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Actualités - Chronologie

Fermiers afrikaners et chasseurs zoulous fument le calumet de la paix

Fermiers afrikaners et chasseurs traditionnels zoulous, depuis longtemps en concurrence sur les mêmes terres de chasse, fument ensemble le calumet de la paix, grâce à une initiative audacieuse émanant des deux communautés. Les racines du conflit remontent au XIXe siècle, à l’époque où les colons blancs commencèrent à pénétrer dans ce qui était à l’époque le Zoulouland (est de l’actuelle Afrique du Sud), annexant de vastes étendues du fief zoulou. Les Zoulous, qui proclament que la terre et les animaux sauvages n’appartiennent à personne, ont continué à chasser selon la tradition mais le gouvernement colonial les considérait comme des braconniers, ils se faisaient tirer dessus, arrêter, mettre en prison et leurs chiens étaient tués. Aujourd’hui encore les fermiers blancs raflent et tuent fréquemment les chiens des chasseurs noirs lorsqu’ils les trouvent sur leurs terres. En 1998 lors d’un seul incident, 86 chiens ont été abattus près du village de Weenen (environ 90 kilomètres au nord de Pietermaritzburg), puis 30 autres quelques mois après et au total 58 personnes ont été arrêtées pour braconnage. Pour les fermiers, les chiens des chasseurs ne s’en prennent pas uniquement au gibier, mais aussi au bétail, aux poulets et autres animaux domestiques : «À tout ce qui bouge», comme s’en plaint l’un d’entre eux. Les descendants des Zoulous expliquent de leur côté que la chasse fait partie de leur culture, et qu’à l’inverse des Blancs qui s’y adonnent avec des fusils, eux n’utilisent que leurs chiens, des assegais (lances) et des knobkieries (bâtons de combat). Se rendant compte qu’un simple durcissement de la législation ne résolvait pas le problème, les tenants de la tradition, dans la province du KwaZulu-Natal, se mirent à chercher d’autres voies... Un propriétaire terrien en trouva une qu’il expérimente depuis avec succès. Lassé de faire les frais de braconnages incessants, Robert Smith a décidé d’autoriser les Zoulous à chasser, trois fois par an, sur son domaine. Les résultats ont été remarquables : plus de vols de bétail et le gibier ne cesse de croître. Ces chasses sont supervisées par des responsables écologiques. Jonathan Smythe, responsable de la faune pour le KwaZulu-Natal, a salué l’initiative de Robert Smith, qu’il espère voir étendue à d’autres propriétés de la province.
Fermiers afrikaners et chasseurs traditionnels zoulous, depuis longtemps en concurrence sur les mêmes terres de chasse, fument ensemble le calumet de la paix, grâce à une initiative audacieuse émanant des deux communautés. Les racines du conflit remontent au XIXe siècle, à l’époque où les colons blancs commencèrent à pénétrer dans ce qui était à l’époque le Zoulouland (est de l’actuelle Afrique du Sud), annexant de vastes étendues du fief zoulou. Les Zoulous, qui proclament que la terre et les animaux sauvages n’appartiennent à personne, ont continué à chasser selon la tradition mais le gouvernement colonial les considérait comme des braconniers, ils se faisaient tirer dessus, arrêter, mettre en prison et leurs chiens étaient tués. Aujourd’hui encore les fermiers blancs raflent et tuent fréquemment...