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Actualités - Chronologie

Droits de l'homme "Sit-in" à Tel-Aviv en faveur de Cosette Ibrahim

Une pacifiste israélienne a appelé dimanche à observer un «sit-in» lundi à Tel-Aviv pour protester contre la détention par Israël au Liban-Sud de la journaliste Cosette Ibrahim. Cette journaliste, qui a été arrêtée le 2 septembre en compagnie de deux autres personnes dans la zone occupée par Israël au Liban-Sud, est actuellement détenue dans la prison de Khiam, qui est sous le contrôle de l’Armée du Liban-Sud (ALS). Interrogé, un porte-parole de l’armée israélienne a démenti que la prison de Khiam soit gérée par l’armée israélienne. «Elle est sous le contrôle exclusif du commandant de l’ALS», le général Antoine Lahd, a-t-il affirmé. La pacifiste israélienne, Mme Yona Rochlin, a indiqué à l’AFP qu’elle manifesterait «à titre privé» à 17h00 locales devant le siège du ministère israélien de la Défense, mais qu’elle s’attendait à être rejointe par diverses personnalités, notamment une députée du Meretz (parti de gauche appartenant à la coalition gouvernementale), Zahava Gal-On, et un ancien député, Dedi Zucker. Elle a affirmé que Khiam était «l’une des prisons parmi les plus terribles et les plus secrètes au monde». Elle entend protester «contre le fait que nous ne savons pas» et demander «l’arrêt des activités sombres et illégales qui se déroulent à Khiam à l’abri d’un code de silence depuis plus de dix ans». Cette pacifiste, qui faisait partie auparavant d’une organisation de mères de familles favorables à un retrait unilatéral israélien du Liban-Sud, les Quatre mères, a précisé qu’elle organisait le sit-in «à titre strictement privé», mais qu’elle n’en espérait pas moins «une manifestation parallèle à Beyrouth au moment du sit-in à Tel-Aviv». Mme Rochlin, qui ne fait partie d’aucune formation politique, est appuyée par l’Organisation israélienne pour les droits de l’homme dans les territoires, B’tselem. Selon le comité de suivi pour l’appui aux détenus libanais dans les prisons israéliennes, Cosette Ibrahim est «accusée d’avoir écrit des articles sur la zone occupée et d’avoir fourni à l’armée israélienne des renseignements sur les mouvements de troupes de l’armée israélienne» dans la zone occupée. Plus de 140 Libanais sont détenus sans procès à Khiam, certains depuis plus de dix ans. Les conditions de détention dans cette prison ont été dénoncées à plusieurs reprises, notamment par Amnesty International. L’organisation Reporters sans frontières (RSF) avait adressé une lettre au Premier ministre israélien Ehud Barak pour protester contre l’arrestation de Cosette Ibrahim. Par ailleurs, M. Melhem Karam, président de l’Ordre des journalistes, a contacté samedi le président de l’Union des journalistes arabes, M. Ibrahim Nefeh, ainsi que d’autres personnalités du monde de la presse arabe pour les informer des efforts fournis pour la libération de Cosette Ibrahim. Il a précisé que ni l’Ordre des journalistes ni les parents de la détenue n’arrivaient à obtenir de ses nouvelles. Il a été décidé qu’une réunion de l’Union des journalistes arabes aurait lieu pour faire le point sur cette affaire.
Une pacifiste israélienne a appelé dimanche à observer un «sit-in» lundi à Tel-Aviv pour protester contre la détention par Israël au Liban-Sud de la journaliste Cosette Ibrahim. Cette journaliste, qui a été arrêtée le 2 septembre en compagnie de deux autres personnes dans la zone occupée par Israël au Liban-Sud, est actuellement détenue dans la prison de Khiam, qui est sous le contrôle de l’Armée du Liban-Sud (ALS). Interrogé, un porte-parole de l’armée israélienne a démenti que la prison de Khiam soit gérée par l’armée israélienne. «Elle est sous le contrôle exclusif du commandant de l’ALS», le général Antoine Lahd, a-t-il affirmé. La pacifiste israélienne, Mme Yona Rochlin, a indiqué à l’AFP qu’elle manifesterait «à titre privé» à 17h00 locales devant le siège du ministère israélien...