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Actualités - Chronologie

Rugby - Mondial 99 Le défi aux trois grands(photos)

Victorieuses des trois premiers titres, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud seront les grands favoris de la quatrième Coupe du monde de rugby, qui débute vendredi en Grande-Bretagne et en France. Une bonne défense et un buteur efficace. A priori, ce Mondial devrait consacrer une équipe réaliste. Après deux ans de grand spectacle (1996-97), les trois «grands» du Sud ont impulsé ce retour vers un rugby restrictif, à base de murailles renforcées et de jeu en contre. Résultat : le Tri-nations 1999, la compétition internationale de l’hémisphère Sud, a été marqué par un nombre record de pénalités tentées et... réussies. Dans ce domaine, les All Blacks comptent une longueur d’avance avec Andrew Mehrtens, auteur en moyenne de 15 points depuis ses débuts sous le maillot noir. Le style australien est légèremment plus aérien. En dehors de deux buteurs (Matt Burke et John Eales), les Wallabies peuvent compter sur les meilleures lignes arrière de la planète. Stephen Larkham, Daniel Herbert, Nathan Grey (ou Tim Horan), Joe Roff, Ben Tune et Matt Burke, qui flirtent avec le quintal de moyenne, peuvent franchir les défenses ou les contourner. C’est selon... Quid de l’Afrique du Sud ? Les Sud-Africains, tenants du titre, constituent le grand point d’interrogation de cette Coupe du monde. Irrésistibles en 1997 et 1998 (17 succès consécutifs), les Springboks ont complètement raté le dernier Tri-nations (1 victoire en 4 matches) et restent sur deux défaites en Europe, en Angleterre et au Pays de Galles. Anglais et Gallois semblent d’ailleurs les seules équipes susceptibles d’empêcher la domination sudiste, alors que l’Écosse devrait pâtir de son manque de «réservoir» et que la France navigue en plein doute. Le Pays de Galles, qui sort de l’une des périodes les plus sombres de son histoire, a retrouvé une totale confiance depuis l’arrivée de l’entraîneur néo-zélandais Graham Henry en septembre 1998. La période d’adaptation passée, les Gallois ont remporté huit succès consécutifs. Surtout, ils peuvent compter sur un buteur de classe mondiale, Neil Jenkins (838 points en 69 sélections), et sur le soutien de tout un peuple. De son côté, l’Angleterre s’appuie sur un pack puissant et un jeu simple, mais efficace, qui sera testé par les All Blacks dès le 9 octobre. Cette rencontre constituera l’un des rares sommets du premier tour, avec Écosse-Afrique du Sud (dimanche), et Irlande-Australie (le 10 octobre). Rencontres déséquilibrées En revanche, de nombreuses rencontres de la première partie du Mondial, qui s’achèvera le 16 octobre, semblent complètement déséquilibrées. Les affrontements de l’Afrique du Sud et de l’Écosse avec l’Espagne ou l’Uruguay risquent de déboucher sur des scores record, comme Australie-États-Unis, Australie-Roumanie ou France-Namibie. Chaque équipe poursuivra un objectif différent lors de ces rencontres. Les «petits» tenteront d’éviter une défaite-fleuve, alors que les «gros» voudront éviter les blessures, en pensant à l’avenir. Ce manque d’intérêt sportif risque de pénaliser cette première partie de Coupe du monde, comme l’éclatement géographique des sites retenus. Entre les chaleurs de début d’automne de Béziers (sud de la France) et les premiers frimas d’Edimbourg (Écosse), les conditions de jeu seront totalement différentes. Le rapprochement des équipes s’effectuera progressivement, à partir des quarts de finale (Cardiff, Paris, Dublin, Edimbourg). À ce stade-là du Mondial, on pensera enfin à défier les trois grands de l’hémisphère Sud. Et au titre mondial.
Victorieuses des trois premiers titres, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud seront les grands favoris de la quatrième Coupe du monde de rugby, qui débute vendredi en Grande-Bretagne et en France. Une bonne défense et un buteur efficace. A priori, ce Mondial devrait consacrer une équipe réaliste. Après deux ans de grand spectacle (1996-97), les trois «grands» du Sud ont impulsé ce retour vers un rugby restrictif, à base de murailles renforcées et de jeu en contre. Résultat : le Tri-nations 1999, la compétition internationale de l’hémisphère Sud, a été marqué par un nombre record de pénalités tentées et... réussies. Dans ce domaine, les All Blacks comptent une longueur d’avance avec Andrew Mehrtens, auteur en moyenne de 15 points depuis ses débuts sous le maillot noir. Le style australien...