne place, à égalité avec Cuba et juste devancée par le Japon, dix, et précède la Corée du Sud, l’Espagne et la Grande-Bretagne, six. Les derniers quotas seront distribués par continents, en début d’année prochaine, lors de tournois internationaux : dix pour l’Europe (neuf places par catégorie masculine, cinq par catégorie féminine) où le judo français espère faire le plein et aligner à Sydney une équipe complète comme à Atlanta. Quotas francais obtenus : 66 kg, 81 kg, -100 kg, +100 kg (messieurs), 48 kg, 52 kg, 57 kg, -78 kg, +78 kg (dames). Quotas à obtenir : 60 kg, 73 kg, 90 kg (messieurs), 63 kg, 70 kg (dames).
À onze mois des Jeux olympiques de Sydney, le judo français a subi un relatif revers lors des championnats du monde qui ont pris fin dimanche à Birmingham. La France termine en troisième position au classement par médailles des nations, derrière le Japon et Cuba et à égalité avec la Grande-Bretagne. Mais elle ne ramène d’outre-Manche qu’un titre – décroché par Larbi Benboudaoud en moins de 66 kilos – et trois médailles de bronze pour Marie-Claire Restoux (-52 kg), Sarah Nichilo-Rosso (-48 kg) et Céline Lebrun (-78 kg). Le Mondial de 1993, qui s’était soldé par un bilan similaire, avait provoqué un grand chambardement dans l’encadrement des équipes. Mais l’échéance olympique était encore loin... Cette fois, la proximité des Jeux pousse Fabien Canu, le directeur technique national, à calmer les esprits...