Le président présentera demain son plan économique au Parlement
le 14 septembre 1999 à 00h00
Le président iranien Mohammad Khatami doit présenter mercredi au Parlement un plan économique quinquennal (2000-2005) qui sera le premier de son gouvernement depuis sa formation en 1997 et le troisième depuis la révolution islamique de 1979. Ce plan a été déjà approuvé en Conseil des ministres et doit maintenant obtenir un vote du Parlement (Majlis) après son examen par des commissions parlementaires, ont annoncé lundi les milieux officiels proches du gouvernement. Ce plan, qui est le premier du gouvernement du président Khatami depuis son arrivée au pouvoir en mai 1997, est très largement dépendant des revenus pétroliers, principales ressources de devises du pays. Ce plan prévoit également «la création de 750 000 emplois pour les jeunes et une croissance annuelle de 6 %», avait indiqué la semaine dernière Mohammad-Ali Najafi, vice-président et directeur de l’Organisation du plan et du budget. Selon des extraits de ce plan, publiés ces derniers jours par la presse, prévoit 112,5 milliards de dollars de recettes, dont 56 milliards de revenus des exportations pétrolières et 44 milliards de dollars de recettes de produits non pétroliers, et quelque 12 milliards de dollars «de prêts ou de crédits» à l’étranger. Ce plan quinquennal est le troisième depuis la fin de la guerre Iran-Irak (1980-88). L’Iran est confronté depuis plusieurs années à une grave crise économique qui a été accentuée par la chute de ses revenus pétroliers. Le pays est confronté depuis deux ans à la fois à une inflation galopante, officiellement à moins de 20 %, mais de l’avis des experts, à plus de 40 % dans certains secteurs. Le chômage, en particulier chez les jeunes, est une véritable crise nationale et une sérieuse source de préoccupation pour le régime. Selon des statistiques de l’Organisation du plan, le pays doit créer quelque 900 000 emplois par an pour faire face au chômage. Pour prévenir les éventuelles baisses des cours du brut, le gouvernement a fixé le prix du baril à 12,5 dollars. La chute des cours du pétrole – qui représente actuellement 85 % des rentrées de devises de l’Iran et la moitié des recettes budgétaires de l’État – a provoqué cette année un manque à gagner de 5 milliards de dollars. La chute des recettes pétrolières risque également de créer des difficultés pour le remboursement de la dette extérieure de l’État, estimée à quelque 13 milliards de dollars.
Le président iranien Mohammad Khatami doit présenter mercredi au Parlement un plan économique quinquennal (2000-2005) qui sera le premier de son gouvernement depuis sa formation en 1997 et le troisième depuis la révolution islamique de 1979. Ce plan a été déjà approuvé en Conseil des ministres et doit maintenant obtenir un vote du Parlement (Majlis) après son examen par des commissions parlementaires, ont annoncé lundi les milieux officiels proches du gouvernement. Ce plan, qui est le premier du gouvernement du président Khatami depuis son arrivée au pouvoir en mai 1997, est très largement dépendant des revenus pétroliers, principales ressources de devises du pays. Ce plan prévoit également «la création de 750 000 emplois pour les jeunes et une croissance annuelle de 6 %», avait indiqué la semaine dernière...
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