L’Australien Patrick Rafter, tenant du titre, affrontera, comme l’an dernier, l’Américain Pete Sampras, n°1 mondial, en finale du tournoi de tennis de Cincinnati (Ohio), épreuve du circuit ATP dotée de 2,45 millions de dollars. Rafter, tête de série n°2, et 4e mondial, s’est débarrassé du Russe Evgueni Kafelnikov, 2e mondial, en deux sets 6-4, 6-2. Grâce à un service efficace, abondamment suivi au filet, l’Australien n’a pas laissé sa chance au vainqueur du dernier Open d’Australie. Auparavant Pete Sampras avait dû batailler davantage face à son compatriote Andre Agassi, n°3 mondial, pour finalement remporter la première manche 7-6 (9/7), avant de mener 4 à 0 dans la deuxième. Agassi revenait alors dans le match à 3-4, puis à 4-5, mais Sampras, sur sa quatrième balle de match, remportait sa 16e victoire contre Agassi sur le score de 7-6 (9/7), 6-4. Après des demi-finales réunissant les quatre premiers mondiaux, pour la première fois depuis 1993 à Wimbledon, c’est une finale des plus logiques, opposant les deux premières têtes de série, qui aura lieu dimanche et qui donnera à Sampras une occasion de revanche. Ce sera aussi un avant-goût d’US Open, deux semaines avant le début du tournoi, ou du moins un sérieux bras de fer entre deux prétendants au titre, avec un Rafter, vainqueur des deux dernières éditions, et un Sampras victorieux à quatre reprises dont 1996 et 1995. Los Angeles : Halard-Decugis et Serena Williams en finale L’Américaine Serena Williams et la Française Julie Halard-Decugis se sont qualifiées pour la finale du tournoi de Los Angeles, épreuve WTA dotée de 520 000 dollars, en éliminant respectivement les numéros 1 et 2 mondiales Martina Hingis et Lindsay Davenport. Julie Halard-Decugis, n°16 mondiale, a battu l’Américaine, sur le score de 6-3, 7-5, tout comme la cadette des Williams, 11e mondiale, face à la Suissesse. «Elle m’a surprise», a reconnu Hingis relancée par son retour victorieux la semaine dernière à San Diego (Californie), son premier tournoi depuis son élimination précoce à Wimbledon (1er tour). Williams se montrait elle très satisfaite de son jeu : «J’ai définitivement mieux joué aujourd’hui, je me déplaçais mieux sur la balle, je servais mieux». La petite sœur de Venus était néanmoins prudente avant de retrouver Halard-Decugis, qu’elle a rencontrée qu’une seule fois, en quarts de finale de l’Open de Paris cet hiver, avant d’y remporter son premier titre. «Je ne veux pas la sous-estimer, a déclaré Williams. Elle a battu Davenport et Pierce. Je veux être prête». La Française a poursuivi son joli parcours en prenant le dessus sur Davenport, qui l’avait battu ici même l’an dernier avant de remporter le tournoi. Halard-Decugis, n°16 mondiale, n’avait pris aucun set à Davenport depuis sa victoire à Roland-Garros en 1994, mais elle a su profiter des nombreuses fautes directes, notamment en coup droit, de l’Américaine pour construire son succès. Après Auckland et Birmingham, la voilà en position de décrocher un troisième titre cette saison. Saint-Marin : victoire de l’Espagnol Galo Blanco L’Espagnol Galo Blanco, 72e joueur mondial, a remporté le tournoi de Saint-Marin de tennis en battant son compatriote Albert Portas, 79e mondial, en trois sets 4-6, 6-4, 6-3, dimanche, en finale de cette épreuve de l’ATP Tour dotée de 300 000 dollars. Toronto : Seles pour un cinquième titre L’Américaine Monica Seles, quatrième joueuse mondiale après le départ à la retraite de l’Allemande Steffi Graf, tentera de remporter un cinquième titre d’affilée dans le tournoi de Toronto, épreuve WTA disputée à partir de lundi et dotée de 1,05 million de dollars US. Tête de série n°2, Seles, qui s’était retirée de l’équipe de Fed Cup le 25 juillet à cause d’une tendinite au bras droit, aura néanmoins fort à faire pour maintenir sa suprématie dans les Internationaux du Canada, disputés en alternance à Toronto et à Montréal. Ce tournoi du Super 9 réunira en effet, deux semaines avant l’US Open de Flushing Meadows, huit des dix meilleures joueuses au monde, mais pas les Américaines Lindsay Davenport et Venus Williams, respectivement 2e et 3e après le départ de Graf. Occupant le bas du tableau, l’Américaine pourrait retrouver sur sa route la Tchèque Jana Novotna, la Sud-Africaine Amanda Coetzer ou la Française Nathalie Tauziat. L’autre partie du tableau verra la Suissesse Martina Hingis, tête de série n°2, vouloir confirmer son retour au sommet de la hiérarchie mondiale, et ce malgré sa défaite samedi en demi-finale à Los Angeles contre Serena Williams. Outre Serena Williams, pour une revanche, Hingis pourrait aussi croiser la route de la Française Mary Pierce (n°3) et de l’Espagnole Arantxa Sanchez (n°5). Les têtes de série : 1. Martina Hingis (Sui) 2. Monica Seles (USA) 3. Mary Pierce (Fra) 4. Jana Novotna (Tch) 5. Arantxa Sanchez (Esp) 6. Amanda Coetzer (AfS) 7. Nathalie Tauziat (Fra) 8. Serena Williams (USA) Le dernier contre-pied de Steffi Graf L’annonce de sa retraite par Steffi Graf a abasourdi et attristé le monde du tennis qui ne s’attendait pas à la voir partir au moment même où elle était redevenue la grande Steffi. «Je suis un peu surprise, je pensais qu’elle attendrait l’US Open pour se retirer, c’est un triste jour pour le tennis féminin», avouait celle qui l’avait privée, voilà quelques semaines, d’un huitième titre à Wimbledon, l’Américaine Lindsay Davenport. Pourquoi maintenant, telle était l’une des questions soulevées par une décision qui enlève au sport l’une des plus grandes championnes de tous les temps ? Pourquoi maintenant, alors qu’après des mois de tourments, elle avait montré à ses détracteurs de quoi elle était encore capable à 30 ans, remportant Roland-Garros, perdant en finale à Wimbledon ? Plus d’envie «Initialement je voulais finir l’année, mais la décision s’est faite très vite», a-t-elle expliqué vendredi, dans l’hôtel de luxe de Heidelberg. Pourquoi ? Elle-même s’amusait devant les journalistes des spéculations dont sa carrière avait fait l’objet récemment : «Est-ce que je vais me retirer ? Est-ce que je vais annoncer mon mariage ? Est-ce que je vais revenir sur ma décision de ne plus jouer à Paris, ni à Wimbledon ? Est-ce que je suis enceinte ?» Rien de tout cela. En particulier, n’en déplaise à une presse à laquelle elle n’aura jamais donné matière à gros titres autres que sportifs (mais aussi judiciaires par la faute de son père), elle et son compagnon de longue date n’ont «aucun projet de mariage, ni d’enfant». En fait, expliquait-elle, «j’ai eu des moments difficiles après la finale de Wimbledon. Je me suis rendu compte dans l’avion pour San Diego que j’avais perdu l’envie de jouer. Un sentiment inconnu pour moi. Je n’ai joué à San Diego que pour me convaincre définitivement». L’abandon sur blessure le 4 août contre l’Américaine Amy Frazier passera à l’histoire comme le dernier des 1017 matches officiels de la comtesse (Graf signifie comte) et sa dernière défaite. Les choses étaient claires alors et si elle n’a pas rendu sa décision publique plus tôt, mercredi par exemple, c’était pour attendre que l’éclipse soit passée et être «sûre que nous serions tous toujours en vie». À son départ de San Diego, elle a «acheté toutes les revues de voyage et je les ai lues tout le long du chemin». Elle qui a parcouru le globe de Filderstadt à New York veut enfin pouvoir «visiter les villes et les pays que je n’ai jamais vus». L’un de ses nombreux projets après une vie entièrement dévouée, sinon sacrifiée à la petite balle. «Mon plus grand privilège, ce sera le temps. Je me suis inscrite à un cours de plongée, je voudrais bien sauter en parachute». Elle se consacrera davantage à la gestion de sa société Steffi Graf Sport. Pour le tennis, si elle refuse de devenir un jour capitaine de l’équipe de Coupe de la fédération, elle continuera à dispenser sa science aux jeunes dont elle a la charge. Les Allemands admireront encore une fois sur un court son coup droit dévastateur et son jeu de jambes exemplaire, mais pas dans un tournoi officiel. Auparavant, elle entamera, en décembre, une tournée d’adieux en Afrique du sud, en Nouvelle-Zélande et en Asie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Australien Patrick Rafter, tenant du titre, affrontera, comme l’an dernier, l’Américain Pete Sampras, n°1 mondial, en finale du tournoi de tennis de Cincinnati (Ohio), épreuve du circuit ATP dotée de 2,45 millions de dollars. Rafter, tête de série n°2, et 4e mondial, s’est débarrassé du Russe Evgueni Kafelnikov, 2e mondial, en deux sets 6-4, 6-2. Grâce à un service efficace, abondamment suivi au filet, l’Australien n’a pas laissé sa chance au vainqueur du dernier Open d’Australie. Auparavant Pete Sampras avait dû batailler davantage face à son compatriote Andre Agassi, n°3 mondial, pour finalement remporter la première manche 7-6 (9/7), avant de mener 4 à 0 dans la deuxième. Agassi revenait alors dans le match à 3-4, puis à 4-5, mais Sampras, sur sa quatrième balle de match, remportait sa 16e victoire...