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Actualités - Chronologie

Tennis de table - Mondiaux 99 Comment tenter de battre les chinois(photo)

Au lendemain des championnats du monde de tennis de table – qui se sont achevés dimanche à Eindhoven, aux Pays-Bas, sur un Grand Chelem chinois (5 doublés en 5 épreuves et 14 médailles sur un total de 20) – la majorité des techniciens se demandaient comment battre en brèche cette «muraille» qui risque de diviser ce sport en deux : les Chinois et les autres. Première piste : la modification de règles séculaires, à l’imitation d’autres sports, comme par exemple la F1 quand la supériorité d’une écurie est trop manifeste. Le nouveau président de la Fédération internationale de tennis de table (FITT), le Canadien Adham Sharara, a confié à l’AFP qu’il mettrait tout son poids dans la balance pour faire adopter dès la prochaine assemblée générale, à Kuala Lumpur (Malaisie) en février 2000, la règle d’une augmentation du diamètre de la balle (de 38 à 40 mm). Perte de vitesse de la balle : 5 % selon le Directeur technique national (DTN) français Jean-Luc Delassus. Ce qui désavantagera principalement les bons serveurs, comme les Chinois mais aussi le Suédois Jan-Ove Waldner qui vient de céder sa couronne mondiale. Autre modification envisagée : l’obligation pour le serveur de jouer la balle franchement devant lui et non plus, comme souvent, d’une façon cachée par la main ou le bras, ce qui empêche le receveur de voir celle-ci partir. Mais cette «révolution», qui nécessite une majorité des trois quarts pour être adoptée, ne fait pas l’unanimité chez les techniciens. Former des « Petits Pandas » Les changements de règle risquent ne ne pas être suffisants. Aussi les Européens veulent adopter les mêmes méthodes de préparation que les Chinois. Tout d’abord en regroupant, lors de stages, les meilleurs pongistes du «Vieux Continent» et non plus seulement pays par pays. Ce qui a eu lieu, juste avant les Mondiaux, à Vittel (Vosges) avec le Bélarusse Vladimir Samsonov, alors encore n°1 mondial, le Croate Zoran Primorac, les Belges Jean-Michel et Philippe Saive, le Grec Kalinikos Kreanga et les Français (Jean-Philippe Gatien, Christophe Legoût, Damien Eloi, Patrick Chila). Mais pour beaucoup il faut copier les Chinois dès l’enfance. Une grande première sportive vient d’avoir lieu en France : douze jeunes pongistes, âgés de 12-13 ans, surnommés Petits Pandas, ont vécu pendant cinq mois une immersion totale dans le centre de la Chine. «L’idée est de la pérenniser pour avoir de 30 à 50 gamins qui auront eu une initiation au haut niveau dès l’enfance», selon le Français Pierre Albertini, qui vient d’être élu premier vice-président de la FITT. Les Chinois pourront-ils alors être déboulonnés de leur piédestal ? Réponse lors des Jeux olympiques de 2008. Qui pourraient avoir lieu à Pékin ou à Paris... La France candidate pour 2003 ou 2002 La France est pour le moment la seule canditate à l’organisation des championnats du monde de tennis de table de 2003, ceux de 2001 ayant été confiés à Osaka (Japon). La décision pour 2003 devrait intervenir à l’occasion des championnats du monde par équipes qui auront lieu à Kuala Lumpur en février 2000. Mais le président de la Fédération française de tennis de table, Pierre Albertini, a confié, dimanche soir à l’AFP, qu’il plaiderait pour une séparation définitive des championnats individuels et des championnats par équipes, comme c’est le cas cette année, pour la première fois. À l’origine, les championnats du monde 1999 étaient prévus à Belgrade en avril et mai derniers, mais la guerre au Kosovo a obligé au report et à la séparation des championnats. Si le principe de la séparation des championnats était adopté par la Fédération internationale de tennis de table (FITT) en Malaisie, Pierre Albertini demanderait l’organisation des championnats par équipes en 2002, pour que ceux-ci aient lieu en alternance avec les épreuves individuelles prévues les années impaires. Si ce scénario se réalisait, les Tricolores, actuellement vice-champions du monde par équipes, pourraient tenter, avec Jean-Philippe Gatien à leur tête pour la dernière fois, de conquérir le titre.
Au lendemain des championnats du monde de tennis de table – qui se sont achevés dimanche à Eindhoven, aux Pays-Bas, sur un Grand Chelem chinois (5 doublés en 5 épreuves et 14 médailles sur un total de 20) – la majorité des techniciens se demandaient comment battre en brèche cette «muraille» qui risque de diviser ce sport en deux : les Chinois et les autres. Première piste : la modification de règles séculaires, à l’imitation d’autres sports, comme par exemple la F1 quand la supériorité d’une écurie est trop manifeste. Le nouveau président de la Fédération internationale de tennis de table (FITT), le Canadien Adham Sharara, a confié à l’AFP qu’il mettrait tout son poids dans la balance pour faire adopter dès la prochaine assemblée générale, à Kuala Lumpur (Malaisie) en février 2000, la règle...