Elles étaient la grande folie des années 50. Les dames d’alors arboraient leurs étoles (genre d’écharpe large et longue d’un mètre et demi) comme leur mère leur châle, pour réchauffer leurs épaules, couvrir un dos nu ou jouer au charme des danseuses andalouses. Passée de mode, l’étole dormait au fond des vieilles malles ou trônait parmi les vieilles reliques dans les marchés aux puces. Cet hiver, elle renaît de ses cendres pour jouer à l’avant-gardiste. Châles et ponchos sont à la une des collections. De Vivienne Westwood à Louis Vuitton, des châles crochetés aux ponchos ethniques, la vogue se veut «jamais sans ma pelure». Un véritable parti pris qui s’efforce à donner à une mode avant-gardiste une allure plus rassurante et bien moins futuriste. On enregistre en fait dans la mode de cet hiver un effort, surtout de la part de créateurs jeunes ou nouveaux, qu’ils soient français, anglais, italiens ou belges, de faire revivre les souvenirs du passé. En proclamant un futurisme irrévérencieux envers le passé, ils lui volent des références. Il semble que même les rédactrices de mode (Officiel dixit), qui se veulent les mieux initiées aux tendances nec plus ultra, s’enroulent comme les concierges dans leurs châles ou leurs étoles pour assister aux défilés parisiens. On s’attend à ce que ces enveloppements soient les pièces phares de cet hiver. À moins que les nouveaux manteaux-couvertures (style bournous noués à la taille) ne leur ravissent la vedette.
Elles étaient la grande folie des années 50. Les dames d’alors arboraient leurs étoles (genre d’écharpe large et longue d’un mètre et demi) comme leur mère leur châle, pour réchauffer leurs épaules, couvrir un dos nu ou jouer au charme des danseuses andalouses. Passée de mode, l’étole dormait au fond des vieilles malles ou trônait parmi les vieilles reliques dans les marchés aux puces. Cet hiver, elle renaît de ses cendres pour jouer à l’avant-gardiste. Châles et ponchos sont à la une des collections. De Vivienne Westwood à Louis Vuitton, des châles crochetés aux ponchos ethniques, la vogue se veut «jamais sans ma pelure». Un véritable parti pris qui s’efforce à donner à une mode avant-gardiste une allure plus rassurante et bien moins futuriste. On enregistre en fait dans la mode de cet hiver un...
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