Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : contraction de l'activité

L’activité s’est sensiblement contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth, marqué toujours par la propension des opérateurs à l’offre du dollar en l’absence du moindre intérêt à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que celle-ci eut maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer la journée comme il l’avait débutée au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 courant. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont été encore une fois amenés à céder leurs excès d’offres en dollars à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention faute d’autres contreparties valables à l’achat, indique-t-on de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé, hier, quelque six millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à 1 501,00 LL Baisse du yen et remontée de l’euro À l’étranger, le yen est tombé hier à son plus bas niveau depuis deux semaines face au dollar sur les marchés des changes internationaux, dans la perspective d’une action de la Banque du Japon en réponse aux pressions du gouvernement de Tokyo. Ce mouvement est intervenu à la suite des déclarations d’un proche collaborateur du Premier ministre japonais Keizo Obuchi affirmant que la Banque du Japon ne peut pas être totalement indépendante du gouvernement. Ces commentaires ont donc eu un impact sur le marché, les opérateurs estimant que l’institut d’émission japonais pourrait intervenir et augmenter les liquidités sous la pression du gouvernement. Cela d’autant qu’une augmentation de la masse monétaire au Japon avait été le souhait exprimé par les ministres des Finances du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) réunis samedi dernier à Washington. Quant à l’euro, il est repassé au-dessus de 1,06 dollar pour la première fois depuis près d’un mois, profitant de l’instabilité à Wall Street et de la prudence des investisseurs sur la parité yen/dollar en cas d’intervention. De ce fait, il y a eu un peu d’achats d’euros face au yen et au sterling, ce qui a entraîné la monnaie unique européenne à la hausse face au dollar, tout doucement mais sûrement. De plus, l’euro a profité de dénouements de positions sur les parités euro/sterling et euro/yen, par des opérateurs qui ont voulu bénéficier de la forte progression de l’or, dont les cours ont gagné plus de 50 dollars depuis le début de la semaine, indique-t-on dans les milieux cambistes. Le contexte économique dans la zone euro était également favorable à la devise européenne et, dans ce contexte de reprise, certains analystes tablaient hier sur une hausse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE). À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par les commentaires du président de la Bundesbank, Ernst Welteke, à l’occasion de l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. Ce dernier a affirmé que les pays de la zone euro sont conscients de leurs responsabilités et vont créer les conditions d’une croissance durable et forte, créatrice d’emplois en poursuivant l’application de programmes de consolidation budgétaire et des réformes structurelles. Il en est de même des propos attribués hier au vice-président de la BCE, Christian Noyer, selon lequel l’euro a un fort potentiel d’appréciation, estimant qu’il sera une monnaie forte. Enfin, les marchés des changes internationaux ont peu réagi, comme d’ailleurs les marchés financiers américains, à l’annonce d’une augmentation de 0,9 % des commandes de biens durables le mois dernier aux États-Unis contre une hausse révisée à 4 % au lieu de 3,3 % en juillet, alors que les analystes s’attendaient à une contraction de 0,6 % de cet indice. En effet, sur le marché obligataire américain, très sensible à tout signe de pression inflationniste, le rendement moyen sur l’émission de Trésor à 30 ans, principale référence, est resté presque inchangé à 6,08 % comme la veille. Certes, d’ores et déjà, les opérateurs devront porter leur attention sur la réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale (Fed) mardi prochain, à un moment où le franc suisse commençait de bénéficier de ses vertus de monnaie refuge face à l’instabilité de Wall Street et aux craintes d’une correction des valeurs américaines sur fond d’une hausse possible des taux aux États-Unis. C’est dans ce contexte que le billet vert s’est négocié hier sur un ton mitigé, à New York, comme suit : – 1,0636 pour un euro contre 1,0555, la veille – 1,6440 pour un sterling contre 1,6505 – 1,8390 DM contre 1,8535 – 6,1675 FF contre 6,2160 – 1,5050 FS contre 1,5175 – 1 820,50 lires contre 1 834,65 – 107,05 yens contre 106,10. Bourse de Beyrouth : quasiment stable Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a pratiquement observé hier un statu quo, la baisse des actions A de Solidere de 7,00 à 6 7/8 dollars a été neutralisée par la hausse des actions B de la même société de 7 1/8 à 7 1/4 dollars, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,46 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 179,84 points, comme la veille. Ce mouvement s’est produit dans un marché très calme sur lequel on a relevé la négociation de 39 915 actions seulement d’une valeur globale de 153 040 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les autres places internationales, la tendance est restée indécise hier à Wall Street qui a connu une évolution irrégulière, ouvrant en baisse avant de renouer avec la hausse pour reperdre ensuite la majeure partie de ses gains. À cela auraient contribué les conjectures selon lesquelles la Fed pourrait opter pour un nouveau resserrement du crédit aux États-Unis lors de la réunion de son comité de l’open market, mardi prochain, afin de prévenir toute surchauffe économique génératrice d’inflation. Ce sentiment a été relancé par l’annonce d’une nouvelle hausse inattendue de 0,9 % des commandes de biens durables, le mois dernier, faisant remonter par moment le rendement moyen sur les bons du Trésor à 30 ans jusqu’à 6,1150 % contre 6,0790 % la veille en clôture. Pourtant, des nouvelles faisant état de bons résultats trimestriels de certaines sociétés sont venus redonner un peu de tonus à la cote américaine. Il en est de même de quelques projets de fusion ou de participation entre d’autres sociétés qui ont ranimé le marché souvent. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus haut 10 334,74 points et un plus bas à 10 232,16 points avant d’afficher en préclôture 10 267,37 points, en baisse de 8,16 points sur la veille, dans un marché très volatil. Incertitude des Bourses européennes Les Bourses européennes ont effacé une partie de leurs pertes, mais la plupart d’entre elles ont néanmoins terminé en baisse mercredi, toujours sous le coup de craintes de voir la Réserve fédérale relever prochainement ses taux d’intérêt. «Le Dow Jones est venu soutenir les places européennes dans l’après-midi, mais la tendance reste déprimée», a noté Sharon Coombs (HSBC). «S’il faut retenir une valeur aujourd’hui, c’est Telecom Italia et les conséquences qu’a eues le plan de restructuration sur le titre», a-t-elle ajouté. Seuls Francfort et Londres ont terminé en hausse, le Xetra Dax et le FTSE 100 prenant respectivement 0,32 % et 0,22 %. À Paris, le CAC 40 a cédé 0,19 %, Bruxelles a perdu 1,29 %, Amsterdam 0,14 %, Zurich 0,36 %, Madrid 0,91 % et Milan 1,54 %. Chute de Telecom Italia La séance à Milan a été marquée par la chute de Telecom Italia. Mécontents du plan de restructuration de l’ex-opérateur public annoncé la veille, qui prévoit le transfert du contrôle de sa filiale de téléphonie mobile Telecom Italia Mobile (TIM) à Tecnost, les investisseurs ont sanctionné le titre. Tecnost, le véhicule, très endetté, qui a permis à Olivetti de prendre le contrôle de Telecom Italia, a perdu pied après qu’Olivetti eut annoncé que Tecnost financera sa participation dans TIM au moyen d’une émission de plusieurs milliards de nouvelles actions. La fronde à l’encontre du plan de restructuration a également touché le titre d’Olivetti et celui de TIM, dont les observateurs disent pourtant qu’il tire son épingle du jeu de la nouvelle restructuration. Tokyo : victime de prises de bénéfices Des prises de bénéfices ont pesé sur la Bourse de Tokyo mercredi, au lendemain de son bond de 3,0 %. L’indice Nikkei-225 a perdu 43,42 points, soit 0,25 %, à 17 282,28, après avoir abandonné plus de 250 points en cours de séance. Le Topix a perdu 11,18 points à 1 458,11 et le Nikkei-300 2,76 points à 285,77. «On s’inquiète un peu de Wall Street, où une correction semble possible à tout moment», a dit Hiroshi Arano, de Dai-Ichi Kangyo Asset Management Co Ltd. «Mais sur le fond, les pertes de Tokyo ont été une réaction naturelle à la forte poussée de mardi». Les craintes liées à l’inflation aux États-Unis, qui ont fait reculer le Dow Jones de 0,27 % mardi, ont pesé par ricochet sur la tendance à Tokyo. Le bond des cours de l’or, consécutif au fait que les Banques centrales européennes ont décidé de plafonner leurs ventes d’or, et des rendements obligataires a ravivé les craintes liées à l’inflation. Le marché reste en outre attentiste avant la libéralisation des tarifs des commissions des sociétés de Bourse le 1er octobre qui va réveiller une vive concurrence entre elles. On a compté sur le marché 801 hausses contre 404 baisses et 124 inchangées. Sur le premier compartiment, le volume est de 373 millions de titres contre 350 millions mardi. Ces volumes, ténus, ont pour effet d’exacerber les fluctuations de cours.
L’activité s’est sensiblement contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth, marqué toujours par la propension des opérateurs à l’offre du dollar en l’absence du moindre intérêt à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que celle-ci eut maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer la journée comme il l’avait débutée au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 courant. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont été encore une fois amenés à céder leurs excès d’offres en dollars à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention faute d’autres contreparties valables à l’achat, indique-t-on de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux,...