Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les policiers impliqués dans les troubles seront punis, annonce Téhéran

Le président iranien Mohammad Khatami a annoncé que les policiers impliqués dans l’attaque contre des étudiants, lors des troubles du mois de juillet, avaient été «identifiés et seront punis», a annoncé la radio. «Nous allons combattre ceux qui propagent la violence et publier prochainement à ce sujet une déclaration officielle», a souligné le chef de l’État en affirmant sa «ferme détermination à combattre les actes de violence», lors d’une rencontre avec des universitaires. Selon des informations publiées par la presse, mercredi et jeudi, une centaine de policiers auraient été impliqués dans l’attaque le 8 juillet dernier contre des étudiants à la principale cité universitaire de Téhéran. Cette intervention musclée des policiers avait déclenché une série de manifestations et de troubles à Téhéran mais aussi dans plusieurs autres villes du pays. Le chef de la police iranienne le général Hedayat Lotfian, cité par la presse, a affirmé qu’«une centaine de policiers ayant participé à cette attaque avaient été sanctionnés par leurs supérieurs». Il a ajouté que «certains autres ont été poursuivis par les services de sécurité et des organismes judiciaires» tels que l’Organisation judiciaire des forces armées, une administration militaire chargée de statuer sur des délits commis par des membres des forces armées. Les manifestations étudiantes de juillet étaient le plus fort mouvement de protestation populaire depuis 1979 au cours duquel trois personnes ont trouvé la mort et quelque 1 400 ont été arrêtées, dont des opposants membres du Parti nationaliste du peuple d’Iran (PPI) et des étudiants, selon les chiffres officiels. Le Parlement iranien avait tenu mardi une nouvelle réunion à huis clos consacrée aux troubles. Les députés ont assisté à la projection d’un film sur ces agitations dans les milieux universitaires à Téhéran et en province, avait annoncé un porte-parole du bureau de l’Assemblée islamique (Majlis), Mohammad-Bagher Nobakht. Les manifestants avaient à plusieurs reprises réclamé la démission et le jugement du chef de la police, accusé d’avoir déclenché les affrontements dans les universités de Téhéran après une intervention musclée de ses hommes dans la cité universitaire. L’enquête sur les troubles devait être bouclée la semaine dernière et présentée à MM. Khamenei et Khatami, qui avait assimilé ces troubles à «une déclaration de guerre» contre son gouvernement.
Le président iranien Mohammad Khatami a annoncé que les policiers impliqués dans l’attaque contre des étudiants, lors des troubles du mois de juillet, avaient été «identifiés et seront punis», a annoncé la radio. «Nous allons combattre ceux qui propagent la violence et publier prochainement à ce sujet une déclaration officielle», a souligné le chef de l’État en affirmant sa «ferme détermination à combattre les actes de violence», lors d’une rencontre avec des universitaires. Selon des informations publiées par la presse, mercredi et jeudi, une centaine de policiers auraient été impliqués dans l’attaque le 8 juillet dernier contre des étudiants à la principale cité universitaire de Téhéran. Cette intervention musclée des policiers avait déclenché une série de manifestations et de troubles à...