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Actualités - Chronologie

Afrique Zone franc : décélération accentuée de la croissance en 99

La décélération de la croissance, observée en 1998 dans les pays de la zone franc, devrait «s’accentuer» en 1999, estime le rapport annuel de la zone franc publié hier. Le recul de la croissance «pourrait s’accompagner d’une dégradation des équilibres financiers internes et externes de plusieurs pays de la zone», ajoute le rapport, publié à Paris par le secrétariat du Comité monétaire de la zone franc. «Les perspectives économiques et financières des pays de la zone franc apparaissent dans l’ensemble plus incertaines qu’en 1998, en dépit de l’amélioration de l’environnement international», souligne le rapport. En 1998, les pays de la zone franc ont connu une «croissance soutenue» mais en décélération. Elle a atteint 5,1 %, contre 5,5 % en 1997 pour les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et 4,3 % contre 5,5 % pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), indique-t-il. Du fait de la remontée des cours du pétrole depuis le début de l’année, l’Afrique de l’Ouest subirait un renchérissement de ses importations combiné à une baisse de ses recettes d’exportations en raison de la poursuite accentuée au 1er semestre 1999 de la dégradation des cours des matières premières (café, cacao, coton, arachide). En revanche, l’Afrique centrale bénéficierait d’un surcroît de recettes pétrolières, mais cette hausse ne sera pas suffisante à court terme pour éviter l’alourdissement du besoin de financement du Gabon et du Congo, estime le rapport. La détérioration des finances publiques, parfois liée à un manque de transparence dans la gestion des fonds publics, a conduit le Fonds monétaire international à mettre fin aux programmes d’ajustement structurels en vigueur, rappelle-t-il. Il souligne les «limites» des stratégies axées sur le rétablissement des équilibres macroéconomiques sous la surveillance des bailleurs de fonds et plaide pour «une surveillance multilatérale des politiques économiques». Il préconise aussi des réformes dites de «deuxième génération», appuyées notamment sur une association plus étroite du secteur privé à l’amélioration des infrastructures. Combinées à l’ajustement budgétaire, ces réformes permettraient une orientation des dépenses publiques vers les secteurs prioritaires, dont la santé et l’éducation. Quinze pays africains composent la zone franc : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo (regroupés dans l’UEMOA) ; Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad (regroupés dans la CEMAC) ; et les Comores, qui ne font partie d’aucune des deux unions.
La décélération de la croissance, observée en 1998 dans les pays de la zone franc, devrait «s’accentuer» en 1999, estime le rapport annuel de la zone franc publié hier. Le recul de la croissance «pourrait s’accompagner d’une dégradation des équilibres financiers internes et externes de plusieurs pays de la zone», ajoute le rapport, publié à Paris par le secrétariat du Comité monétaire de la zone franc. «Les perspectives économiques et financières des pays de la zone franc apparaissent dans l’ensemble plus incertaines qu’en 1998, en dépit de l’amélioration de l’environnement international», souligne le rapport. En 1998, les pays de la zone franc ont connu une «croissance soutenue» mais en décélération. Elle a atteint 5,1 %, contre 5,5 % en 1997 pour les pays de l’Union économique et monétaire...