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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Coupe du monde Clasica San Sebastian : les bienheureux d'août

Il y a une vie sans le Tour de France. L’Italien Francesco Casagrande, vainqueur pour la deuxième année consécutive de la Clasica San Sebastian, et le Belge Andreï Tchmil, en tête au classement général de la Coupe du monde à l’issue de cette sixième épreuve, l’ont démontré. L’un et l’autre, et pour des raisons différentes, n’avaient pas participé à la Grande Boucle. Les organisateurs avaient écarté la formation Vini Caldirola, après l’exclusion du Tour de Suisse de son leader, Sergueï Gonchar, pour hématocrite non conforme. Casagrande remportait quelques jours plus tard le Tour de Suisse. Vainqueur à 36 ans de Milan-San Remo, la course du printemps, puis malchanceux dans le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, Tchmil avait pour sa part été autorisé à faire l’impasse sur la Grande Boucle. «Début juillet, je suis parti deux semaines en Italie pour m’entraîner en montagne, notamment sur le Stelvio, que j’ai escaladé neuf fois, a expliqué le vétéran. Ce sont des sacrifices en famille. Mon épouse me suivait en voiture à 15 km/h dans la montée». «L’exclusion du Tour de notre équipe n’était pas juste. Il y avait d’autres formations, à commencer par la Mercatone Uno de Pantani, qui étaient dans la même situation», a-t-il rappelé. Sixième du Tour 1997, Casagrande ambitionnait une place sur le podium en 1999. Au vu de la forme affichée ces derniers jours – il a également gagné le Trophée Matteotti –, ce dessein n’était pas utopique. Casagrande, 28 ans, avait traversé la saison 1998 quasiment sans courir, en raison d’une suspension de neuf mois pour avoir été contrôlé positif aux anabolisants au printemps. Le coureur italien a toujours plaidé non coupable et pourrait participer au Tour d’Espagne, en septembre, pour préparer le championnat du monde sur route, à Vérone (Italie), son «grand objectif de fin de saison». En l’absence de Michele Bartoli, blessé, et avec le point d’interrogation constitué par Marco Pantani, Casagrande apparaît actuellement comme la meilleure chance italienne. Tournant dans la saison Tchmil voit encore plus loin, au soir du Tour de Lombardie, dixième et dernière épreuve de la Coupe du monde, qu’il espère conquérir après son échec en 1994. «Les deux prochaines étapes, à Hambourg (16 août) et Zurich (23 août), devraient mieux me convenir. Je vais moins calculer qu’il y a cinq ans, et essayer de gagner encore au moins une épreuve», a souligné le champion belge. Août représente un tournant dans la saison cycliste. Si les «bienheureux» de San Sebastian ont quelques belles semaines devant eux, la saison s’est terminée au pied de la côte de Jaizkibel pour l’Américain Lance Armstrong. Heureusement, le Texan avait couronné sa saison sur les Champs-Elysées. Mais que dire de l’Allemand Jan Ullrich, qui court après la forme, et du Belge Frank Vandenbroucke, précédent leader de la Coupe du monde, qui a laissé filer son moment de grâce de Liège-Bastogne-Liège, en raison de la suspension que lui a infligée son équipe ? Pour le reste, les Espagnols n’ont placé qu’un seul de leurs représentants dans les 17 premiers, alors que la période de vaches maigres se poursuit pour les coureurs français, «orphelins» de Laurent Jalabert. Francesco Casagrande (Ita, vainqueur de l’épreuve) : «Cette victoire est certainement plus belle que celle de l’an dernier. Arriver seul à Saint-Sébastien est mieux qu’une arrivée à trois. Quand j’ai démarré, et que Piepoli et Elli sont revenus dans ma roue, je leur ai demandé de prendre les relais. Je me suis rapidement aperçu qu’ils ne pouvaient pas. Quand ils ont décroché, j’ai tout donné pour prendre le maximum d’avance au sommet. Ce succès me console un peu de n’avoir pu participer au Tour de France où je visais le podium» Rik Verbrugghe (Bel, deuxième) : «J’avais prévu de démarrer au dernier kilomètre pour permettre à Andrei (Tchmil) de prendre ma roue. Mais, quand je me suis retourné, il y avait un écart. Alors, j’ai bien été obligé de continuer». Giuliano Figueras (Ita, troisième) : «Francesco était très fort, mais je pense qu’on aurait pu le rejoindre si les trois formations qui avaient des équipiers avaient toutes collaboré. Ce qui n’a pas été le cas des Saeco. Personnellement, c’est une occasion perdue». Andrei Tchmil (Bel, quatrième de la course et leader de la Coupe du monde) : «Rik (Verbrugghe, deuxième) est parti avec la bonne idée de me tirer le sprint. Mais j’ai été enfermé et je n’ai pas voulu boucher le trou. Toute l’équipe a été formidable. Il est encore trop tôt de parler de victoire finale. Je vais prendre les courses les unes après les autres, pas comme en 1994 quand j’avais voulu assurer et Bortolami m’avait dépassé tout à la fin. C’était la première course importante après le Tour de France et j’ai ainsi pu comparer mon degré de forme avec ceux qui sortaient du Tour. J’ai été me préparer durant deux semaines en Italie, début juillet, notamment dans le Stelvio que j’ai grimpé neuf fois». Tour de Galice : Zuelle et Olano en vedette Le Suisse Alex Zuelle (Banesto) et l’Espagnol Abraham Olano (Once) sont les principales têtes d’affiche du Tour de Galice qui s’élance lundi pour cinq étapes jusqu’à vendredi. Olano et Zuelle, de même que le double vainqueur d’étape du Tour de France David Etxebarria (Once) et le double vainqueur de la Clasica de Saint-Sébastien Francesco Casagrande (Vini Caldirola), sont les principaux candidats à la succession du Belge Franck Vandenbroucke, dont l’équipe Cofidis ne participe pas à la course cette année. Les 112 coureurs (14 équipes de huit cylistes chacune) vont parcourir 812,7 kilomètres en cinq étapes à travers la Galice, région verdoyante du nord-ouest de l’Espagne. A moins d’un mois du Tour d’Espagne, l’épreuve permettra de mesurer les rapports de force à l’intérieur du peloton. Assez plat dans l’ensemble, le parcours ne présente qu’une difficulté de première catégorie, à l’arrivée de la cinquième et dernière étape au col de Monte Aloia près de la frontière avec le Portugal. Les étapes : Lundi : 1re étape, Orense-Orense (108 km) Mardi : 2e étape, Orense-Montforte de Lemos (171,5 km) Mercredi : 3e étape, Montforte de Lemos-Ferrol (190 km) Jeudi : 4e étape, Ferrol-Cangas do Morrazo (199,2 km) Vendredi : 5e étape, Cangas do Morrazo-Alto de Monte Aloia (114,2 km).
Il y a une vie sans le Tour de France. L’Italien Francesco Casagrande, vainqueur pour la deuxième année consécutive de la Clasica San Sebastian, et le Belge Andreï Tchmil, en tête au classement général de la Coupe du monde à l’issue de cette sixième épreuve, l’ont démontré. L’un et l’autre, et pour des raisons différentes, n’avaient pas participé à la Grande Boucle. Les organisateurs avaient écarté la formation Vini Caldirola, après l’exclusion du Tour de Suisse de son leader, Sergueï Gonchar, pour hématocrite non conforme. Casagrande remportait quelques jours plus tard le Tour de Suisse. Vainqueur à 36 ans de Milan-San Remo, la course du printemps, puis malchanceux dans le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, Tchmil avait pour sa part été autorisé à faire l’impasse sur la Grande Boucle. «Début...