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Actualités - Chronologie

20 km marche Ilya Markov surprend tout le monde(Photo)

Lui, l’homme venu du froid russe, a parfaitement supporté la chaleur sévillane pour damer le pion des spécialistes des pays chauds que sont ses dauphins, l’Équatorien Jefferson Perez et le Mexicain Daniel Garcia, et coiffer samedi la couronne mondiale des 20 km marche. Le soldat au «visage pâle et creusé» expliquait d’ailleurs qu’il n’avait pas recherché la chaleur pour se préparer en vue de la fournaise andalouse, là où le baromètre marquait encore 35 degrés lorsque fut donné le départ de l’épreuve. «C’est faux de penser qu’il faut se préparer dans le chaud pour préparer un événement prévu dans une région très chaude car on ne peut atteindre le meilleur de sa forme», affirmait-il. Il a donc préféré rester dans des conditions climatiques plus tempérées comme celles qu’offre Kaliningrad, ville située dans la région de la Baltique. Comme il l’avait fait l’an dernier avant de conquérir le titre européen à Budapest. À 27 ans, Markov a enfin obtenu une consécration universelle qui lui semblait promise après avoir consécutivement remporté les titres mondial (1990) et européen (1991) chez les juniors. C’était même un jour de revanche puisqu’il devançait Perez, l’homme qui l’avait battu aux Jeux d’Atlanta en 1996, et Garcia, le vainqueur des Mondiaux de 1997 à Athènes où le Russe avait été disqualifié. À Séville, Markov s’est appliqué techniquement pour éviter ces trois avertissements synonymes d’éviction de la course. Il n’y a même pas prêté attention tant il était concentré sur sa technique. Tout en s’appliquant, il a accéléré à partir du 16e km, «comme c’était prévu dans mon plan», pour s’envoler vers une entrée triomphale dans le stade olympique de Séville. Avec au bout un premier titre des derniers Mondiaux du millénaire qui lui faisait certainement chaud au cœur.
Lui, l’homme venu du froid russe, a parfaitement supporté la chaleur sévillane pour damer le pion des spécialistes des pays chauds que sont ses dauphins, l’Équatorien Jefferson Perez et le Mexicain Daniel Garcia, et coiffer samedi la couronne mondiale des 20 km marche. Le soldat au «visage pâle et creusé» expliquait d’ailleurs qu’il n’avait pas recherché la chaleur pour se préparer en vue de la fournaise andalouse, là où le baromètre marquait encore 35 degrés lorsque fut donné le départ de l’épreuve. «C’est faux de penser qu’il faut se préparer dans le chaud pour préparer un événement prévu dans une région très chaude car on ne peut atteindre le meilleur de sa forme», affirmait-il. Il a donc préféré rester dans des conditions climatiques plus tempérées comme celles qu’offre Kaliningrad,...