Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Russie Les groupes pétroliers font espérer une embellie de toute l'économie

Les sociétés pétrolières russes, grâce à la hausse des prix du brut sur le marché international et à la dévaluation du rouble, ont tiré vers le haut l’ensemble de l’économie nationale qui entrevoit une embellie pour 1999. La prochaine réunion de l’Opep, le 22 septembre à Vienne, est donc attendue avec anxiété, d’autant que la presse russe se plaît à brandir les risques d’une hausse de la production des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’une nouvelle baisse des prix sous les 19-20 dollars le baril. Loukoïl et Sourgoutneftegaz, première et troisième plus grosses capitalisations boursières de la place de Moscou, ont annoncé ces dernières semaines des résultats semestriels qui ont agréablement surpris les spécialistes du secteur. Seule Ioukos (18e en capitalisation) va à l’encontre du mouvement, le holding ayant annoncé lundi un bénéfice imposable exprimé en dollar en recul de 49 %. Loukoïl a enregistré pour sa part un bénéfice net de 360 millions de dollars, en forte hausse même si la société n’a pas donné de chiffres à paramètre comparable, et Sourgoutneftegaz un résultat net de 424 millions de dollars en hausse de 168 %. Durant la semaine dernière, les actions des deux compagnies ont gagné respectivement 3,6 % et 2,2 % à la Bourse de Moscou. En outre, la proportion du troc dans les ventes des compagnies pétrolières a nettement chuté, à 60 % pour Loukoïl (contre 90 % un an plus tôt) et à 2 % seulement pour Sourgoutneftegaz. «Si les membres de l’Opep décident de maintenir la production au niveau actuel, le prix du brut devrait rester autour de 19-21 dollars le baril. Sinon, il y a un risque de volatilité» dont pourrait souffrir l’économie russe, souligne un analyste de la société de courtage Renaissance capital. La hausse des prix internationaux a profité aux compagnies pétrolières –dont la marge bénéficiaire est estimée par certains spécialistes à environ 12 dollars par baril exporté – mais également aux autres industries du secteur, les prix du brut sur le marché intérieur russe ayant moins augmenté que celui des produits raffinés. C’est en fait l’ensemble de l’économie qui a été tirée vers le haut, relève une étude de la société financière United Financial Group (UFG), publiée en août, en raison notamment de la part de plus en plus importante des exportations dans la production nationale. La forte dévaluation du rouble depuis la crise d’août 1998 a entraîné une croissance du poids du commerce extérieur dans le produit industriel brut (PIB). D’après l’étude d’UFG, les exportations russes devraient représenter 40 % du PIB en 1999, contre 26,7 % en 1998 et 20,3 % en 97. La situation des marchés internationaux est donc cruciale non seulement pour le commerce extérieur du pays mais pour l’ensemble de l’économie et pour le marché pétrolier en particulier : les exportations de brut, produits pétroliers et gaz représentaient 38,6 % du total des exportations de la Russie. Elles devraient atteindre environ 45 % pour 1999, selon l’UFG. L’embellie de l’économie est déjà perceptible : le gouvernement a annoncé des recettes budgétaires supérieures de 80 milliards de roubles aux prévisions : l’excédent budgétaire (hors dette) du pays pourra donc s’établir à 2,2 % du PIB cette année et les objectifs de recettes fiscales du gouvernement sont, pour la première fois depuis des années, réalisables.
Les sociétés pétrolières russes, grâce à la hausse des prix du brut sur le marché international et à la dévaluation du rouble, ont tiré vers le haut l’ensemble de l’économie nationale qui entrevoit une embellie pour 1999. La prochaine réunion de l’Opep, le 22 septembre à Vienne, est donc attendue avec anxiété, d’autant que la presse russe se plaît à brandir les risques d’une hausse de la production des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’une nouvelle baisse des prix sous les 19-20 dollars le baril. Loukoïl et Sourgoutneftegaz, première et troisième plus grosses capitalisations boursières de la place de Moscou, ont annoncé ces dernières semaines des résultats semestriels qui ont agréablement surpris les spécialistes du secteur. Seule Ioukos (18e en capitalisation)...