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Actualités - Chronologie

Tennis - Roland Garros Sanchez facile, Hingis accrochée(photo)

Arantxa Sanchez-Vicario, qui défend son titre, et Martina Hingis, en quête du seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès, se sont qualifiées vendredi pour les huitièmes de finale des Internationaux de France de tennis. Sur le court central, la Suissesse, numéro un mondiale, a dominé la Tchèque Kveta Hrdlickova en deux manches 6-3, 6-4. Mais Hingis, qui a tout gagné dans sa carrière sauf Roland-Garros, n’a pas fait grosse impression face à la 84e joueuse mondiale, cédant un jeu de service dans la première manche et multipliant surtout les fautes directes dans la seconde, festival de break et de contre-break. «Ce n’était pas ma meilleure performance (...) Ce tirage semblait bon, mais ce fut un match difficile», a-t-elle reconnu après le match. La jeune numéro un mondiale – elle a 19 ans – est pourtant parvenue à chaque fois à reprendre le service de son adversaire, sans jamais lui laisser l’occasion de creuser l’écart. En huitième de finale, elle sera opposée à la Roumaine Ruxandra Dragomir ou à la Sud-Africaine Mariaan de Swardt, deux adversaires largement à sa portée avant le choc contre Venus Williams que tout Roland-Garros espère. Hingis, elle, ne veut pas y penser: «Aujourd’hui, je me suis concentrée sur ce match, un autre m’attend, j’ai aussi des doubles à jouer. Je sais que tout le monde a regardé le tirage et a vu qu’il pouvait y avoir ce quart de finale». Tenante du titre, Arantxa Sanchez-Vicario revient en forme au bon moment. Après un difficile début de saison (éliminée au deuxième tour aux Internationaux d’Australie), l’Espagnole a un peu retrouvé le sourire sur la terre battue, en atteignant les demi-finales à Hambourg et à Berlin. Sur le court Suzanne-Lenglen, la tête de série numéro sept a passé vendredi un test probant face à la Roumaine Irina Spirlea, 20e joueuse mondiale, qu’elle a dominée 6-4, 6-1 en un peu plus d’une heure. Sanchez n’a connu qu’un seul passage à vide, cédant son engagement au milieu du premier set, avant de revenir à hauteur de son adversaire et de se détacher inexorablement, manœuvrant à merveille du fond du court et exploitant la moindre balle courte délivrée par la Roumaine. L’Américaine Serena Williams, tête de série numéro dix, a été éliminée vendredi au troisième tour par sa compatriote Mary Joe Fernandez. La cadette des sœurs Williams, qui avait dû renoncer en demi-finale à Berlin en raison de problèmes de santé, a été battue en trois manches 6-3, 1-6, 6-0 en une heure et 28 minutes. Fernandez, retombée au 37e rang mondial mais finaliste à Roland-Garros en 1993, affrontera l’Espagnole Arantxa Sanchez-Vicario, tête de série numéro sept, pour une place en quart de finale. Rafter élimine Escudé en quatre manches et deux jours L’Australien Patrick Rafter, tête de série numéro trois, s’est qualifié vendredi pour le troisième tour en éliminant le Français Nicolas Escudé, 123e au classement de l’ATP. Le double vainqueur de l’US Open s’est imposé en quatre manches 7-5, 6-0, 2-6, 6-4 disputées en deux heures et demie et étalées sur deux jours. Interrompue jeudi soir par l’obscurité alors que Rafter mène deux sets à rien, c’est une autre rencontre qui débute vendredi sur le court central de Roland-Garros. Escudé, qui était monté à la 30e place mondiale à la faveur de sa demi-finale aux Internationaux d’Australie en 1998, avait quitté le court jeudi soir en ayant perdu huit jeux d’affilée. Vendredi, il lit mieux le service de l’Australien et aligne des passings de revers qui enthousiasment le central. En 34 minutes, il boucle la troisième manche et entame la quatrième sur le même rythme, s’emparant d’emblée du service de Rafter en le poussant à la faute. Mais l’Australien, qui reste la plus haute tête de série encore en lice après les éliminations du Russe Evguéni Kafelnikov et de l’Américain Pete Sampras, s’accroche. Il efface deux breaks concédés et repasse en tête à 5-4 avant de prendre une dernière fois le service d’Escudé sur un coup droit du Français stoppé par la bande du filet. Matchs-marathons pour Corretja et Berasategui Alex Corretja et Alberto Berasategui ont démontré leur incroyable résistance, se qualifiant au terme de matchs-marathons disputés en cinq manches. Finaliste l’an passé, Corretja, tête de série numéro six, était opposé au deuxième tour à son jeune compatriote Fernando Vicente. La partie, entamée jeudi après-midi, avait été interrompue par l’obscurité alors que le plus jeune des deux Espagnols avait réussi à remonter un handicap de deux manches pour égaliser 3-6, 4-6, 6-3, 7-6 (7-4). Mais vendredi, Corretja ne lui laissait pas la possibilité de l’inquiéter et bouclait la partie 6-2 au terme, au total, de 3h28 de jeu. «Le match de l’an passé contre Hernan Gumy m’a aidé», a-t-il expliqué après coup. Cette rencontre contre l’Argentin au troisième tour de l’édition 1998 du tournoi avait déjà été interrompue par l’obscurité. Corretja avait finalement arraché la victoire 11-9 au cinquième set, après 5h31 de jeu, durée record dans l’histoire des Internationaux de France. L’Espagnol est un véritbale spécialiste de ces matches qui n’en finissent pas: plus de quatre heures l’an passé en finale contre Carlos Moya, et de nouveau 3h28 au premier tour cette année contre son compatriote German Puentes. À 25 ans, Corretja, tenu à l’écart des courts pendant quelques semaines en raison d’une mononucléose, affrontera au troisième tour le jeune Argentin Gaston Claudio, 20 ans et 78e mondial, issu des qualifications. Opposition de style Alberto Berasategui, lui, s’est retrouvé dans la peau de Vicente face à Corretja, contraint de remonter un handicap de deux sets. Le finaliste de Roland-Garros en 1994 était opposé vendredi au troisième tour à Tim Henman. Et l’Anglais, qui n’avait jamais franchi un seul tour en trois participations à Roland-Garros, enchaînait à merveille sur ses services, prenant le filet et mettant Berasategui sous pression. Dans cette opposition de style parfaite entre un «crocodile» adepte des filières longues et un serveur-volleyeur, c’est le second qui se détachait rapidement pour mener 6-4, 6-4, 2-0. Mais l’Espagnol au coup droit unique sur le circuit n’abdiquait pas. Solidement campé sur la ligne de fond du court, il refaisait peu à peu son retard. «À partir du troisième set, il (Henman) a commencé à moins bien servir», a raconté l’Espagnol. Dans le cinquième set, Henman s’emparait deux fois du service adverse, mais à chaque fois, Berasategui revenait pour s’imposer au final 4-6, 4-6, 6-4, 7-5, 6-4 en 3h26. J’ai eu un peu de chance dans le cinquième set, reconnaissait-il. Mais je savais qu’en cinq sets, j’avais plus de chances que lui de m’en sortir parce qu’il comptait trop sur son service. Il a commencé à se fatiguer en jouant systématiquement service-volée». En huitième de finale, Berasategui croisera la route d’un spécialiste de la terre battue, le Chilien Marcelo Rios. «Je n’ai pas très bien joué ces derniers temps», souligne Berasategui, qui alignait depuis la début de la saison, avant d’arriver sur les courts de la Porte d’Auteuil, sept défaites au premier tour sur onze tournois disputés.
Arantxa Sanchez-Vicario, qui défend son titre, et Martina Hingis, en quête du seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès, se sont qualifiées vendredi pour les huitièmes de finale des Internationaux de France de tennis. Sur le court central, la Suissesse, numéro un mondiale, a dominé la Tchèque Kveta Hrdlickova en deux manches 6-3, 6-4. Mais Hingis, qui a tout gagné dans sa carrière sauf Roland-Garros, n’a pas fait grosse impression face à la 84e joueuse mondiale, cédant un jeu de service dans la première manche et multipliant surtout les fautes directes dans la seconde, festival de break et de contre-break. «Ce n’était pas ma meilleure performance (...) Ce tirage semblait bon, mais ce fut un match difficile», a-t-elle reconnu après le match. La jeune numéro un mondiale – elle a 19 ans – est pourtant...