La livre libanaise est demeurée pratiquement recherchée à Beyrouth à des fins de placement en bons du Trésor, dans un marché calme et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). En effet, les offres du dollar devaient être absorbées par la BDL au bas de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 502,00 LL, comme le haut de cette fourchette à 1 514,00 LL, en l’absence d’autres contreparties valables à la demande. Dans ce contexte, le billet vert, qui a achevé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année, continuait à être pratiquement négocié à 1 502,00 LL pour le compte de la BDL, dans un volume d’affaires de quelque huit millions de dollars, à en croire les cambistes de la place. Repli du yen après des chiffres japonais décevants À l’étranger, le dollar a rebondi face au yen hier sur les marchés des changes internationaux, tout en évoluant dans une fourchette étroite contre les autres principales monnaies, suivant le mouvement de consolidation des marchés financiers américains au lendemain du long chômage du Labor Day. Le yen a souffert hier de la baisse en juillet, par rapport à juin, de 60 à 35,7 points de l’indicateur avancé de la conjoncture au Japon, censé préfigurer l’évolution de l’économie de l’Archipel dans les trois à six mois à venir. À la lumière de ces données, les économistes anticipent d’ores et déjà que les chiffres sur la croissance du Produit intérieur brut (PIB) japonais au deuxième trimestre, attendus demain, seront plus faibles que prévu (1,8 % contre 2 % au premier trimestre). L’accès de faiblesse du yen a permis au dollar de repasser brièvement au-dessus des 111 yens, mais le billet vert a fini par se replier sous ce seuil après la rechute de Wall Street. L’euro a de son côté été soutenu par les chiffres sur la croissance française qui s’est affichée à 0,6 % au deuxième trimestre après 0,4 % au premier, soit légèrement supérieure aux prévisions. En revanche, la monnaie unique européenne n’a pas souffert des données sur l’emploi en Allemagne où le nombre des chômeurs est resté au-dessus du seuil psychologique des 4 millions en août. Elle n’a pas été sensible, en outre, aux propos tenus hier par le nouveau président de la Bundesbank, Ernst Welteke, affirmant qu’il ne voyait pas de raison de modifier les taux d’intérêt dans la zone euro, à la veille de la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). La livre sterling, quant à elle, a continué à varier aussi dans des marges étroites face au dollar alors que la grande majorité des analystes prévoyait un nouveau maintien des taux d’intérêt britanniques à 5 % par la Banque d’Angleterre aujourd’hui, à l’issue de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire. Cela étant, et dans l’attente de nouvelles données économiques américaines, notamment sur les prix à la production et à la consommation aux États-Unis en août, devant paraître la semaine prochaine, le dollar s’est négocié à New York, sur un ton irrégulier, comme suit : – 1,0593 pour un euro contre 1,0585, la veille à Londres – 1,6065 pour un sterling contre 1,6075 – 1,8460 DM contre 1,8480 – 6,1925 FF contre 6,1975 – 1,5090 FS contre 1,5100 – 1 827,90 lires contre 1 829,25 – 110,90 yens contre 109,55 Irrégularité de la Bourse de Beyrouth Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a irrégulièrement fluctué hier dans les deux sens au gré de l’évolution contrastée de Solidere. Ainsi, après que les actions de la catégorie A de cette société eurent reculé de 7 1/2 à 7 1/4 dollars de même que celles de la Byblos Bank de 2 5/16 à 2 1/4 dollars, contrairement aux actions de la catégorie B de Solidere qui ont progressé de 7 1/2 à 7 7/8 dollars, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a très légèrement augmenté de 0,07 % à 76,30 points, alors que l’autre indice partiel LIBX des valeurs bancaires a diminué de 0,11 % à 179,84 points. Cela d’autant que le restant de la cote s’était maintenu en l’état. Pourtant, cette évolution s’est produite encore une fois dans un volume d’affaires très mince avec seulement 16.386 actions négociées d’une valeur globale de 228 775 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les autres places, Wall Street a été frappée d’hésitation hier, au lendemain d’un long week-end chômé aux États-Unis. Les opérateurs boursiers, qui tablaient après les chiffres de l’emploi américain sur un statu quo monétaire en l’absence de surchauffe économique, ont été surpris par la remontée du rendement de l’obligation du Trésor américain à 30 ans de 6,0140 % à 6,0630 %. Ce développement, en l’absence d’indications sur la conjoncture américaine, a tiré la cote vers le bas avant qu’une chasse aux bonnes affaires intervienne hier pour soutenir certaines valeurs de la technologie de pointe et des médias. En effet, et dans l’attente de nouvelles données sur l’inflation américaine et les ventes de détail aux États-Unis en août, la semaine prochaine, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a éprouvé hier beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction précise. Il a ainsi oscillé dans les deux sens entre un plus bas à 11 013,23 points et un plus haut à 11 104,10 points, avant d’afficher en préclôture 11 024,53 points, en baisse de 53,92 points sur vendredi dernier, et ce dans un marché très volatil. Les Bourses européennes se traînent, sauf Paris Les principales places européennes ont été boudées par les investisseurs mardi à l’exception de la Bourse de Paris qui a opéré un léger rebond après son repli de lundi. L’indice Cac 40 a terminé en hausse de 0,25 % à 4 679,93 points, alors que l’indice Dax des valeurs allemandes cédait 0,17 %, pour revenir à 5 391,36. Le FTSE 100 de Londres a perdu 1,04 %, autant que l’Ibex de la Bourse de Madrid. Le Mibtel italien a reculé de 0,6 %, la Bourse suisse de 0,17 %, les valeurs néerlandaises de 0,11 % et le Bel 20 belge de 0,46 %. L’indice Eurotop 300 pan-européen a abandonné 0,5 % et l’indice Eurostoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro 0,21 %. Les valeurs automobiles étaient sous les feux de la rampe à quelques jours de l’ouverture du salon de l’automobile de Francfort. «Les valeurs automobiles sont toujours en hausse avant le salon, non pas en raison de nouvelles recommandations des analystes mais des annonces de nouveaux modèles», a affirmé Ackim Matzke, analyste à la Commerzbank à Francfort. L’allemand BMW était en hausse de 2,6 %, tandis que son compatriote Volkswagen s’adjugeait près de 1 %. Le constructeur de voitures de sport Porsche affichait un gain de 3,6 % à la clôture après avoir gagné un temps jusqu’à près de 7 %, après le relèvement de l’objectif de cours des analystes de chez Lehman Brothers. Le français Renault progressait de 3,6 %. Le constructeur avait déclaré lundi soir qu’il annoncerait prochainement sa décision de rapprocher, ou non, sa filiale poids-lourds de celle de son allié japonais Nissan. Roche a gagné 0,5 %, après avoir déclaré que les négociations pour mettre un terme aux poursuites judiciaires civiles dans l’affaire de l’entente illicite sur le prix des vitamines aux États-Unis étaient en bonne voie. Le groupe suisse a toutefois refusé de se prononcer sur un calendrier. Les autres groupes européens concernés par cette affaire sont BASF et Rhône Poulenc. Le chimiste allemand a terminé sur une note stable tandis que son concurrent français cédait 0,6 %. À Amsterdam, Vendex KBB a vu son cours progresser de 1,3 %. Le groupe de distribution a annoncé une hausse de 83 % de son bénéfice net au premier semestre et prédit une poursuite de la croissance au second semestre. À Francfort, RWE AG a gagné 2,5 % à 42,19 euros après avoir confirmé ses prévisions optimistes de chiffre d’affaires jusqu’à l’horizon 2010. Selon le quotidien Die Welt, le groupe de services aux collectivités souhaite porter le chiffre d’affaires annuel de sa division énergie de 21 milliards de marks actuellement à 150 milliards de marks d’ici 2010. RWE a suscité également de l’intérêt en raison de la consolidation en cours dans le secteur des services publics avec le rapprochement attendu entre ses compatriotes Viag et Veba. Le groupe a d’ailleurs confirmé récemment son intérêt pour des acquisitions. Veba, de son côté, a terminé en hausse de 0,5 % à 60 euros, tandis que le cours de Viag reculait de 3,23 % à 21 euros. Toujous à Francfort, Linde AG a reculé de 1,3 % à 57 euros après l’annonce par le groupe d’ingéniérie de son intention de lancer une augmentation de capital comprise entre 2,5 et 3 milliards de marks pour financer l’acquisition du suédois AGA. À Paris, la BNP, affichait la plus forte hausse des valeurs du Cac 40 avec une avancée de 4,01 % à 76,50 euros. Un trader évoquait un rattrapage par rapport aux autres bancaires et des franchissements de seuils de résistance, en précisant que sa société de Bourse avait un objectif de 82-85 euros pour la valeur. Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en léger recul de 0,3 % mardi, les investisseurs encaissant de modestes bénéfices avant la publication très attendue jeudi des chiffres de la croissance au deuxième trimestre. L’indice Nikkei 225 a cédé 49,01 points pour finir à 17 707,50 points, reperdant les 126,52 points (+0,7 %) gagnés lundi. L’indice élargi Topix a également terminé à la baisse à 1 504,62 points, cédant 7,46 points. «Il n’y a pas eu de vendeurs ni d’acheteurs importants. Tout le monde semble attendre les chiffres du produit intérieur brut d’avril à juin qui seront rendus publics jeudi», a estimé Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities. Selon un panel d’économistes interrogés par l’AFP, l’économie japonaise s’est contractée de 0,2 % au second trimestre, après une hausse inattendue de 2 % au premier. Mais selon M. Mayuzumi, des indicateurs économiques récents, parmi lesquels la révision à la hausse, lundi, des bénéfices de cinq entreprises de sidérurgie, montreraient que le Japon est en train de sortir de la pire période de récession qu’il ait connue depuis la guerre. «L’économie s’améliore régulièrement» selon M. Mayuzumi. Certains investisseurs ont fait des bénéfices en particulier sur les actions des technologies de pointe et celles des entreprises exportatrices, d’autres sont restés en retrait dans l’attente de l’évolution des valeurs américaines après la journée fériée de lundi en raison de Labor Day. L’indice Nikkei 225 s’est maintenu nettement au-dessus du point de soutien inférieur à 17 500 points, dans un volume d’échange limité, selon les courtiers.
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