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Actualités - Chronologie

Médecine nucléaire Rayons gamma contre tumeurs cérébrales

Organe particulièrement précieux et fragile, le cerveau est souvent le siège de malformations ou de tumeurs. Les médecins sont alors confrontés à un dilemme: peut-on laisser évoluer une lésion qui, même bénigne, risque d’atteindre les tissus voisins ou bien la laisser les écraser en grandissant? Autre problème de taille: comment opérer une tumeur située à un endroit très vulnérable sans causer des dégâts irréparables? Même si la microchirurgie a énormément progressé durant ce dernier quart de siècle, les tumeurs intracrâniennes restent inaccessibles. Du moins jusqu’à récemment, car la chirurgie stéréotaxique apporte dorénavant une réponse. Un appareil, le Gamma-Knife, mis au point par un neurochirurgien suédois, utilise un rayonnement gamma pour traiter les lésions de la même manière que le ferait un scalpel, mais sans incision de la boîte crânienne. La lésion reçoit une dose de rayonnement très importante (l’énergie produite par 201 faisceaux est reçue par la lésion) alors que sur le trajet, le cerveau n’est parcouru que par des doses minimes. Le principal atout du Gamma-Knife est sa précision. La tumeur est localisée à l’aide d’un logiciel de traitement d’images obtenues par scanner ou IRM. La tête du malade est placée dans un casque réglé par un spécialiste. Pendant le bombardement par les rayons, le malade reste en contact avec l’opérateur à travers un microphone. Tout à fait indolore, l’intervention dure de 6 à 30 minutes. Le patient peut rentrer chez lui 24 heures plus tard. Les tumeurs cérébrales constituent la principale indication de ce nouveau traitement. Le taux de succès atteindrait 95%. Effectué précocement ce traitement arrête l’évolution de la tumeur entre six mois et un an. Cinq ans après le premier essai, effectué sur un neurinome, il est constaté qu’il n’a pas accru de volume et aucune complication n’est apparue. Des études montrent que dans les cas étudiés, la stabilisation s’est prolongée une vingtaine d’années. Pour les malformations vasculaires, les taux de guérison atteignent près de 80%.
Organe particulièrement précieux et fragile, le cerveau est souvent le siège de malformations ou de tumeurs. Les médecins sont alors confrontés à un dilemme: peut-on laisser évoluer une lésion qui, même bénigne, risque d’atteindre les tissus voisins ou bien la laisser les écraser en grandissant? Autre problème de taille: comment opérer une tumeur située à un endroit très vulnérable sans causer des dégâts irréparables? Même si la microchirurgie a énormément progressé durant ce dernier quart de siècle, les tumeurs intracrâniennes restent inaccessibles. Du moins jusqu’à récemment, car la chirurgie stéréotaxique apporte dorénavant une réponse. Un appareil, le Gamma-Knife, mis au point par un neurochirurgien suédois, utilise un rayonnement gamma pour traiter les lésions de la même manière que le ferait...