Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar survendu dans de faibles volumes

L’activité s’est un peu contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth mais l’offre du dollar continuait à l’emporter de loin sur la demande. Pourtant, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 502,00 LL tout en le proposant à la vente à 1 514,00 LL, le billet vert devait se maintenir de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. De leur côté, les établissements de crédit ont été encore une fois amenés à céder le dollar à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention, en l’absence d’autres contreparties valables à la demande même à ce niveau, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé hier quelque huit millions de dollars en majorité absorbés par la BDL à 1 502,00 LL. Irrégularité du dollar À l’étranger, les marchés des changes internationaux ont accueilli avec prudence la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever d’un quart de point en pourcentage de ses taux d’intérêt servis sur les fonds fédéraux (Fed funds) à 5 1/4 % et de son taux d’escompte à 4 3/4 %. Ce relèvement, le second depuis celui décidé dans une même proportion le 30 juin dernier, n’a pas pour autant surpris les opérateurs, qui l’avaient largement anticipé, mais il les a frappés d’hésitation sur les intentions des autorités monétaires américaines d’ici la fin de l’année surtout après le relèvement du taux d’escompte qui n’a pas été envisagé. De ce fait, le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes devises. Ainsi, la monnaie unique européenne n’a pas pu préserver ses gains de la journée à la suite de la hausse de 0,3 % de la production industrielle dans la zone euro durant le deuxième trimestre par rapport au premier et de 0,7 % en juin 1999 par rapport à juin 1998. Il en est de même du yen qui, après avoir été indifférent aux mises en garde réitérées par le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, qui a indiqué que son ministère «surveillait très attentivement les marchés des changes», a dû payer son tribut à la hausse des taux américains privilégiant le dollar. En effet, la devise japonaise ne devait plus être recherchée comme auparavant, surtout après la décision de la Fed sur les taux d’intérêt américains. Par ailleurs, une des grandes tendances de la journée d’hier a été aussi le recul de la livre sterling, après les chiffres sur le commerce extérieur britannique en juin. A cet égard, les opérateurs ont été très déçus par la nette hausse du déficit de la balance des biens et services au Royaume-Uni de 1,473 milliard de livres en juin après 1,556 milliard en mai, en raison d’une augmentation des importations. Ce phénomène a été renforcé par la hausse des taux américains qui a davantage privilégié le dollar qui s’est négocié à New York sur un ton soutenu comme suit : – 1,0535 pour un euro contre 1,0505, la veille – 1,5940 pour un sterling contre 1,6025 – 1,8565 DM contre 1,8620 – 6,2265 FF contre 6,2450 – 1,5195 FS contre 1,5235 – 1 838,05 lires contre 1 843,30 – 111,15 yens contre 111,45. Bourse de Beyrouth : hausse de Solidere B Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été légèrement soutenue hier, par la hausse des actions B de Solidere de 7 1/4 à 7 3/8 dollars, dans un marché autrement stable et dépourvu d’activité sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,15 % à 75,56 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 179,84 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires toujours mince avec 29 732 actions d’une valeur globale de 163 008 dollars. Volatilité de Wall Street après la hausse des taux américains Quant à Wall Street, elle a irrégulièrement oscillé dans les deux sens hier avant et après la décision de la Fed de relever ses taux directeurs d’un quart de point en pourcentage à 5 1/4 % et à 4 3/4 %. Mais, il n’en demeure pas mois que le marché devait être frappé d’indécision devant l’attitude neutre de la Fed sur ses intentions pour l’avenir en matière de politique monétaire. Pourtant, les opérateurs boursiers paraissaient un peu rassurés par les commentaires de la Fed au sujet des marchés financiers fonctionnant plus normalement avec la persistance d’une forte demande intérieure et la poursuite d’une expansion économique non inflationniste… Les marchés qui avaient parié sur une remontée du seul taux interbancaire de la Fed, ils n’ont pas pu facilement digérer hier la double hausse des taux directeurs américains, bien que le taux d’escompte soit plutôt symbolique car il est appliqué seulement aux prêts de la Fed aux banques et aux établissements financiers. C’est ainsi qu’après avoir abandonné près de 60 points juste après l’annonce de la double hausse des taux américains, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est parvenu ensuite à remonter la pente pour redescendre en jouant aux montagnes russes, d’un plus bas à 11 194,01 points à un plus haut à 11 356,93 points, pour afficher en préclôture 11 264,30 points, en baisse de 35,46 points sur la veille. Les Bourses européennes divergent avant la hausse des taux américains Les principales places européennes avaient terminé sur des notes divergentes avant la décision du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt aux États-Unis. La plupart des intervenants tablaient sur une hausse de 25 points de base de l’objectif des fonds fédéraux (taux d’intérêt à court terme), qui devraient ainsi se situer à 5 %, mais certains redoutaient que cette décision ne soit accompagnée de commentaires décevants sur l’orientation future des taux d’intérêt américains. La Bourse de Paris a terminé confiante avec une avancée de 1,18 % de l’indice CAC 40, tandis que les valeurs britanniques mesurées à l’aune de l’indice FTSE 100 s’effritaient de 0,1 %. L’indice Dax affichait une légère hausse (+0,4 %), de même que la Bourse d’Amsterdam (+0,20 %) et que le Mibtel milanais (+0,4 %). Le Bel 20 belge perdait 0,7 % et le marché suisse 0,6 %. La Bourse de Madrid a terminé en fanfarre sur un gain de 1,4 %. Les indices multipays étaient bien orientés avec un gain de 0,77 % de l’indice Eurostoxx 50 des principales valeurs de la zone euro et de 0,2 % de l’indice FTSE Europ 300, pan européen. Les banques françaises étaient sous les feux de la rampe avec un bond de plus de 4 % de la BNP, de 5,9 % de Paribas et de 2,2 % de la Société générale. Les trois banques ont bénéficié d’achats spéculatifs alors que l’organisme de régulation des banques, le comité des établissements de crédit (CECEI), s’est réuni hier soir pour entendre les présidents de la BNP et de la Société générale. Le CECEI peut autoriser la BNP à conserver la participation de 37,15 % du capital de la Société générale obtenue à l’issue de son OPE ou lui ordonner de ne pas lever les titres Société générale qui lui ont été apportés, option qui pourrait être suivie d’une nouvelle offre de la BNP ou par l’entrée en lice d’un établissement étranger. Les professionnels interrogés ont souligné par ailleurs que la BNP bénéficie très certainement d’achats de la part de gérants indiciels alors que sa pondération va très sensiblement s’accroître – de 2,33 % actuellement à un plus de 4 % environ – en raison de l’assimilation à compter de jeudi des actions nouvelles émises pour payer les actionnaires de Paribas. À Francfort, la Deutsche Bank a cédé 0,7 % sur des prises de bénéfices, après ses gains récents sur des anticipations de regroupement de ses activités pour la clientèle de particuliers avec celles de Dresdner Bank. Cette dernière a perdu 1,33 %. Aux banques suisses, l’UBS accusait un retrait de 3,5 %, après la publication de résultats semestriels moins bons que prévu. Le bénéfice net semestriel de la banque a progressé de 13 % à 3,962 milliards de francs suisses. En revanche, sa concurente CS Group gagnait 0,5 %. Aux assurances, l’assureur italien Assicurazioni Generali affichait un gain de 5,1 %, sur des rumeurs de prises de contrôle par son concurrent français Axa. Le numéro un français de l’assurance a terminé en hausse de plus de 2 %. À Francfort, les anticipations de concentration dans le secteur des services publics ont profité à RWE et à Veba, alors qu’au contraire Viag, à qui l’on prête des discussions avec Veba en vue d’une fusion, a reculé de 0,75 %. RWE a gagné 3,8 % et Veba 1,4 %. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,76 % mardi, à la suite de prises de bénéfices motivées par une forte progression du marché après l’annonce en fin de semaine passée d’une méga-alliance entre trois grandes banques japonaises. L’indice Nikkei 225 a cédé 138,14 points à 18 095, 41. «La prudence prévaut après les récentes hausses», a indiqué Kazunori Jinnai, opérateur à Daiwa Securities. Les investisseurs «ont réalisé leurs prises de bénéfices et se sentent en sécurité maintenant», quelle que soit la décision que prendra la Fed sur les taux, a-t-il ajouté. L’indice Topix a perdu 11,65 points à 1 507,07. Le volume des transactions s’est élevé à 933 millions d’actions changeant de mains contre 965,6 millions lundi. Les prises de bénéfices ont érodé les gains enregistrés par les valeurs bancaires consécutifs à l’annonce de la fusion de trois banques pour constituer le plus grand groupe bancaire mondial. Ce nouveau groupe réunira Fuji Bank, Dai-Ichi Kangyo Bank et Industrial Bank of Japan Ltd. – soit, à elles trois, 1 300 milliards de dollars d’actifs –. DKB a terminé à 1 250 yens, en hausse de 41 yens, soit 3,4 % tandis que IBJ gagnait 16 yens, soit 1,3 %, à 1 300 yens. Fuji a perdu 23 yens, soit 1,9 % à 1 220 yens. La Bourse avait gagné du terrain dans la matinée, soutenue par les résultats record à Wall Street la veille.
L’activité s’est un peu contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth mais l’offre du dollar continuait à l’emporter de loin sur la demande. Pourtant, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à l’acheter à 1 502,00 LL tout en le proposant à la vente à 1 514,00 LL, le billet vert devait se maintenir de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. De leur côté, les établissements de crédit ont été encore une fois amenés à céder le dollar à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention, en l’absence d’autres contreparties valables à la demande même à ce niveau, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas...