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Actualités - Reportages

Qamar, Cendrillon libanaise (photo)

La famille d’une petite Libanaise de 6 ans, que son père sans le sou voulait vendre aux enchères, a retrouvé l’espoir depuis que la presse a annoncé le désir du roi Fahd d’Arabie séoudite d’assurer l’avenir de la fillette. C’est le quotidien arabe à capitaux séoudiens, «Asharq al-Awsat», qui a révélé cette affaire digne d’un conte des Mille et une nuits. Il y a quelques mois, Ali Ahmad Chibani, 55 ans, aveugle à la suite de l’explosion d’un engin piégé, avait annoncé dans une revue libanaise qu’il voulait vendre aux enchères sa petite Qamar (Lune), afin de la sortir de la misère et récupérer un petit pécule. L’information, reprise dans des médias séoudiens, avait ému le prince Fayçal, fils aîné du roi Fahd d’Arabie séoudite. Selon le quotidien Asharq al-Awsat, le prince, peu avant son décès samedi d’une crise cardiaque à l’âge de 54 ans, avait donné l’ordre d’entreprendre des démarches pour faire de Qamar sa pupille et s’occuper de son avenir. Le roi Fahd, 80 ans, encore sous le choc de la disparition de son fils, a immédiatement décidé, selon le journal, de «respecter les dernières volontés» du prince. Le père de la fille, Ali Ahmad Chibani, ne cache pas sa joie devant l’initiative du vieux souverain séoudien, qui «lui a rafraîchi le cœur». «Il y a maintenant un espoir pour sortir ma famille de la misère sans que je sois obligé de vendre ma benjamine», a-t-il déclaré à l’AFP. Le sort de cette famille a basculé il y a trois ans lorsque le père a heurté un engin piégé, présumé d’origine israélienne, dont l’explosion l’a rendu aveugle à 90 %. La famille s’est rapidement enfoncée dans la misère et ne parvient aujourd’hui à survivre que grâce aux maigres revenus du fils aîné, Lubnan, âgé d’une vingtaine d’années, qui a dû interrompre ses études universitaires et effectue des «petits boulots» et de la plus grande des deux autres filles, Arzé (18 ans), ainsi que des aides épisodiques des associations caritatives. À l’ambassade d’Arabie séoudite à Beyrouth, on fait preuve de prudence devant l’effervescence suscitée par cette affaire, en indiquant qu’«aucun ordre concret n’est encore venu» de la Cour. L’adoption est interdite par l’islam mais un «un homme de bien» peut «prendre en charge» un mineur dont il sera considéré comme le tuteur jusqu’à sa majorité, sans que l’enfant soit forcément séparé de sa famille. Réputé pour sa générosité, le prince Fayçal était surnommé le «prince des jeunes». La presse du Golfe a rappelé qu’outre le soutien financier qu’il accordait au sport dans le royaume séoudien, notamment «pour détourner les jeunes du fléau de la drogue», il prenait en charge l’hospitalisation de personnes gravement malades, notamment de nombreux enfants.
La famille d’une petite Libanaise de 6 ans, que son père sans le sou voulait vendre aux enchères, a retrouvé l’espoir depuis que la presse a annoncé le désir du roi Fahd d’Arabie séoudite d’assurer l’avenir de la fillette. C’est le quotidien arabe à capitaux séoudiens, «Asharq al-Awsat», qui a révélé cette affaire digne d’un conte des Mille et une nuits. Il y a quelques mois, Ali Ahmad Chibani, 55 ans, aveugle à la suite de l’explosion d’un engin piégé, avait annoncé dans une revue libanaise qu’il voulait vendre aux enchères sa petite Qamar (Lune), afin de la sortir de la misère et récupérer un petit pécule. L’information, reprise dans des médias séoudiens, avait ému le prince Fayçal, fils aîné du roi Fahd d’Arabie séoudite. Selon le quotidien Asharq al-Awsat, le prince, peu avant son...