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Actualités - Chronologie

France-Espagne Relations optimales du couple Paris-Madrid(photo)

Relations optimales, identité de vues sur l’Europe et la défense, les présidents Jacques Chirac et Jose Maria Aznar ont brossé lundi un tableau idéal du couple franco-espagnol et du rôle qu’il entend jouer. Au premier jour de sa visite d’État à Madrid, la première d’un chef d’État français depuis 1913, Jacques Chirac a déclaré que son message était celui d’une alliance étroite réalisée entre les deux pays. Le but de sa visite, a-t-il dit lors d’une conférence de presse après ses entretiens avec Jose Maria Aznar, était de «faire comprendre aux Espagnols que l’Espagne est un partenaire majeur», économiquement comme politiquement. Comme pour souligner l’affirmation des deux dirigeants que les relations bilatérales n’ont jamais été aussi bonnes, un sondage Ipsos a paraître mardi dans la revue Dialogo indique que, pour la majorité des Espagnols, la France constitue l’exemple à imiter en matière de développement, de modernisation, de liberté et de bien-être social. Le reproche d’arrogance que les Espagnols faisaient si souvent aux Français n’est plus le fait que d’une minorité. Le président du gouvernement espagnol a souligné l’identité de vues entre les deux pays, y compris sur les propositions françaises d’une défense européenne ayant une direction politique et militaire – sans affaiblir le lien avec les États-Unis, a-t-il précisé. Il est convenu avec Jacques Chirac que certains pays devaient jouer un rôle moteur dans la construction de la défense européenne et il a indiqué que l’Espagne était prête à rejoindre le groupe formé par la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. «Nous ne devons pas nous arrêter... l’Espagne doit être prête à de nouvelles ambitions», a-t-il dit. Les deux dirigeants ont fait part de leur accord sur l’élargissement de l’Union européenne, la réforme des institutions et le prochain sommet de Tampere sur la lutte contre la criminalité et sur l’immigration – tous deux convenant que les flux d’immigration devaient être contrôlés mais sans quotas imposés autoritairement. Accord également sur la nécessité, aux discussions de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle, de défendre la politique agricole commune de l’UE, la sécurité alimentaire, l’environnement et la diversité culturelle. Auparavant, Jacques Chirac avait appelé «l’Espagne qui gagne» à combattre aux côtés de la France pour la diversité culturelle afin de «civiliser la mondialisation» et éviter l’uniformisation des cultures et des modes de vie. «Rassemblés, hispanophones, francophones et lusophones, nous sommes près d’un milliard d’hommes et de femmes dans le monde», a-t-il dit devant un séminaire d’intellectuels français et espagnols. «Ensemble, nous pouvons peser sur le cours des choses (...), nous pouvons contribuer à enrichir le monde». Jacques Chirac s’est dit émerveillé par sa visite, dimanche en Andalousie, à la vieille ville de Cordoue et au palais d’Alhambra à Grenade. Il a été reçu lundi matin à Madrid par le roi Juan Carlos avec solennité, recevant au palais du Prado l’hommage des fantassins et des cuirassiers à cheval de la garde royale. Le roi comme le président du gouvernement espagnol l’ont remercié pour les récentes arrestations de séparatistes basques de l’ETA en France. La traque systématique des etarras en France depuis une douzaine d’années a mis fin au «laxisme» que Madrid reprochait à Paris et qui a été la clef du rapprochement entre les deux pays. Jacques Chirac a exprimé «l’admiration profonde» des Français pour «l’enracinement exemplaire de la démocratie» en Espagne et les «succès économiques et sociaux» d’un pays dont la France est devenu le premier partenaire économique. Alors que la Seita et Tabacalera confirmaient être en négociation Jacques Chirac comme Jose Maria Aznar ont exprimé leurs vues favorables à une éventuelle alliance entre les deux groupes. Le président français a exprimé le souhait que les grandes entreprises françaises et espagnoles puissent bâtir, avec d’autres partenaires européens, des groupes de taille mondiale, «notamment dans les industries de haute technologie, l’aéronautique et la défense».
Relations optimales, identité de vues sur l’Europe et la défense, les présidents Jacques Chirac et Jose Maria Aznar ont brossé lundi un tableau idéal du couple franco-espagnol et du rôle qu’il entend jouer. Au premier jour de sa visite d’État à Madrid, la première d’un chef d’État français depuis 1913, Jacques Chirac a déclaré que son message était celui d’une alliance étroite réalisée entre les deux pays. Le but de sa visite, a-t-il dit lors d’une conférence de presse après ses entretiens avec Jose Maria Aznar, était de «faire comprendre aux Espagnols que l’Espagne est un partenaire majeur», économiquement comme politiquement. Comme pour souligner l’affirmation des deux dirigeants que les relations bilatérales n’ont jamais été aussi bonnes, un sondage Ipsos a paraître mardi dans la revue...