Le forfait de la sprinteuse jamaïcaine Merlene Ottey, suite à un contrôle positif effectué le mois dernier à Lucerne (Suisse), a fait l’effet d’une bombe, mercredi à Séville, à trois jours du lancement des 7es championnats du monde d’athlétisme. «Ce fut un choc», a déclaré Istvan Gyulai, secrétaire général de la Fédération internationale (IAAF), en confirmant qu’il avait «appris la nouvelle, deux jours plus tôt, d’un responsable du dopage». Quelques heures plus tôt, un communiqué du manager d’Ottey avait annoncé le forfait de la championne, décision prise après «qu’un contact téléphonique avec un représentant de l’IAAF ait indiqué que l’échantillon A du contrôle effectué à Lucerne aurait dévoilé la présence de nandrolone», un anabolisant. «J’ai immédiatement laissé un message téléphonique à Merlene Ottey puis j’ai reçu un appel de son manager et lui ait expliqué la situation en lui demandant d’agir vite», a précisé Istvan Gyulai qui fait confiance à la procédure à suivre. À 39 ans, Merlene Ottey, recordwoman des médailles (14, dont 2 d’or), qui envisageait de disputer le 100 m et le relais 4x100 m pour ses 7es Mondiaux consécutifs, a préféré renoncer au voyage à Séville même si elle «n’a reçu aucune information détaillée du contrôle», explique le communiqué de son manager, Daniel Zimmermann. État de choc «C’est l’expérience la plus difficile et la plus éprouvante émotionnellement», déclare Ottey dans le communiqué. «J’ai toujours défendu la justice dans le sport et me suis ardemment opposée à l’utilisation de toute substance interdite. Je dois à ma famille, à mon pays, à mon sport adoré et à mes fans du monde entier de prouver qu’il s’agit d’une terrible erreur, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour rétablir la vérité et prouver mon innocence». «Elle est en état de choc et nous essayons de lui trouver les meilleurs conseillers juridiques pour rétablir la vérité», a affirmé Zimmermann, joint au téléphone en Suisse, refusant de localiser sa «protégée». Le manager a rappelé que la Jamaïcaine avait subi un contrôle inopiné, le 12 mai à Ljubliana, et un autre, le 30 juillet à Stockholm, deux tests qui s’étaient révélés négatifs. Elle envisage de subir un contrôle volontaire, sous la supervision de la Fédération jamaïcaine, dès que possible, et d’en rendre public le résultat. «Merlène est une icône en Jamaïque, a déclaré Herb Elliot, médecin jamaïcain présent au congrès de l’IAAF, refusant tout commentaire sur la nouvelle «tant que la procédure de l’IAAF ne sera pas complète. Il faut attendre que les faits scientifiques sortent», a-t-il dit. «Elle nous a parfaitement représentés, de l’âge de 17 ans jusqu’à nos jours. Je la connais personnellement depuis ses 17 ans», a-t-il ajouté, référence aux quelque 20 ans de carrière d’Ottey au plus haut niveau, depuis les Jeux de Moscou en 1980.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le forfait de la sprinteuse jamaïcaine Merlene Ottey, suite à un contrôle positif effectué le mois dernier à Lucerne (Suisse), a fait l’effet d’une bombe, mercredi à Séville, à trois jours du lancement des 7es championnats du monde d’athlétisme. «Ce fut un choc», a déclaré Istvan Gyulai, secrétaire général de la Fédération internationale (IAAF), en confirmant qu’il avait «appris la nouvelle, deux jours plus tôt, d’un responsable du dopage». Quelques heures plus tôt, un communiqué du manager d’Ottey avait annoncé le forfait de la championne, décision prise après «qu’un contact téléphonique avec un représentant de l’IAAF ait indiqué que l’échantillon A du contrôle effectué à Lucerne aurait dévoilé la présence de nandrolone», un anabolisant. «J’ai immédiatement laissé un message...