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Actualités - Chronologie

Soudan Khartoum dénonce les conditions posées par l'opposition à un dialogue

Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Moustafa Osman Ismaïl, a dénoncé les conditions posées par l’Alliance nationale démocratique (AND, rassemblement de l’opposition nordiste et rebelles sudistes) à la tenue d’une conférence de dialogue national, rapporte jeudi la presse soudanaise. «Si l’AND lie l’arrêt des combats et des campagnes médiatiques à la conclusion d’un accord, pourquoi demande-t-elle l’abrogation de la loi sur les associations politiques approuvée par le peuple et adoptée par le Parlement ?», s’est interrogé M. Ismaïl lors d’une allocution mercredi à l’Université Azhari au nord de Khartoum. L’AND a posé une série de préconditions «nécessaires pour créer une atmosphère propice au dialogue» dont «le gel des clauses de la Constitution imposant des restrictions aux libertés publiques, la libération des détenus politiques et l’annulation des peines de prison contre ceux d’entre eux qui ont été condamnés par la justice». M. Ismaïl a démenti l’existence de détenus politiques au Soudan et souligné que les conditions de l’AND «auraient été acceptables si elles figuraient à l’ordre du jour du dialogue national». Le chef de la diplomatie soudanaise a évoqué également la dernière session de négociations avec l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA, rebelles sudistes) tenue en juillet à Nairobi sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). «Bien qu’elle ait ramené les négociations à la case départ, la session a toutefois permis une reprise des pourparlers», a-t-il indiqué. Il a mis en garde contre les répercussions d’une sécession du sud du Soudan qui, selon lui, ne servirait pas les intérêts du Soudan en général ni ceux du sud, en particulier. «Une sécession ne mènera pas à l’arrêt de la guerre. Au contraire, des massacres comme ceux (qui ont eu lieu) au Rwanda et au Burundi éclateront», a averti M. Ismaïl. Un dirigeant du Parti démocratique unioniste (PDU, opposition), M. Ali Mahmoud Hassanein, a affirmé que les demandes mentionnées par l’AND constituaient des mesures nécessaires pour créer une atmosphère propice au dialogue entre le gouvernement et l’opposition. «L’opposition n’a pas posé de conditions, mais a demandé au gouvernement d’entreprendre des mesures qui garantiraient une atmosphère saine propice au dialogue», a-t-il affirmé dans des déclarations citées jeudi par le quotidien Al Ousboue. Un haut responsable du Congrès national (CN, parti au pouvoir à Khartoum), M. Mutesim Abdel Rahim, s’était déclaré optimiste sur les chances de succès du plan libyen prévoyant la tenue d’une conférence de réconciliation nationale au Soudan. Le plan de réconciliation libyen prévoit «un arrêt immédiat des opérations militaires et des campagnes médiatiques ainsi que l’ouverture d’un dialogue direct entre le gouvernement et l’opposition et la mise en place d’un comité préparatoire pour ce dialogue». L’AND avait accepté le plan tout en affirmant qu’un cessez-le-feu global au Soudan «est tributaire d’un accord politique».
Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Moustafa Osman Ismaïl, a dénoncé les conditions posées par l’Alliance nationale démocratique (AND, rassemblement de l’opposition nordiste et rebelles sudistes) à la tenue d’une conférence de dialogue national, rapporte jeudi la presse soudanaise. «Si l’AND lie l’arrêt des combats et des campagnes médiatiques à la conclusion d’un accord, pourquoi demande-t-elle l’abrogation de la loi sur les associations politiques approuvée par le peuple et adoptée par le Parlement ?», s’est interrogé M. Ismaïl lors d’une allocution mercredi à l’Université Azhari au nord de Khartoum. L’AND a posé une série de préconditions «nécessaires pour créer une atmosphère propice au dialogue» dont «le gel des clauses de la Constitution imposant des restrictions aux...