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Actualités - Chronologie

Hommage à Al Pacino, l'homme en noir

C’est l’un des plus grands acteurs américains de sa génération et Deauville vient de lui rendre un hommage, le deuxième – après Maurice Jarre – de toute une série qui s’égrènera durant ce 25e festival du cinéma américain. Comme tant d’autres, Al Pacino a fait ses classes à l’Actor’s Studio de New York. «C’était vraiment un havre pour les acteurs et ce qui était merveilleux, c’est que c’était gratuit», s’est-il souvenu, lors d’une conférence de presse. «Tout le monde pouvait auditionner à l’Actor’s Studio et l’une des raisons pour laquelle il existe encore c’est qu’il n’essaye pas d’entrer en concurrence avec le monde commercial, il ne sort pas de son territoire», a-t-il ajouté. Avec Pierce Brosnan et Rene Russo, Al Pacino demeure la star qui s’est attirée le plus de succès sur les planches, et la tente dressée derrière le palais des Congrès pour le besoin des conférences de presse était bondée. Et étouffante étant donné la chaleur qui baigne Deauville depuis le week-end dernier. L’homme en noir (il est toujours habillé de noir, comme l’a fait remarquer un journaliste), se fait remarquer dès 1971 dans Panic at Needle Park, de Jerry Schatzberg, premier film à témoigner de la condition du drogué dans toute sa crudité et qui sera montré à Cannes. Un après-midi de chien, Le Parrain, Serpico en font une star dans les années 70. Les années 80 sont moins chargées mais il brille sur la scène. Parodie d’Oscar Après sept nominations, il reçoit finalement l’Oscar en 1992 pour Le temps d’un week-end. On l’a vu souvent ces dernières années dans des films tels que Heat, Donnie Brasco ou Looking for Richard qu’il a joués et mis en scène. Vis-à-vis de son Oscar, Pacino ne fait preuve d’aucune fausse pudeur. «C’est intéressant dans le sens que c’est une autre façon d’être reconnu dans son métier», a-t-il expliqué. «L’idée de gagner un Oscar était à ce point inimaginable pour moi que lorsque je l’ai eu pour de bon j’ai été incapable d’avoir la moindre réaction sur le moment», a-t-il poursuivi. «Mais vous avez vraiment le sentiment d’avoir accompli quelque chose parce qu’autour de vous, tout le monde réagit fortement à cette distinction». La conférence s’est ainsi poursuivie une heure durant et une journaliste russe a eu le grand plaisir de pouvoir embrasser Al Pacino (apparemment ce n’était pas la première fois), tandis qu’une équipe de télévision est venue remettre à l’enfant du Bronx une parodie d’Oscar. Mais cette intervention a suscité plus d’incompréhension, voire de réprobation qu’autre chose de la part de l’assistance. Interrogé sur le cinéma américain d’hier et d’aujourd’hui, Al Pacino n’a pas davantage versé dans la polémique. «À ma connaissance, je ne vois pas grande différence entre les scénarios que je reçois maintenant et ceux d’avant», a-t-il dit. «Mais disons que ma propre ligne de conduite tient aux personnages et à l’histoire et je pense que, parfois, je devrais être plus ouvert aux idées de cinéastes» qui sont plus expérimentaux. «Je suis plus porté à continuer à ma façon, qui est de rester orienté vers le personnage (...) mais j’admire vraiment ce qui se fait aujourd’hui», a-t-il conclu.
C’est l’un des plus grands acteurs américains de sa génération et Deauville vient de lui rendre un hommage, le deuxième – après Maurice Jarre – de toute une série qui s’égrènera durant ce 25e festival du cinéma américain. Comme tant d’autres, Al Pacino a fait ses classes à l’Actor’s Studio de New York. «C’était vraiment un havre pour les acteurs et ce qui était merveilleux, c’est que c’était gratuit», s’est-il souvenu, lors d’une conférence de presse. «Tout le monde pouvait auditionner à l’Actor’s Studio et l’une des raisons pour laquelle il existe encore c’est qu’il n’essaye pas d’entrer en concurrence avec le monde commercial, il ne sort pas de son territoire», a-t-il ajouté. Avec Pierce Brosnan et Rene Russo, Al Pacino demeure la star qui s’est attirée le plus de succès...