L’insuffisance des budgets consacrés à la prévention du sida en Afrique est un «scandale», a estimé le directeur exécutif de l’Onusida, Peter Piot, dans une interview publiée hier dans Le Monde. «En 1997, le montant de l’aide extérieure (pour la prévention du sida en Afrique) était d’environ 150 millions de dollars, quand les gouvernements africains y consacraient 15 millions de dollars. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un sandale», a déclaré M. Piot, en marge de la XIe conférence sur le sida en Afrique. «Cent cinquante millions de dollars, c’est le budget annuel d’un petit hôpital en France», a-t-il souligné. Le directeur exécutif de l’Onusida –programme commun des agences des Nations unies pour prévenir et guérir la pandémie – indique toutefois que ces budgets ont tendance à augmenter et qu’une somme de 100 millions de dollars supplémentaires va être consacrée à l’aide internationale par les États-Unis. Cela «traduit une prise de conscience nouvelle tant des responsables locaux que des décideurs internationaux face à la déstabilisation sociale que constitue l’épidémie du sida», a-t-il estimé. «Les actions de la communauté internationale restent insuffisantes, mais on ne peut se contenter d’attendre l’aide extérieure : la solution devra venir de l’intérieur des pays africains», selon M. Piot. Il estime d’autre part que le développement du dépistage permettrait d’étendre les bénéfices de la prévention. «Sur les quelque 20 millions d’Africains infectés par le VIH, probablement pas plus de 200 000 connaissent effectivement leur séropositivité», selon M. Piot.
L’insuffisance des budgets consacrés à la prévention du sida en Afrique est un «scandale», a estimé le directeur exécutif de l’Onusida, Peter Piot, dans une interview publiée hier dans Le Monde. «En 1997, le montant de l’aide extérieure (pour la prévention du sida en Afrique) était d’environ 150 millions de dollars, quand les gouvernements africains y consacraient 15 millions de dollars. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un sandale», a déclaré M. Piot, en marge de la XIe conférence sur le sida en Afrique. «Cent cinquante millions de dollars, c’est le budget annuel d’un petit hôpital en France», a-t-il souligné. Le directeur exécutif de l’Onusida –programme commun des agences des Nations unies pour prévenir et guérir la pandémie – indique toutefois que ces budgets ont tendance à augmenter...
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