Finances Les marchés redécouvrent une dose de stabilité, estime la BRI
le 24 août 1999 à 00h00
La stabilité est dans une certaine mesure restaurée sur les marchés financiers internationaux au cours du deuxième trimestre 1999, estime la Banque des règlements internationaux (BRI), dans son rapport trimestriel. Le rapport souligne que l’écart entre les crédits demandés et la liquidité disponible est revenu au niveau d’avant la crise financière internationale, débutée en 1997. Toutefois, malgré le fait que la crise brésilienne a été contenue rapidement, la prudence a continué de prévaloir dans la communauté financière, souligne la BRI. Les marchés obligataires ont assisté à un découplage inattendu entre les taux à long terme européens et américains, constate la Banque. Ainsi l’écart entre les rendements à dix ans des deux côtés de l’Atlantique s’est élargi en juin à près de 1,50 point. Alors qu’aux États-Unis des signes de tensions inflationnistes et un biais haussier de la Réserve fédérale américaine ont poussé fortement à la hausse les taux à long terme, en Europe, une croissance plus atone et la perspective d’une détente monétaire dans la zone euro ont atténué la hausse des rendements obligataires. La hausse des taux à long terme n’a refroidi que provisoirement les marchés d’actions qui ont terminé le trimestre sur une nette reprise. Sur les marchés des changes, les positions de couvertures reflétaient une inquiétude légère mais persistante de voir le yen s’apprécier fortement face au dollar, alors que le net repli de l’euro ne semblait pas susciter de crainte, souligne la BRI. Après l’annonce d’interventions de banques centrales en faveur du yen à la mi-juin, les opérateurs ont cru que les pressions à la hausse sur le yen allaient se poursuivre. Dans le même temps, les monnaies asiatiques ont retrouvé une stabilité sur fond de reprise économique dans cette zone. Le deuxième trimestre a été aussi marqué par des émissions records d’actions et d’obligations qui ont alimenté significativement les flux financiers. Compte tenu de la tension sur les marchés obligataires, l’activité a été soutenue grâce notamment aux opérations de fusions-acquisitions en cours, au développement des marchés européens et au retour des signatures des marchés émergents. La perspective de hausse des taux à long terme a conduit partiellement les investisseurs à se tourner vers des papiers à taux variables. Le dollar est resté la principale devise des émissions, mais il a continué de perdre du terrain face à l’euro. La vague de restructurations de sociétés a occasionné un rebond des prêts syndiqués (273 milliards de dollars en hausse de 62 % sur le trimestre précédent). Sur les marchés dérivés, l’activité n’a progressé que légèrement au second trimestre, mais les services de transactions sur l’Internet ont commencé à avoir un impact significatif sur l’activité.
La stabilité est dans une certaine mesure restaurée sur les marchés financiers internationaux au cours du deuxième trimestre 1999, estime la Banque des règlements internationaux (BRI), dans son rapport trimestriel. Le rapport souligne que l’écart entre les crédits demandés et la liquidité disponible est revenu au niveau d’avant la crise financière internationale, débutée en 1997. Toutefois, malgré le fait que la crise brésilienne a été contenue rapidement, la prudence a continué de prévaloir dans la communauté financière, souligne la BRI. Les marchés obligataires ont assisté à un découplage inattendu entre les taux à long terme européens et américains, constate la Banque. Ainsi l’écart entre les rendements à dix ans des deux côtés de l’Atlantique s’est élargi en juin à près de 1,50 point. Alors...
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