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Actualités - Chronologie

L'opposition palestinienne rejette tout dialogue avec l'Autorité

Neuf mouvements de l’opposition palestinienne basés à Damas ont affirmé lundi leur «rejet» de tout dialogue avec l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat qui a «bradé» les droits palestiniens. «Nous rejetons tout dialogue avec l’Autorité palestinienne sur la base des accords d’Oslo (sur l’autonomie) ou des négociations sur le statut final» des territoires palestiniens, indique un communiqué lu à la presse à l’issue de deux jours de discussions à Damas. «Nous refusons de couvrir les concessions faites par l’Autorité palestinienne qui a perdu sa légitimité en renonçant à la Charte nationale», ajoute le communiqué. Les instances dirigeantes palestiniennes avaient approuvé en décembre à Gaza à une écrasante majorité l’annulation des articles de la Charte nationale palestinienne appelant à la destruction de l’État d’Israël. Plusieurs personnalités palestiniennes et des représentants de neuf mouvements palestiniens étaient présents aux discussions de Damas, qui ont été qualifiées de «franches». Les mouvements ayant participé à la réunion sont : le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP de Georges Habache), le FPLP-Commandement général (FPLP-CG d’Ahmad Jibril), le Fateh-Intifada d’Abou Moussa, le Hamas, le Jihad islamique, le Front de lutte populaire palestinien (FLPP de Khaled Abdel-Majid), le Front de libération palestinien d’Abou Nidal, la Saïka de Issam Kadi et le Parti communiste révolutionnaire de Arabi Awad. Une source responsable du FPLP, dont le numéro deux, M. Abou Ali Moustapha, avait rencontré une délégation du Fateh de M. Arafat début août au Caire, a expliqué que «le dialogue est entamé entre deux mouvements (le FPLP et le Fateh) qui veulent restituer à l’OLP son unité. Il ne s’agit pas d’un dialogue avec l’Autorité palestinienne». Il s’agissait de la première rencontre entre les deux organisations depuis la signature des accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne en 1993. D’autre part, M. Khaled Fahoum, qui a souhaité être démis de ses fonctions de président du Haut comité national de suivi de l’opposition palestinienne, a affirmé «avoir renoncé à démissionner». Selon une source palestinienne informée, M. Fahoum voulait démissionner «à cause des critiques dont il a fait l’objet» de la part des organisations de l’opposition qui lui reprochent de vouloir entamer un dialogue avec M. Arafat. Khaled Fahoum, ancien président du Conseil national palestinien (CNP, parlement en exil), avait eu en juillet alors qu’il était en visite en Jordanie un entretien téléphonique avec M. Arafat, au cours duquel ce dernier avait soulevé la question de l’intégration d’opposants à l’OLP. Les neuf mouvements de l’opposition se déclarent enfin «attachés à l’unité nationale des Palestiniens sur la base de la lutte contre l’occupation sioniste et des droits au retour et à l’édification d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale».
Neuf mouvements de l’opposition palestinienne basés à Damas ont affirmé lundi leur «rejet» de tout dialogue avec l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat qui a «bradé» les droits palestiniens. «Nous rejetons tout dialogue avec l’Autorité palestinienne sur la base des accords d’Oslo (sur l’autonomie) ou des négociations sur le statut final» des territoires palestiniens, indique un communiqué lu à la presse à l’issue de deux jours de discussions à Damas. «Nous refusons de couvrir les concessions faites par l’Autorité palestinienne qui a perdu sa légitimité en renonçant à la Charte nationale», ajoute le communiqué. Les instances dirigeantes palestiniennes avaient approuvé en décembre à Gaza à une écrasante majorité l’annulation des articles de la Charte nationale palestinienne appelant à la...