Les All Blacks sont touchés par une première salve de blessures à l’approche de leur rencontre avec l’Angleterre qui est considérée comme le grand choc des matches de poule de la Coupe du monde de rugby. Dans la ligne d’avants, le joueur le plus touché est le pilier Kees Meeuws qui s’est froissé le muscle d’un mollet samedi dernier contre les Tongas. Son indisponibilité signifie que les Néo-Zélandais n’ont plus que deux piliers en état de jouer, Carl Hoeft et Craig Dowd. Les responsables de l’équipe ont donc été contraints d’appeler d’urgence le joueur de Taranaki Gordon Slater. Parmi les arrières, les All Blacks ont perdu le demi d’ouverture remplaçant Carlos Spencer, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou au cours d’une séance d’entraînement, lundi. La convalescence de Spencer pourrait durer six mois mais les sélectionneurs néo-zélandais ont décidé d’attendre le match contre l’Angleterre pour décider s’ils appellent un avant ou un trois-quart pour le remplacer car Tony Brown peut assumer le rôle de remplaçant d’Andrew Mehrtens. La composition de l’équipe qui rencontrera l’Angleterre sera annoncée jeudi. Le match aura pour enjeu la première place de la poule B et une qualification directe pour les quarts de finale. Les All Blacks sont considérés comme les favoris mais leur capitaine Taine Randall a reconnu mardi que son équipe avait «plusieurs problèmes à régler dans tous les compartiments du jeu avant de rencontrer l’Angleterre». Si les Néo-Zélandais ont eu quelque peine à mater le jeu très physique des Tonguiens avant de les battre 45-9, l’autorité et la qualité de la victoire de l’Angleterre sur l’Italie, 67-7, a impressionné de nombreux spécialistes. Nick Mallett, sélectionneur de l’Afrique du Sud qui rencontrera le vaincu de Nouvelle-Zélande-Angleterre en quarts de finale, est de ceux-là. «Sur la forme qu’ils ont montrée ce week-end, les Anglais peuvent battre les All Blacks. J’ai été terriblement impressionné par ce que j’ai vu, a-t-il dit. Ils ont une bonne organisation et une grande ligne d’avants. Le demi de mêlée Matt Dawson joue très bien et l’ouvreur Jonny Wilkinson est une merveille». Le Board veut faire disparaître le jeu dur Les organisateurs de la Coupe du monde de rugby ont réaffirmé mardi leur volonté de sanctionner durement tout acte de brutalité commis pendant le tournoi. «L’International Rugby Board a la détermination de faire disparaître le jeu dur et les violences gratuites», a déclaré Tim Gresson, président de la commission de discipline de l’organisme de tutelle du rugby. «Si quelque chose risque d’éloigner les gens de notre sport, c’est la brutalité», a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse. «L’International Board est parfaitement conscient que des mères et des enfants regardent les matches et pourraient être découragés par le jeu dur». Après la première série de matches, deux joueurs, le troisième ligne gallois Colin Charvis et le pilier argentin Roberto Grau, ont été suspendus pendant deux et trois semaines respectivement pour avoir échangé des coups de poing. Trois autres cas de brutalités doivent être examinés par la commission de discipline. Ils concernent le pilier des Samoas Brendan Reidy, le deuxième ligne espagnol Jose Miguel Villau, accusés d’avoir donné des coups de poing, et l’arrière des Tongas Siua Taumalolo, coupable de placages hauts à répétition. Les cinq joueurs n’avaient pas été expulsés pendant le match mais ont été cités à comparaître par une commission qui analyse les matches à la télévision et peut demander des ralentis sous tous les angles disponibles. Huit ont été visionnés dans le cas de la bagarre entre Grau et Charvis. L’entraîneur néo-zélandais du pays de Galles, Graham Henry, a critiqué la sanction infligée à son troisième ligne aile. «Il y a eu huit ou neuf incidents pires que celui-là dans la première série de matches, a-t-il dit. Nous demandons à la commission d’être équitable et cohérente». D’autres dirigeants ont exprimé la crainte de voir la sanction du moindre acte de violence amollir le jeu et faire disparaître la notion d’affrontement qui en fait partie intégrante. Tim Gresson s’est inscrit en faux. «Quand la chasse au jeu dur a commencé en Nouvelle-Zélande, il y a eu beaucoup d’opposition, a-t-il dit. Certains ont dit que l’aspect physique du jeu allait disparaître mais cela ne s’est pas produit. Le rugby néo-zélandais est tout aussi physique qu’avant, peut-être même plus, mais il y a très peu de brutalités dans les matches de haut niveau». Le président de la commission de discipline a ajouté que les pays de l’hémisphère sud avaient demandé que l’expulsion temporaire, également expérimentée en France, soit introduite pour sanctionner les fautes techniques. Il a également déclaré que l’International Board envisageait la possibilité d’un quatrième arbitre comme c’est le cas dans le jeu à treize australien.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les All Blacks sont touchés par une première salve de blessures à l’approche de leur rencontre avec l’Angleterre qui est considérée comme le grand choc des matches de poule de la Coupe du monde de rugby. Dans la ligne d’avants, le joueur le plus touché est le pilier Kees Meeuws qui s’est froissé le muscle d’un mollet samedi dernier contre les Tongas. Son indisponibilité signifie que les Néo-Zélandais n’ont plus que deux piliers en état de jouer, Carl Hoeft et Craig Dowd. Les responsables de l’équipe ont donc été contraints d’appeler d’urgence le joueur de Taranaki Gordon Slater. Parmi les arrières, les All Blacks ont perdu le demi d’ouverture remplaçant Carlos Spencer, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou au cours d’une séance d’entraînement, lundi. La convalescence de Spencer...