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Actualités - Chronologie

Tennis - US Open Hingis dans un fauteuil, Rafter abandonne(photos)

Martina Hingis, qui affirme avoir mis derrière elle les incidents de la finale de Roland Garros et du 1er tour perdu de Wimbledon, s’est qualifiée pour le troisième tour de l’US Open en battant en toute tranquillité la Française Sarah Pitkowski 6-1, 6-1, mercredi à Flushing Meadows. «Cela fait du bien de temps en temps des matches comme cela. On peut essayer des choses qu’on ne fait pas d’ordinaire», a souligné la numéro un mondiale, après un petit galop d’entraînement d’à peine 46 minutes contre la 34e joueuse du classement WTA. Commentaire de sa victime du jour à propos d’Hingis, qui aura encore la partie facile au prochain tour contre une joueuse venant des qualifications l’Allemande Sandra Kloesel (213e WTA) : «Jouer contre elle c’est comme jouer contre un ordinateur». La logique continue à être respectée dans le tableau féminin, où la petite Sud-Africaine Amanda Coetzer (n°6) reste la seule tête de série éliminée jusqu’à présent. La Belge Dominique Van Roost (n°13), au dépens de l’Italienne Rita Grande (6-3, 6-3), l’Espagnole Arantxa Sanchez (n°10), contre l’Australienne Nicole Pratt (6-2, 6-2), l’Autrichienne Barbara Schett (n°12), face à la Suédoise Asa Carlsson (6-4, 6-2), et la Française Amélie Mauresmo (n°15), avec quelques difficultés devant la Sud-Africaine Mariaan de Swardt au gabarit de déménageur (4-6, 6-1, 6-3), ont toutes passé le cap. Dans le tableau masculin, l’Allemand Tommy Haas (n°14), qui a avec Nicolas Kiefer (n°15) la lourde tâche de faire oublier les retraites de Michael Stich et Boris Becker, s’est débarrassé sans bavure du Suédois Thomas Enqvist, 19e joueur mondial, 6-2, 6-4, 7-6 (8/6) malgré un début de contracture à la cuisse dans la troisième manche. «Un bon match contre un joueur que tout le monde voulait éviter», a souligné l’Allemand. Haas a maintenant, pour son premier US Open comme tête de série, une belle carte à jouer dans une première partie de tableau décimée par les forfaits de Pete Sampras (n°1) et Mark Philippousis (n°11) et l’abandon mardi de Patrick Rafter (n°4) et avec le Russe Yevgueni Kafelnikov (n°3) et l’Américain Andre Agassi (n°2) destinés à éventuellement s’entrebattre dans le bas du tableau. «Manifestement maintenant, le tableau est ouvert, a-t-il souligné. Tout le monde a sa chance». Rafter abandonne face à Pioline L’US Open a perdu deux de ses principales vedettes masculines, Pete Sampras, l’homme aux 12 victoires en Grand Chelem, bouté dans la matinée hors championnat par une hernie discale, et l’Australien Patrick Rafter, tenant du titre depuis deux ans, victime dans la soirée du Français Cédric Pioline et d’une tendinite à l’épaule droite. La sortie sans combattre du numéro un mondial, celle du champion australien, qui a crânement défendu ses chances malgré la douleur, avant de sortir sous les sifflets d’une partie du public, placent le vainqueur de Roland Garros, André Agassi, en position de grand favori, et laisse grand ouvert le haut du tableau privé de ses deux principales têtes de série. Face au Français Cédric Pioline, 26e à l’ATP et ancien finaliste de l’US Open, Rafter, qui avait abandonné en pleine compétition à Indianapolis il y a deux semaines et renoncé au tournoi de Boston pour soigner une tendinite à l’épaule droite, partait un peu dans l’inconnu. Et ce que l’on craignait est arrivé. Après avoir dominé pendant deux manches remportées 6-4, 6-4 à raison d’un break par set, Rafter, qui se faisait soigner depuis le début de la seconde manche, commença à nouveau à souffrir de son épaule, et perdit toute efficacité au service. Pioline, qui jouait de mieux en mieux, en profita pour prendre la 3e manche 6-3, puis la 4e 7-5, et prit le service de Rafter dès l’attaque de la 5e. Devant l’inutilité de ses efforts, l’Australien renonçait alors, devenant ainsi le premier tenant du titre éliminé au premier tour de toute l’histoire de l’US Open. Une décision saluée par les huées d’une partie du public. «C’est vraiment triste. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ?», a demandé Rafter. «C’est vraiment décevant. Ces deux dernières années, j’avais été bien accueilli ici. Être sifflé ainsi, c’est sûr, ça fait mal». Son adversaire a désapprouvé ce mouvement d’humeur de spectateurs. «C’est pas correct de la part du public. S’il a abandonné, c’est qu’il ne pouvait pas faire autrement», a déclaré Pioline. Agassi ou Kafelnikov numéro un Rafter a retardé son retour en Australie pour subir une IRM (Imagerie à résonance magnétique) mercredi afin de disposer d’un diagnostic plus précis. Mais il n’exclut plus de devoir se faire opérer. «J’ai toujours refusé une intervention chirurgicale. Mais si l’IRM montre que c’est nécessaire, alors il faudra bien y passer». Avec le forfait de Sampras et l’abandon de Rafter, Agassi ou Kafelnikov, celui qui réussira le mieux à Flushing Meadows, succédera vraisemblablement à l’Américain en tête du classement mondial de l’ATP. Les évictions de Sampras et Rafter ont fait quelque peu passer au second plan l’élimination sans gloire du Britannique Tim Henman (n°6), victime en trois manches du 68e joueur mondial, l’Argentin Guillermo Canas, et celle de l’Espagnol Alex Corretja, qui s’est incliné en 5 manches devant le gaucher australien Wayne Arthurs. Côté dames, les favorites ont continué leur bonhomme de chemin avec les qualifications sans coup férir de l’Américaine Lindsay Davenport, tenante du titre et tête de série numéro 2, et de ses compatriotes Serena Williams (n°7), en ne cédant qu’un seul jeu au passage, et Monica Seles (n°4), qui en a, elle, concédé deux. Carton presqué plein pour les Françaises Les joueuses françaises, dont 9 sur 11 se retrouvent au deuxième tour de l’US Open, ont réalisé un carton presque plein. Alexia Dechaume, Nathalie Tauziat, Mary Pierce, Sandrine Testud, Julie Halard et Amélie Cocheteux ont rejoint mardi soir Sarah Pitkowski, qui s’inclina mercredi face à la numéro un mondial Martina Hingis en deux sets secs, Amélie Mauresmo, Anne Gaëlle Sidot qualifiées dès la première journée lundi. Seules sont restées en chemin Émilie Loit, victime lundi de la coriace américaine Lisa Raymond, et Nathalie Dechy, trahie par ses nerfs mardi contre la Tchèque Adriana Gersi, un joueuse sortie des qualifications. Avec neuf représentantes au deuxième tour, les Françaises font presque aussi bien à Flushing Meadows, pour l’instant du moins, que les Américaines qui comptent onze représentantes au deuxième tour. De toutes, c’est Julie Halard, qui connaît pourtant la meilleure année de sa carrière, qui a eu le plus à s’employer. Tête de série numéro 9, elle s’est trouvée entraînée dans l’aventure d’une troisième manche après avoir laissé filer un avantage de 4-0 dans la seconde manche face à l’ancienne championne junior de Flushing Meadows, la joueuse du Zimbabwe Cara Black. «Je me suis trop relâchée, a-t-elle concédée. Mais même alors ce n’était pas facile». Toutes les autres ont réussi à s’imposer en deux manches, la plus satisfaite étant sans doute Nathalie Tauziat (n°11) qui a donné la leçon 6-2, 6-2 à Alexandra Stevenson, grand espoir du tennis américain et demi-finaliste à Roland Garros. «J’ai encore beaucoup de choses à apprendre», a reconnu l’Américaine, qu’un contentieux oppose aux Françaises depuis un incident ayant opposé la mère de la joueuse à Sandrine Testud il y a un an à San Diego. Une Testud (n°14), qui a joué avec des anti-inflammatoires, pour se débarasser laborieusement de l’Allemande Marlene Weingartner. Dans le tableau masculin si Arnaud di Pasquale s’est incliné en quatre manches devant le qualifié suédois Fredrik Jonsson, Arnaud Clément s’est lui qualifié pour le second tour en se promenant contre Wayne, le plus faible des frères Black, 117e joueur mondial. Stéphane Huet enfin n’a rien à se reprocher après avoir tenu près de quatre heures sur le central Arthur Ashe de Flushing Meadows face au septième joueur mondial l’Américain Todd Martin. Celui-ci a été tout heureux de s’en sortir au jeu décisif de la cinquième manche après n’avoir pu concrétiser quatre occasions de conclure en trois sets secs contre un joueur passé par les qualifications et n’occupant que la 154e place au classement ATP.
Martina Hingis, qui affirme avoir mis derrière elle les incidents de la finale de Roland Garros et du 1er tour perdu de Wimbledon, s’est qualifiée pour le troisième tour de l’US Open en battant en toute tranquillité la Française Sarah Pitkowski 6-1, 6-1, mercredi à Flushing Meadows. «Cela fait du bien de temps en temps des matches comme cela. On peut essayer des choses qu’on ne fait pas d’ordinaire», a souligné la numéro un mondiale, après un petit galop d’entraînement d’à peine 46 minutes contre la 34e joueuse du classement WTA. Commentaire de sa victime du jour à propos d’Hingis, qui aura encore la partie facile au prochain tour contre une joueuse venant des qualifications l’Allemande Sandra Kloesel (213e WTA) : «Jouer contre elle c’est comme jouer contre un ordinateur». La logique continue à être...