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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stable et très calme

Le dollar est resté confiné dans des marges très étroites encore hier, à Beyrouth, se négociant au bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenu à 1 502,00 LL, alors que le haut de cette fourchette continuait à être fixé à 1 514,00 LL En effet, il a dû clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année, dans un marché dépourvu d’animation. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été pourtant amenés à céder le dollar à la BDL à 1 502,00 LL en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat en dehors d’elle, a-t-on appris de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL Forte hausse du yen À l’étranger, le yen a progressé fortement hier sur les marchés des changes internationaux, le dollar passant pour la première fois depuis le début de l’année sous le seuil des 112 yens et l’euro descendant sous les 118 yens pour la première fois depuis son lancement. Selon les cambistes, le yen a été soutenu par la reprise des marchés financiers japonais, l’amélioration des perspectives de l’économie nippone dont la croissance pourrait atteindre 5 % l’en 2000, et des déclarations attribuées à des hauts responsables japonais n’excluant pas une baisse du dollar jusqu’à 110 yens. De fait, le niveau des 114 yens a été testé hier matin puis a été franchi sans problèmes, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. Et d’ajouter qu’il y a eu ensuite des effets d’entraînement pour tester des niveaux de plus en plus bas avec un dollar à 111,66 yens par moments. Le marché a été également de plus en plus convaincu que la Banque du Japon n’interviendra pas pour freiner l’appréciation du yen, après plusieurs déclarations de responsables japonais, dont le gouverneur de l’institut d’émission japonais, Masaru Hayami. Et même si la Banque du Japon intervenait, cela n’aurait que des effets à court terme. Certes, la seule chose qui pourrait inverser la tendance actuelle serait une intervention de la Réserve fédérale américaine (Fed), ce qui semble encore assez peu probable. Quant à l’euro, il s’est repris face au dollar après le rapport d’août de la Banque centrale européenne (BCE) selon lequel la reprise économique est en marche dans la zone euro dans un climat de prix toujours clément. Cela d’autant que le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, faisait savoir hier dans une déclaration à un périodique allemand qu’il entrevoit les premiers signes d’une reprise économique en Europe et que cela devrait aider l’euro à se raffermir, estimant aussi qu’il n’y a aucun danger d’inflation et que celle-ci a de grandes chances de demeurer inférieure à 2 % en l’an 2000. De son côté, la livre sterling a été légèrement affectée par la hausse moins forte que prévu des ventes de détail au Royaume-Uni le mois dernier (+0,1 % au lieu de +0,5 % attendu) ainsi que par les minutes de la réunion du 5 août du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre montrant une unanimité pour maintenir les taux britanniques à 5 %. C’est dans ce contexte, que le dollar s’est négocié sur un ton mitigé, à New York, comme suit : – 1,0526 pour un euro contre 1,0510, la veille – 1,6017 pour un sterling contre 1,6045 – 1,8580 DM contre 1,8610 – 6,2315 FF contre 6,2420 – 1,5197 FS contre 1,5230 – 1 839,46 lires contre 1 842,50 – 112,14 yens contre 114,05. Bourse de Beyrouth : en légère reprise grâce à Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est un peu ressaisie hier, après plusieurs journées de stabilité, grâce à la hausse des actions A de Solidere de 7 à 7 1/4 dollars dans une proportion plus grande que la baisse des actions des Ciments libanais de 20/32 à 19/32 dollar, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,25 % à 75,73 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 179,84 points. Pourtant, ce mouvement s’est produit encore une fois dans un marché étale avec seulement 29 829 actions échangées d’une valeur globale de 87 723 dollars. Wall Street : marché déprimé par les prises de bénéfices À Wall Street, les valeurs industrielles ont été plus sous pression que celles de la haute technologie et de l’Internet et les prises de bénéfices ont finalement pesé sur la tendance hier après cinq séances positives. De plus, la forte baisse du dollar face au yen a également contribué au mouvement de vente à la fois sur le marché des actions mais aussi sur le marché obligataire. Les investisseurs ont en effet tendance à acheter du yen pour replacer leurs avoirs sur des actifs japonais. Cela d’autant que la grande société de courtage ING Barings affirmait hier que l’économie nippone est entrée dans une phase de reprise cyclique qui pourrait porter son taux de croissance à un record de 5 % l’année prochaine. Ainsi, après la détente sur les taux observée depuis vendredi dernier aux États-Unis, avec l’assurance des marchés que l’inflation n’est peut-être pas aussi vive que ce que craignaient les économistes, le marché obligataire américain s’est replié hier et, évoluant en sens inverse, les rendements se raffermissaient à 6,0320  % contre 6,0090 % la veille. Parmi les principales valeurs, la chimie et la pharmacie étaient en baisse, de même que les bancaires et la grande majorité des pétrolières. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fléchir d’un plus haut à 11 110,92 points à un plus bas 11 013,23 points, avant d’afficher en préclôture 11 039,23 points, en baisse de 77,85 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes avec les banques Les marchés boursiers européens ont régressé modérement en fin de journée affectés par la hausse de Wall Street ainsi que par la progression des rendements obligataires. L’indice Euro Stoxx 50 gagnait 0,13 % seulement, la Bourse de Paris perdait 0,01 %, celle de Francfort perdait 0,50 %, alors que Londres avançait de 0,57 %. Les valeurs bancaires et des services financers sensibles aux taux d’intérêt ont tiré les marchés vers le bas. «Le mouvement de suivi sur Wall Street a été décevant. Quelques informations de sociétés le sont tout autant et l’on estime toujours qu’il est très probable que la Réserve fédérale (américaine) relèvera les taux», a commencé George Hodgson, de ABN Amro. Nombre d’analystes prévoient que cette mesure interviendra dès la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de mardi prochain. Dans son rapport mensuel publié la veille, la Banque centrale européenne (BCE) a estimé que l’accélération de l’activité économique dans la zone euro se confirme au second semestre, sans pour autant s’accompagner de pressions inflationnistes. Les valeurs pharmaceutiques et des télécommunications se tiennent également bien, alors que celles de la chimie et des industries de base faiblissent. Pour leur part, les valeurs bancaires bénéficient de la spéculation persistante sur d’éventuelles fusions dans le secteur. Dresdner Bank a abandonné 0,50 %. Selon une lettre d’information, la banque n’exclurait pas une fusion avec le numéro un du secteur Deutsche Bank. Les deux banques ont déclaré que l’information ne contenait «rien de nouveau». À Paris, TotalFina a cédé 0,70 %, alors qu’Elf s’est adjugé 0,50 %, en dépit de la décision de la Cour d’appel de Paris de ne pas ordonner la suspension d’exécution de la décision du Conseil des marchés financiers jugeant recevable l’offre publique d’échange de TotalFina sur sa concurrente. Cet arrêt favorable à TotalFina était largement attendu. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse mercredi pour la huitième séance consécutive, progressant de 0,18 %, mais le marché a été freiné par la montée du yen face au dollar qui a effacé une partie des gains accumulés en début de séance. L’indice Nikkei 225 a gagné 32,17 pts à 17 892,26, profitant notamment de l’annonce par une grande banque d’affaires américaine de l’intégration à son indice mondial de toute une série de titres japonais. L’indice élargi Topix a terminé en hausse de 4,29 points à 1 478,43 points. Les échanges ont porté sur 494 millions d’actions contre 387 millions mardi. Les investisseurs ont été très actifs sur le marché dès les premières heures de cotation, encouragés par la hausse de Wall Street mardi. Le Dow Jones avait clôturé en hausse de 0,6 % et le Nasdaq de 1 %. «Dans la matinée, le Nikkei s’est affiché à la hausse, grâce à des gains importants à Wall Street, mardi», a expliqué Tatsuo Kurokawa de Nomura Securities. Les investisseurs se sont également portés sur les titres qui viennent d’être intégrés dans l’indice Morgan Stanley Capital International (MSCI). Des titres comme Softbank, un des plus importants investisseurs sur l’Internet, et le fabricant de jeux vidéos Nintendo sont montés en flèche. Softbank a bondi de 2 020 yens (-6,9 %), à 31 300 yens, et Nintendo a gagné 1 470 yens (+9 %), à 17 870 yens. En revanche, l’action du métallurgiste NKK, retirée de l’indice MSCI, a perdu 8 yens (-7,9 %) à 93 yens. Cependant la hausse du yen, à son plus haut niveau depuis 6 mois face au dollar, a rapidement inversé la tendance sur les valeurs exportatrices vedettes. «Les investisseurs ont acheté des valeurs haute technologie et des valeurs vedettes dans la matinée mais les ont rapidement revendues en raison du niveau du yen», a estimé Kazue Mayuzumi.
Le dollar est resté confiné dans des marges très étroites encore hier, à Beyrouth, se négociant au bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenu à 1 502,00 LL, alors que le haut de cette fourchette continuait à être fixé à 1 514,00 LL En effet, il a dû clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année, dans un marché dépourvu d’animation. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été pourtant amenés à céder le dollar à la BDL à 1 502,00 LL en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat en dehors d’elle, a-t-on appris de sources cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL ...