Le dollar a débuté la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché «vendeur» et en quête de livre libanaise à des fins de placements en bons du Trésor. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut portée «acheteur» des excès d’offres en cette monnaie à 1 502,00 LL tout en se déclarant prête à la céder à 1 514,00 LL, elle a dû achever la journée à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier effectivement le billet vert au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors de celle-ci en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat. Il a été, en effet, traité de l’ouverture à la clôture entre 1 502,00 et 1 502,05 LL, dans un volume d’affaires relativement étoffé, dépassant 13 millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. À l’étranger, le dollar a été orienté à la baisse face au yen hier sur les marchés des changes internationaux, mais il a évolué dans des fourchettes très étroites face à l’euro, en l’absence de facteurs nouveaux. La journée est restée très calme, alors que les opérateurs attendaient toujours la publication, aujourd’hui, de l’indice des prix à la consommation en juillet aux États-Unis. Les économistes tablent sur une progression de 0,3 % de cet indice, alors que la progression de celui des prix à la production était ressortie en dessous des attentes, vendredi dernier, faisant planer des doutes sur un éventuel resserrement de la politique monétaire américaine à la fin août, déjà prise en compte par les marchés. Le yen a été ferme grâce à la hausse des marchés financiers japonais ainsi qu’à la révision en hausse de la production industrielle au Japon en juin, à 3,2 % par rapport à mai au lieu des 3,00 % initialement estimés fin juillet. L’euro, repassé depuis vendredi sous 1,06 dollar, a évolué hier dans des marges étroites face aux principales devises, faute de nouvelles majeures en provenance de la zone euro à quelques jours de la parution du baromètre IFO sur le climat des affaires en Allemagne en juillet, attendu après-demain. Mais il n’en demeure pas moins que la monnaie unique européenne a été un peu soutenue, hier, par des déclarations au Welt am Sonntag de Tommaso Padoa-Schioppa, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), selon lequel il n’y a pas de risque d’inflation dans la zone euro que et la croissance va s’y accélérer au cours des prochains mois. Quant à la livre sterling, elle a un peu faibli face au dollar en l’absence d’éléments de soutien et dans la perspective de bons chiffres américains sur les prix à la consommation en juillet. Cela étant, le billet vert s’est négocié sur un ton mitigé hier, affichant à New York en préclôture les cours suivants : – 1,0570 pour un euro contre 1,0565, vendredi dernier – 1,6010 pour un sterling contre 1,6055 – 1,8505 DM contre 1,8515 – 6,2075 FF contre 6,2090 – 1,5157 FS contre 1,5160 – 1 832,45 lires contre 1 832,75 – 114,75 yens contre 115,75. Bourse de Beyrouth : marché stable et étale Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a connu hier un début de semaine très calme à l’inertie en l’absence de motivations à l’achat comme à la vente des quelques valeurs cotées. En effet, les actions A et B de Solidere ainsi que les titres bancaires ayant fait l’objet d’échanges ont reproduit hier leurs derniers cours de la semaine précédentes. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,54 points de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 179,84 points. Ce mouvement s’est encore une fois déroulé dans des volumes d’affaires médiocres, ne dépassant pas au total 11 096 actions d’une valeur globale de 96 347 dollars. Volatilité de Wall Street À Wall Street, le marché a irrégulièrement fluctué dans les deux sens au gré de quelques ventes bénéficiaires suivies d’achats à bon compte et parfois de chasse aux bonnes affaires dans le secteur de la haute technologie. Pourtant, l’activité a été généralement faible et les investisseurs boursiers avaient tendance à consolider leurs positions avant la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la consommation pour juillet et après la forte progression des indicateurs boursiers à la fin de la semaine dernière. Vendredi, les marchés financiers américains avaient rebondi après l’annonce d’une hausse de 0,2 % de l’indice des prix à la production en juillet aux États-Unis inférieure à l’augmentation de 0,3 % attendue, et également en raison du niveau inchangé de l’indice de base, hors énergie et alimentation. Les bons chiffres sur le front des prix devraient encourager la Réserve fédérale à limiter à un quart de point en pourcentage le relèvement des taux directeurs attendu lors de la prochaine réunion du comité de l’open market le 24 août et déjà pris en compte par le marché. Dans l’attente des chiffres de l’inflation aujourd’hui, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué entre un plus bas à 10 950,86 points et un plus haut à 11 000,25 points, avant d’afficher en préclôture 10 958,40 points, en baisse de 15,25 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes À l’exception notable de Londres et de Madrid, les grandes places européennes ont commencé la semaine sur une note positive dans des marchés calmes à la veille des statistiques américaines sur l’inflation prévues aujourd’hui. À Paris, l’indice CAC 40 s’est adjugé 0,55 %, à 4 458,75 points, tandis que le Dax allemand progressait de 0,7 %, autant que le Bel-20 belge, que la Bourse d’Amsterdam bondissait de près de 2 % et que le Mibtel italien gagnait 0,41 %. La Bourse de Zurich a terminé sur un gain de 0,8 %. En revanche, l’indice FTSE-100 a terminé en repli de 0,16 % à Londres, à 6 235,4 points, et l’Ibex madrilène de 0,91 %, à 9 474,5 points. Les indices multi-pays étaient également bien orientés, l’Eurotop 300, paneuropéen, et l’Eurostoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro s’octroyant respectivement 0,18 % et 0,48 %. À Paris, les valeurs bancaires ont toutes terminé en repli après l’annonce samedi des résultats des OPE concernant la Société Générale et Paribas. La BNP a perdu 2,6 % alors que l’issue de la bataille pour le contrôle de la Société Générale s’avère incertaine. La Socgen a terminé en baisse de 1,06 %, mais a été en hausse pendant l’essentiel de la séance, certains opérateurs pariant sur l’éventualité d’une nouvelle offre par la BNP ou sur le renforcement d’un établissement étranger dans le capital de la banque présidée par Daniel Bouton. Paribas, qui est tombé dans l’escarcelle de la BNP, a reculé de 3,87 %. À Francfort, la Dresdner Bank a gagné 1,47 % à 41,30 euros, après l’annonce de son intention de renforcer ses liens avec la BNP et après la publication d’une progression de 31,5 % de son bénéfice semestriel avant impôts à 880 millions d’euros, conforme aux attentes du marché. Man profite des rumeurs HypoVereinsbank s’est adjugé 1,27 % à 55,80 euros, Deutsche Bank 1,61 % mais Commerzbank a reculé de 0,75 %. Les anticipations de fusion dans le secteur de l’industrie et des services industriels ont également soutenu le marché allemand. Le fabricant de camions Man s’est adjugé 4,47 % sur des rumeurs de concentration dans le secteur des poids lourds, qui lui prêtent un intérêt pour Renault VI ou Fiat/Iveco. Les groupes de services publics Veba AG et Viag se sont adjugés respectivement 3 % à 59,40 euros et 3,6 %, à 485 euros sur un regain de spéculation après la publication d’informations sur une éventuelle fusion des deux groupes ou de leurs filiales électricité parues dans le quodidien économique allemand Handlesblatt de lundi. En revanche, le marché a mal accueilli l’OPA de 30,9 milliards de couronnes de Linde sur le fabricant suédois de gaz industriels AGA. L’action a abandonné 5,89 %, à 61,55 euros. Le cours de VNU a bondi de 3,5 %, après le lancement par l’éditeur néerlandais d’annuaires téléphoniques et d’informations économiques et financières d’une OPA de 2,5 milliards de dollars sur l’institut américain de médiamétrie Nielsen Media Research et l’annonce d’un réexamen de ses positions dans la presse écrite néerlandaise. Les pharmaceutiques ont été dopées par une hausse de 2,4 % du laboratoire suisse Novartis. Tokyo : en forte reprise La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 2,2 % lundi, les investisseurs étrangers, encouragés par la belle performance de Wall Street vendredi, achetant des titres de haute technologie et des valeurs liées à l’exportation, ont indiqué les opérateurs. Des prises de profits tardives ont cependant ralenti l’élan, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes gagnant 390,86 points pour terminer à 17 826,03 pts. L’indice élargi Topix était également en hausse, gagnant 26,02 points à 1 468,51 pts. «Le mouvement a été déclenché par les bons résultats de Wall Street et en particulier par la hausse du Nasdaq qui a dopé les valeurs de haute technologie» à Tokyo, a déclaré Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities Co. Ltd. Le volume des échanges est resté faible, les investisseurs étrangers jouant le rôle principal sur le marché, selon les opérateurs. 378,53 millions d’actions ont changé de mains contre 455,10 millions vendredi. «Les investisseurs attendent avec espoir les prochaines mesures économiques du gouvernement japonais et une amélioration des bénéfices des entreprises», a indiqué M. Mayuzumi, soulignant que les principales sociétés allaient publier leurs bénéfices pour le deuxième trimestre cette semaine. Les investisseurs n’ont pas tenu compte de la nouvelle appréciation du yen face au dollar à Tokyo, continuant à acheter des valeurs de haute technologie, selon les opérateurs. «Ils estiment qu’une appréciation plus prolongée du yen est peu probable», le marché craignant une intervention des autorités monétaires, a déclaré un courtier de Yamatane Securities. Selon cet opérateur, les valeurs de haute technologie sont redevenues un secteur dominant sur l’ensemble du marché. «Personnellement, je suis avec attention les mouvements de Fujitsu, Sony et Softbank», a-t-il ajouté. La plupart des valeurs cycliques ont également bénéficié d’un mouvement d’achat massif, faisant passer le Nikkei au-dessus des 18 000 points en milieu d’après-midi, ont indiqué les opérateurs. La révision à la hausse du chiffre de la production industrielle au Japon pour le mois de juin a également encouragé à l’achat les investisseurs, qui y ont vu le signe d’une possible reprise japonaise. Parmi les valeurs échangées, 995 ont terminé en hausse, 205 en baisse et 97 sont restées inchangées.
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