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Actualités - Conferences Internationales

Energie atomique Résolution de l'AIEA en faveur d'un Proche-Orient sans arme nucléaire

L’assemblée générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté, hier à Vienne, une résolution souhaitant que le Proche-Orient devienne «une zone libre de toute arme nucléaire». La résolution adoptée sur proposition de l’Égypte «appelle toutes les parties directement concernées à examiner sérieusement les mesures nécessaires pour l’application mutuelle et vérifiable d’une zone libre de toute arme nucléaire dans la région». L’Irak dispose d’un programme nucléaire et l’AIEA demande le retour d’inspecteurs internationaux chargés de le vérifier après le départ l’an dernier des inspecteurs de la Commission spéciale de l’Onu chargée du désarmement irakien (Unscom) et ceux de l’AIEA. Israël pour sa part n’a jamais admis posséder des armes nucléaires mais des experts occidentaux soutiennent que cet État pourrait avoir 200 têtes nucléaires. Depuis 1981, le Conseil de sécurité des Nations unies demande à Israël de soumettre son programme et ses installations nucléaires au contrôle de l’AIEA. La résolution adoptée hier par l’AIEA, qui ne mentionne aucun de ces deux pays, «invite tous les pays concernés de la région à signer les traités de non-prolifération nucléaire» et à «prendre les mesures (...) pour établir une zone libre de toute arme nucléaire au Proche-Orient». Israël avait déclaré mercredi à la tribune de l’Assemblée générale de l’AIEA soutenir le principe d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient «au moment propice» et seulement si le processus de paix dans la région progresse. «Israël reste engagé à établir au moment propice et dans un contexte approprié une zone libre d’armes de destruction de masse et de missiles», avait déclaré Gideon Frank, chef de la commission d’énergie atomique israélienne. Citant l’Irak, il s’était plaint qu’un certain nombre de pays de la région continuaient à la déstabiliser. «Le problème nucléaire ne peut pas être séparé d’un cadre global et stable de paix et de sécurité» dans la région, avait-il ajouté. «L’engagement à la paix et à la sécurité n’est pas partagé par tout le monde. Il y a toujours des pays dans la région qui se tiennent à l’abri du processus de paix (...) et qui refusent de renoncer à la guerre en tant que moyen de résoudre des conflits», avait dit M. Frank. Également à la tribune de l’Assemblée générale, l’Irak avait demandé mercredi le démantèlement du «vaste arsenal nucléaire» d’Israël. «Nous demandons à la communauté internationale de prendre ses responsabilités et d’établir au Proche-Orient une zone libre de toute arme de destruction massive ainsi que de forcer Israël (...) à mettre un terme à son choix nucléaire», avait déclaré le chef de la commission atomique irakienne, Fahdil Muslem al-Janabi, ajoutant que «le programme israélien nucléaire préoccupe sérieusement les États arabes et les autres États de la région à cause de l’absence de contrôles internationaux».
L’assemblée générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté, hier à Vienne, une résolution souhaitant que le Proche-Orient devienne «une zone libre de toute arme nucléaire». La résolution adoptée sur proposition de l’Égypte «appelle toutes les parties directement concernées à examiner sérieusement les mesures nécessaires pour l’application mutuelle et vérifiable d’une zone libre de toute arme nucléaire dans la région». L’Irak dispose d’un programme nucléaire et l’AIEA demande le retour d’inspecteurs internationaux chargés de le vérifier après le départ l’an dernier des inspecteurs de la Commission spéciale de l’Onu chargée du désarmement irakien (Unscom) et ceux de l’AIEA. Israël pour sa part n’a jamais admis posséder des armes nucléaires mais des...