Sergueï Bubka ne défendra pas son titre lors des championnats du monde d’athlétisme de Séville, qui débutent le 21 août. Le perchiste ukrainien ne s’est pas suffisamment remis d’une opération au tendon d’Achille, a annoncé le sélectionneur national d’Ukraine. «Sergueï vient d’avoir une consultation avec son médecin à Helsinki qui lui a dit de rester à l’écart de toute compétition pendant un mois environ», a déclaré Valery Alexandrov. Bubka, recordman du monde du saut à la perche avec un bond à 6m14, est le seul athlète à avoir remporté les six titres mondiaux de sa catégorie depuis le création des championnats du monde, en 1983. Âgé de trente-sept ans, il a annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière prestigieuse après les Jeux olympiques de Sydney, l’année prochaine. Bras de fer entre les athlètes du groupe Ma et la Fédération chinoise Un nouveau bras de fer entre les athlètes chinois entraînés par Ma Junren et la Fédération chinoise d’athlétisme (CAA) risque de réduire à néant les chances de médaille de la Chine aux championnats du monde, qui débutent le 21 août à Séville (Espagne). Les médias officiels chinois ont accusé Ma, mercredi, de «chercher à humilier la Fédération chinoise» en n’envoyant pas à Séville ses champions du fond et du demi-fond. Les athlètes de Ma ne sont revenus que cette année dans les compétitions officielles, après 18 mois d’absence en raison d’un conflit d’intérêts avec la CAA. Mais une seule de ses dix athlètes s’est qualifiée pour les finales du Grand Prix de la Chine à Shanghai, Dong Yanmei, qui a terminé 7e. Ce GP servait de qualifications pour les Mondiaux de Séville. «Peut-être que Ma ne veut pas participer aux championnats du monde. Comme en 1997, il va mettre au repos ses coureurs pour créer la surprise aux Jeux nationaux à Xi’an, en septembre», a affirmé le secrétaire général de la Fédération chinoise d’athlétisme, Shang Xiutang. Les athlètes de Ma avaient défrayé la chronique en 1993 quand Wang Junxia et ses camarades avaient dominé les championnats du monde de Stuttgart (Allemagne) en remportant trois médailles d’or. Parmi les recettes utilisées pour alimenter ses coureurs, dans un contexte de rumeurs de dopage, Ma avait reconnu leur faire ingurgiter du sang frais de tortue. Refus de participer aux qualifications Wang s’était ensuite disputée avec Ma pour une question d’argent, avant que Ma ne se brouille avec les autorités chinoises en refusant d’envoyer ses athlètes aux championnats du monde d’Athènes. Quelques mois plus tard, deux de ses protégées, Jiang Bo et Dong Yanmei avaient battu les records du monde du 5 000 m dames aux Jeux nationaux. Plus tard, Ma avait refusé qu’elles participent aux Grands Prix qualificatifs pour les Jeux asiatiques de décembre dernier à Bangkok, et la Fédération chinoise ne les avait pas autorisées à s’y rendre. Dans une de ses rares déclarations, Ma a indiqué que ses athlètes se préparaient à battre des records aux prochains Jeux olympiques de Sydney. «Oubliez l’armée de la famille Ma, oubliez les trois médailles d’or de Stuttgart», affirme l’agence officielle chinoise en citant des officiels qui n’ont pour objectif d’obtenir qu’une seule médaille, de n’importe quel métal, à Séville. Leur principal espoir repose sur Liu Hongyu aux 20 km marche dames. La Chine n’enverra officiellement à Séville qu’une délégation de 12 hommes et de 21 femmes. Arron : la question du départ Alors que Christine Arron s’impatiente de repasser sous les 11 secondes sur 100 m, son entraîneur pense plutôt au départ, à cette poussée dans les starting-blocks ralentie par les problèmes de genoux, principale incertitude à quelques jours des Mondiaux de Séville (21 au 29 août). «J’ai dit à Christine que ce serait une saison de merde concernant les conditions de course, avec du vent de face, mais à Séville elles seront toutes dans les mêmes conditions», répétait Jacques Piasenta après la victoire de sa protégée à Montauban en 11 sec 08/100 contre un vent de 0,9 m/s. Car si les examens médicaux, et notamment l’IRM du genou droit effectuée la semaine dernière, n’a rien décelé de grave, l’athlète se plaint toujours. «Le docteur dit qu’il n’y a rien de grave mais, même si ça ne m’empêche pas de courir, je ressens quelque chose au genou droit», insistait Arron, qui rêvait certainement d’un coup chronométrique en retrouvant la piste de son record de France l’an dernier (10’’85), qu’elle avait porté à 10 sec 73/100 lors de son sacre européen à Budapest. «C’est peut-être une inflammation du cartilage autour de la rotule et l’IRM ne voit pas cela», précisait l’entraîneur, rappelant que «Christine n’a pu faire de la musculation depuis trois semaines et on n’a refait une séance de départ que mercredi en vue de Montauban». À l’écoute de l’athlète, Jacques Piasenta n’a nullement l’intention de combler le retard «en faisant des départs tous les jours pour déglinguer le genou. On va essayer de le ménager». Car pour le reste, «la forme est là, les temps sont bons à l’entraînement avec un départ debout, lancée elle va bien». Positiver «Si elle ne prend pas 1,50 m au départ, ses 60 derniers mètres sont aussi rapides que les meilleures», assurait-il, faisant remarquer qu’à Montauban sa protégée «s’extirpe du lot encore mieux qu’avant. Elle est prête à lutter avec le top». Il a confiance ou du moins veut positiver affirmant que sa championne se sent «meilleure techniquement et plus puissante que l’an dernier, en dépit du manque de travail en musculation, et récupère plus rapidement». Alors, peu importe qu’elle ne soit passée sous les 11 secondes qu’une seule fois en six 100 m cette saison, les 10 sec 97/100 du 19 juin à Charléty en Coupe d’Europe, alors que cinq filles ont fait mieux qu’elle dont l’Américaine Marion Jones créditée, pour la deuxième fois, de 10 sec 80/100, à Londres. «C’est embêtant car elle ne se fait pas plaisir, mais ce n’est pas grave. Il ne faut surtout pas paniquer», insiste l’entraîneur qui espère que la Guadeloupéenne sortira «un ou deux bons départs à Séville». Jusque-là, Christine Arron, qui s’est pliée au suivi médical longitudinal à Montauban, s’entraîne à Bonneuil. « Maazouzi ne courra pas pour la France » Driss Maazouzi, le champion de France du 1 500 mètres, ne pourra défendre les couleurs françaises aux championnats du monde d’athlétisme à Séville a déclaré Aziz Daouda, le Directeur technique national marocain, à Zurich. «Je sais que les Français l’ont inscrit sur la liste des sélectionnés, mais Maazouzi ne courra pas pour la France», a affirmé Aziz Daouda, présent en Suisse avec les athlètes marocains dont Hicham el-Guerrouj. «La Fédération française devait négocier avec nous et nous n’avons pour l’heure reçu aucune lettre». Les dirigeants français avaient pourtant bon espoir de recevoir la lettre de sortie nécessaire dans le cas de Maazouzi, qui représentait le Maroc aux Mondiaux de 1997. Richard Descoux, le DTN français, avait indiqué samedi dernier lors de la réunion de Montauban que les démarches françaises avaient reçu un écho favorable et qu’une réponse positive était attendue avant la date-butoir de mardi soir. «On n’a jamais empêché de telles démarches, car il y a des règles et que les Français sont des amis. Mais il y a une procédure à respecter», a poursuivi Aziz Daouda, regrettant que les dirigeants français aient préféré passer au-dessus de la Fédération marocaine d’athlétisme.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sergueï Bubka ne défendra pas son titre lors des championnats du monde d’athlétisme de Séville, qui débutent le 21 août. Le perchiste ukrainien ne s’est pas suffisamment remis d’une opération au tendon d’Achille, a annoncé le sélectionneur national d’Ukraine. «Sergueï vient d’avoir une consultation avec son médecin à Helsinki qui lui a dit de rester à l’écart de toute compétition pendant un mois environ», a déclaré Valery Alexandrov. Bubka, recordman du monde du saut à la perche avec un bond à 6m14, est le seul athlète à avoir remporté les six titres mondiaux de sa catégorie depuis le création des championnats du monde, en 1983. Âgé de trente-sept ans, il a annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière prestigieuse après les Jeux olympiques de Sydney, l’année prochaine. Bras de fer...