Espagne : Vallecano s'invite chez les grands(photo)
le 20 septembre 1999 à 00h00
À la surprise générale, le modeste Rayo Vallecano navigue en solitaire en tête du championnat d’Espagne de football devant deux géants, le Real Madrid et Barcelone, après une victoire 1-0 à Vigo contre le Celta, hier, lors de la quatrième journée. Avec quatre victoires en quatre matches, le Rayo, club d’un quartier populaire de Madrid, compte trois points d’avance sur le Barça, 2e, battu samedi 2-1 par le non moins modeste Alaves, désormais troisième. Le Real Madrid, cinquième après un petit match nul 1-1 samedi contre le Deportivo La Corogne, compte quatre points de retard sur son modeste voisin du Rayo. «Être leader est une anecdote. Nous n’allons pas pouvoir lutter pour une place en Ligue des champions», a reconnu, lucide, l’entraîneur du Rayo, Juande Ramos. Sans autre vedette que son gardien américain Kasey Keller, le Rayo Vallecano, qui doit son nom au quartier de Vallecas, s’est imposé grâce à un but de Bolo à la 65e minute sur une passe du Français Jean-François Hernandez, ex-joueur de Marseille. Le FC Barcelone, champion d’Espagne sortant, a encaissé sa première défaite de la saison 1-2 sur le terrain du modeste Alaves samedi. Après un premier but de Daniel Garcia Lara Dani sur une passe du jeune portugais Simao (22), Alaves est revenu au score quand Mauricio Astudillo a repris un ballon mal repoussé par le gardien néerlandais du Barça Ruud Hesp (43). Les Catalans ont offert sur un plateau le second but aux Basques de l’Alaves de Vitoria : Hesp a remis le ballon en jeu vers Sergi, qui ne s’en est pas rendu compte. Nan Ribera a exploité sans remords cette étourderie de la défense catalane (70). Le Real Madrid n’a profité qu’à moitié des mésaventures de son rival avec un match nul 1-1 sur son terrain contre le Deportivo La Corogne. Le Real a été mené à la marque pendant toute la seconde période après un but du Deportivo sur coup-franc marqué par le Brésilien Djalminha (47). L’entraîneur gallois du Real John Benjamin Toshack a prouvé qu’il entendait se servir pour l’instant du Français Nicolas Anelka, le plus gros transfert du football espagnol, comme d’un simple joker : il ne l’a fait entrer qu’à la 71e minute, à la place de Fernando Morientes. Malgré Anelka, malgré le Bosniaque Elvir Balic, qui faisait ses débuts en Liga samedi après une blessure, le Real a buté jusqu’à la 81e minute sur la défense galicienne. Donnant une leçon de réalisme à ses équipiers, l’enfant du pays Raul Gonzalez Blanco a forcé le destin en marquant le but égalisateur en déséquilibre, sur une passe de l’Anglais Steve McManaman. Enfin, le Betis Séville a battu Valence 1 à 0 alors que l’Espanyol Barcelone s’est imposé 2-1 devant Oviedo et Valladolid 4-2 face au promu Malaga.
À la surprise générale, le modeste Rayo Vallecano navigue en solitaire en tête du championnat d’Espagne de football devant deux géants, le Real Madrid et Barcelone, après une victoire 1-0 à Vigo contre le Celta, hier, lors de la quatrième journée. Avec quatre victoires en quatre matches, le Rayo, club d’un quartier populaire de Madrid, compte trois points d’avance sur le Barça, 2e, battu samedi 2-1 par le non moins modeste Alaves, désormais troisième. Le Real Madrid, cinquième après un petit match nul 1-1 samedi contre le Deportivo La Corogne, compte quatre points de retard sur son modeste voisin du Rayo. «Être leader est une anecdote. Nous n’allons pas pouvoir lutter pour une place en Ligue des champions», a reconnu, lucide, l’entraîneur du Rayo, Juande Ramos. Sans autre vedette que son gardien américain...
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