Bagdad s'emporte contre un rapport du département d'Etat US
le 16 septembre 1999 à 00h00
Bagdad a estimé hier qu’un rapport américain accablant le président Saddam Hussein visait à maintenir les sanctions et préparer une nouvelle attaque, alors que les cinq Grands débattaient de l’Irak à Londres. M. Khaled al-Douri, président de la commission parlementaire des Relations arabes et internationales, a estimé que le rapport-réquisitoire du département d’État publié lundi «n’est qu’un amas de mensonges infondés et coïncide avec la réunion de Londres» des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. «Cette nouvelle campagne médiatique américaine, qui nous rappelle celle qui a précédé la guerre» du Golfe en 1991, «vise à imposer une nouvelle résolution de l’Onu contre l’Irak», a-t-il ajouté. «Le peuple irakien ne peut pas accepter le projet britannique ou tout autre projet qui ne mènerait pas à la levée de l’embargo et ils (les États-Unis) se dirigent ainsi vers une nouvelle agression sous prétexte que l’Irak ne respecte pas les résolutions internationales», a poursuivi M. Douri. Dans son rapport, Washington a intensifié ses attaques contre Saddam Hussein, accusé d’être un criminel de guerre, alors que son aviation mène depuis décembre des raids quasi quotidiens contre l’Irak. Le rapport a défendu le maintien des sanctions, estimant qu’elles «visent à empêcher le régime irakien d’accéder à des ressources qu’il pourrait utiliser pour reconstituer des armes de destruction massive». Le journal as-Saoura a estimé que les États-Unis vont tenter au cours de la réunion de Londres de «convaincre les autres pays d’accepter ce projet après des modifications de pure forme». «Ces mensonges et ces tromperies visent à semer le doute sur l’application par l’Irak de ses engagements en matière de désarmement et à faire croire ainsi que l’inspection des sites irakiens est toujours nécessaire», ajoute le journal, organe du parti Baas au pouvoir. Le journal Babel souligne de son côté que la publication du rapport du département d’État «intervient alors que l’atmosphère positive à la réunion de la Ligue arabe a montré qu’il y avait plus de compréhension à l’égard de la levée de l’embargo et des signes d’un rapprochement entre l’Irak et les pays du Golfe». Washington «exprime ainsi sa colère et son irritation face à la victoire diplomatique irakienne sur le plan arabe», ajoute Babel, dirigé par Oudaï, fils aîné du président irakien. Mardi soir, le sous-secrétaire irakien aux Affaires étrangères, Nizar Hamdoun, avait déjà estimé que «l’Administration américaine semble avoir perdu la tête en raison du rôle qu’a joué l’Irak lors des réunions de la Ligue arabe (..) en dépit des pressions américaines».
Bagdad a estimé hier qu’un rapport américain accablant le président Saddam Hussein visait à maintenir les sanctions et préparer une nouvelle attaque, alors que les cinq Grands débattaient de l’Irak à Londres. M. Khaled al-Douri, président de la commission parlementaire des Relations arabes et internationales, a estimé que le rapport-réquisitoire du département d’État publié lundi «n’est qu’un amas de mensonges infondés et coïncide avec la réunion de Londres» des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. «Cette nouvelle campagne médiatique américaine, qui nous rappelle celle qui a précédé la guerre» du Golfe en 1991, «vise à imposer une nouvelle résolution de l’Onu contre l’Irak», a-t-il ajouté. «Le peuple irakien ne peut pas accepter le projet britannique ou tout autre...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.