Les trois clubs français engagés dans l’Euroligue masculine de basket-ball, Pau-Orthez, qui affrontera dès mercredi les Yougoslaves du Buducnost Podgorica, à Saravejo, Cholet, hôte du Benetton Trévise jeudi, et Villeurbanne, dans la salle de l’Ulker Istanbul, connaîtront des débuts difficiles lors de la première journée. A priori, la tâche de Pau-Orthez s’annonce un peu moins difficile. Podgorica apparaît en effet comme la formation la moins huppée du groupe D, en dépit de la présence de quelques internationaux yougoslaves dans ses rangs, dont le pivot Dejan Tomasevic. Buducnost misera essentiellement sur un collectif très soudé. Villeurbanne devrait connaître plus de problèmes à Istanbul, emmené par l’ex-Limougeaud Jerome Allen. L’Ulker peut notamment compter, dans le jeu intérieur, sur le Yougoslave Dejan Koturovic et l’Américain naturalisé turc Kevin Rankin qui culminent tous deux à 2,12 m. Par ailleurs, les internationaux turcs Haluk Yildrim et Harun Erdenay constituent une menace offensive permanente. Parmi les affiches de cette première journée, on relève notamment le choc FC Barcelone - CSKA Moscou (groupe A) et un alléchant Zalgiris Kaunas - Panathinaïkos (groupe B). Cholet en toute sérénité Nouveau venu sur la scène de l’Euroligue masculine de basket-ball, où il affrontera le Benetton Trévise, jeudi à la Meilleraie, pour son entrée dans la cour des grands, Cholet aborde en toute sérénité ce nouveau défi. «Cette qualification pour l’Euroligue est un aboutissement, la récompense d’une très bonne saison, avec une troisième place et une nouvelle victoire en Coupe de France, souligne Jean-Michel Lambert, le président du club des Mauges. Nous n’avons rien à perdre et je suis ravi d’être tombé dans une poule difficile. Cela nous promet de belles affiches». Outre Trévise, Cholet se frottera en effet, lors de la première phase, au FC Barcelone, au PAOK Salonique, à l’Étoile rouge de Belgrade et au CSKA Moscou, tous membres de l’élite du Vieux continent. «Nous ne nous faisons pas trop d’illusions quant à d’éventuels succès à l’extérieur, mais nous espérons bien accrocher un ou deux “gros” à domicile, poursuit Jean-Michel Lambert. Nous en saurons plus après Trévise, le tenant de la Coupe Saporta». Un test probant pour des Choletais à la peine en championnnat. Toujours entraîné par Éric Girard, le club doit retrouver son homogéneité des saisons passées et «digérer» le départ pour Séville de Paul Fortier. Son remplaçant, l’intérieur italo-américain Jonathan Garavaglia, et Randolph Childress, le nouveau meneur américain (51 matches en NBA), tardent à trouver leurs marques. Rôle formateur Avec un budget de 23 MF, Cholet fait figure de parent pauvre à côté des clubs grecs, espagnols, italiens ou turcs, aux ressources de trois à quatre fois supérieures. D’ailleurs, si l’Euroligue est vécue comme une belle aventure, le championnat de France demeure prioritaire. Pour Jean-Michel Lambert, «il n’est pas question de sacrifier le championnat. Réussir un coup ne nous intéresse pas. Nous devons conserver un club sain et terminer dans les quatre ou cinq premiers pour jouer à nouveau une coupe européenne la saison prochaine». Une sagesse dictée par des impératifs économiques pour un club dont la formation a toujours été la marque de fabrique, avec pour fleurons Antoine Rigaudeau et Jim Bilba. «À Cholet, cet aspect est primordial. Dans l’effectif actuel, Aymeric Jeanneau, Olivier Bardet et David Gautier ont fait leurs classes chez nous», souligne Jean-Michel Lambert. Cette identité régionale contribue au succès populaire d’une équipe dont le rôle d’ambassadeur n’est pas le moindre pour une cité de 60 000 habitants. «Avant, Cholet était surtout réputé pour ses mouchoirs. Nous sommes devenus la véritable vitrine de la ville. Cholet-basket est connu dans l’Europe entière», se félicite Jean-Michel Lambert.
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