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Actualités - Reportages

TECNI@RT Cyril Anguelidis, peintre numérique (photos)

Cyril Anguelidis fait de la peinture numérique. Il a un écran d’ordinateur pour chevalet, un crayon pour pinceau et un logiciel «Paint» pour palette. Le résultat : une toile bariolée, métissée à message. C’est en héraut de l’arène technologique que Cyril Anguelidis affronte cet écran aveugle, cette coque de plastique dissimulant quelques grammes de silicone en guise de mémoire intitulée ordinateur. Ce nomade de l’imaginaire a découvert que derrière l’œil vitreux du monstre, s’étend un monde infini de formes, de paysages mentaux, de beautés inédites, un trésor enfoui d’émotions prêtes à être retranscrites dans un nouveau défi. Précurseur du tekni@rt, Cyril Anguelidis associe l’inspiration d’un peintre des extravagances à la pugnacité de l’infographiste. Ses œuvres sont exposées au Circus, rue Monnot, dans le cadre du festival Tecni@rt. Il y a là des natures mortes résolument modernes : sur la table toute la nourriture se présente en sachets. Les pots de yaourt, les emballages… Son œuvre se présente comme une réaction sur l’actualité mondiale : la fécondation in vitro, la sélection génétique, les téléphones portables, le faux sucre, les coupe-faim. Autant de thèmes que l’on retrouve ici et là. Ses œuvres sont truffées de clins d’œil au quotidien. Comme par exemple cet internaute collé à son ordinateur, la souris dans une main, une pizza dans l’autre. Cyril Anguelidis est obnubilé par la nourriture. «N’est-ce pas la base de la vie ?», répond-t-il quand on lui fait la remarque. «Il faut faire très attention à ce que l’on ingurgite». L’artiste passe sa nourriture au scanner. Au sens propre comme au sens figuré. Le résultat, la photo numérique en l’occurrence, est gardé précieusement dans un fichier-frigo ? – pour une utilisation ultérieure. Résultat : la base de ses toiles est formée de carambars, de la gelée anglaise, des sachets de chocolat, du sushi… Anguelidis est anti-junk food. À travers son art, il veut passer un message. «Les envahisseurs, méfiez-vous, ils reviennent sous la forme d’un hamburger. Ils sont partout». Cyril Anguelidis expose également de la peinture décorative : les sujets deviennent abstraits, les toiles pleines de couleurs et de formes harmonieuses. «Je ne mets pas mon mal de vivre dans mes toiles. Mes problèmes personnels , je les laisse pour moi». Au bas des toiles, l’artiste inscrit la date sous forme de compte à rebours avant l’an 2000. «L’ordinateur est juste un outil pour moi. Qu’il faut exploiter parce que cela fait partie de mon époque. Ce qui importe c’est l’expression», ajoute-t-il. Le logiciel «Paint» propose des filtres qui rendent des textures différentes de papier. «Je n’y ai pas recours. C’est une solution trop facile et trop utilisée. Je préfère scanner mes propres images. Par exemple là, j’irai dans un supermarché puiser matière à mes toiles. Des emballages, des paquets sympas, des gâteaux… C’est la base de l’image. Ensuite j’incorpore mes dessins». Lors de la création d’une œuvre, l’artiste devient un créateur pur, libéré de ses limitations techniques. L’artiste numérique n’a plus d’excuses, il peut tout faire, tout imaginer. Il vous présente exactement le reflet de son imagination. De plus en numérique, il y a toujours possibilité d’éliminer une maladresse. Si vous faites l’acquisition d’une œuvre imprimée, vous devenez propriétaire d’une réplique de l’image-mère. L’acquisition de l’image originale s’effectuera via un support (CD, D7, Zip…) et est accompagnée d’un certificat d’authenticité, rédigé par son créateur. Cela vous permet d’imprimer ou de faire imprimer votre image sur le support qui vous convient en choisissant sa dimension ainsi que sa qualité de sortie. Si votre image venait à s’abîmer (eau, feu, vol...), vous faites imprimer ou graver une nouvelle sortie et l’incident est clos. Les avantages du numérique sont évidents, les œuvres sont indestructibles, plus besoin d’assurance. «Et l’artiste peut garder une copie dans son portfolio numérique», note Anguelidis. Faut-il être doué pour aborder la peinture numérique ? «Il est facile pour quiconque de débuter la peinture numérique à condition bien sûr de connaître les bases du travail sur ordinateur. Mais même si c’est un outil très puissant, l’ordinateur ne remplacera jamais votre imagination, c’est une certitude», affirme-t-il.. Infographie ? Ce mot vient de «Informatique graphique», explique Anguelidis. C’est l’ensemble des techniques et des méthodes permettant de produire des images au moyen d’ordinateur en convertissant des données numériques en informations graphiques. L’artiste reconnaît que la réalisation assistée par ordinateur prive l’artiste du contact direct avec la matière mais lui permet en revanche tous les tâtonnements. «On doit utiliser le maximum du potentiel de créativité qu’offre un logiciel d’infographie et éviter la gratuité des effets prédéterminés. Et surtout l’on doit pouvoir retrouver le style et la marque de l’artiste». Si cette création artistique en pixels vous intrigue, sachez que l’artiste fera ce soir, à partir de 22h, une démonstration live, sur grand écran, au Circus.
Cyril Anguelidis fait de la peinture numérique. Il a un écran d’ordinateur pour chevalet, un crayon pour pinceau et un logiciel «Paint» pour palette. Le résultat : une toile bariolée, métissée à message. C’est en héraut de l’arène technologique que Cyril Anguelidis affronte cet écran aveugle, cette coque de plastique dissimulant quelques grammes de silicone en guise de mémoire intitulée ordinateur. Ce nomade de l’imaginaire a découvert que derrière l’œil vitreux du monstre, s’étend un monde infini de formes, de paysages mentaux, de beautés inédites, un trésor enfoui d’émotions prêtes à être retranscrites dans un nouveau défi. Précurseur du tekni@rt, Cyril Anguelidis associe l’inspiration d’un peintre des extravagances à la pugnacité de l’infographiste. Ses œuvres sont exposées au...