Le président israélien Ezer Weizman apparaît toujours comme le favori pour le prix Nobel de la paix 1999 qui sera attribué le 15 octobre à Oslo, selon des listes officieuses circulant comme à chaque édition. Le président américain Bill Clinton, le pape Jean-Paul II et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, figureraient également parmi les 110 candidats individuels et les 26 organisations retenus par le comité Nobel norvégien pour la prestigieuse récompense dotée, cette année, de 7,9 millions de couronnes suédoises (environ 960 000 dollars US). «Les cinq membres du comité ont fixé leur choix et il ne reste plus que les attendus à rédiger», a indiqué cette semaine le secrétaire du comité Nobel norvégien, Geir Lundestad. Si l’on en croit de récentes informations de presse, la liste des soutiens à la candidature de M. Weizman, 75 ans, est impressionnante. Outre le chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, lui-même lauréat du prix en 1994, et l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger, prix 1973, le président israélien bénéficierait de l’appui de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix 1984, de l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali, de l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl, du président français Jacques Chirac, de la reine Élisabeth II d’Angleterre, du roi Juan Carlos d’Espagne et de l’ex-Premier ministre égyptien Mustapha Khalil. «Le président Weizman a travaillé d’arrache-pied pour mettre à bas les murs séparant Israël de ses voisins et élargir le nombre de partisans de la paix au Proche-Orient», aurait écrit M. Arafat dans une lettre au comité Nobel citée par le quotidien norvégien Aftenposten. Selon les statuts du comité Nobel, le prix de la paix doit être attribué à l’unanimité. Si un désaccord est enregistré, le ou les membres dissidents sont contraints de démissionner. Cela s’était produit en 1994, lorsque la récompense avait été donnée conjointement au Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, à son ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, et à Yasser Arafat. En 1998, le prix était allé aux dirigeants catholique John Hume et protestant David Trimble, architectes de l’accord de paix en Irlande du Nord. Il sera officiellement remis le vendredi 10 décembre à Olso par le roi Harald V de Norvège, le jour anniversaire du décès en 1896 du savant et homme d’affaires suédois Alfred Nobel qui a créé les prix – à l’exception du prix d’économie – en 1895.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président israélien Ezer Weizman apparaît toujours comme le favori pour le prix Nobel de la paix 1999 qui sera attribué le 15 octobre à Oslo, selon des listes officieuses circulant comme à chaque édition. Le président américain Bill Clinton, le pape Jean-Paul II et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, figureraient également parmi les 110 candidats individuels et les 26 organisations retenus par le comité Nobel norvégien pour la prestigieuse récompense dotée, cette année, de 7,9 millions de couronnes suédoises (environ 960 000 dollars US). «Les cinq membres du comité ont fixé leur choix et il ne reste plus que les attendus à rédiger», a indiqué cette semaine le secrétaire du comité Nobel norvégien, Geir Lundestad. Si l’on en croit de récentes informations de presse, la liste des soutiens...