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Actualités - Chronologie

Les sorties de la semaine La traversée du désert(suite)

Pendant que les chiffres concernant le début de la carrière (américaine) du nouveau «Star Wars» («Episode I : The Phantom Menace») donnent le vertige, – le film est sorti dans 2 970 salles à travers les États-Unis! – au Liban, c’est la traversée du désert qui continue. Peu de changements dans la programmation, les nouveaux films n’ayant rien de fracassant. Il faut donc s’en remettre aux prolongations : mais qui n’a pas encore vu «Shakespeare in Love», «Le dîner de cons» et, pourquoi pas, «Taxi»?! Restent aussi : «Marius et Jeannette» et le film libanais de Ghassan Salhab, «Beyrouth fantôme». Aucune amélioration à attendre pour le futur proche. En attente, tout de même, un film de science-fiction, «Lost in Space», de Stephen Hopkins, d’après l’ancien feuilleton télé. Quant aux ciné-clubs, ils clôturent leur saison l’un après l’autre. Infantile? Baby Geniuses, de Bob Clark Nous vivons à l’époque des experts et des spécialistes (oublions les décideurs, les sondeurs, etc, etc.). Les uns et les autres ne prévoient pas grand-chose et se trompent un peu sur tout, mais qu’importe, l’essentiel est qu’ils soient présents et que nous soient communiqués les résultats de leurs profondes cogitations et leurs oukases plus ou moins sans appel. Dans le film de Bob Clark, on nous montre une société commerciale «secrète» la «Baby Co», qui s’occupe des soins et de la santé des enfants. En fait, la psychiatre qui dirige cette compagnie, le Dr Elena Kinder, mène des recherches autrement plus importantes (?). Cette savante personne a fait une découverte bouleversante : certains bébés (pas tous, heureusement) sont nés avec un QI exceptionnel et communiquent entre eux grâce à un langage particulier auquel les adultes n’ont absolument pas accès. L’ennui, c’est qu’arrivés à l’âge de deux ans, les bébés en question s’habituent à parler comme les «grands» et, du coup, perdent leur intelligence «géniale» (une évolution pas très flatteuse pour les adultes, soit dit en passant). Pas de quoi en tirer une histoire pour un scénario de film, direz-vous? N’étant pas un «expert», vous vous trompez, évidemment. Car le Dr Kinder est une personne redoutable. Elle s’est mis en tête d’utiliser les possibilités de ces bébés-prodiges pour étendre au maximum son propre pouvoir : eh oui, que voulez-vous, toujours cette obsession américaine d’une domination universelle... on va finir par y croire! Mais les bébés, surtout à Hollywood, faut pas les prendre pour des demeurés – surtout ceux-là – ils savent se défendre, et même... Si vous voulez savoir la suite (prévisible), allez voir Baby Geniuses – avec vos rejetons, pourquoi pas?! Kathleen Turner dirige les opérations, assistée (ou contrariée) par Dom DeLuise, Kim Cattrell et le petit Christopher Lloyd. Ultime réserve : et si Hollywood allait cloner tous ces bébés-génies?! ÉLITE, EMPIRE/DUNES/ SODECO, ESPACE, St.-ÉLIE, ATLANTIS Encore Belfast – années 80 The Informant, de Jim McBride C’est sans doute parce qu’existe un film assez célèbre de John Ford, The Informer (1935), qui parlait des tragiques problèmes de l’Irlande, qu’on a donné ce titre, The Informant, au film de Jim McBride (97). Mais «informer» et «informant», en anglais, cela veut dire exactement la même chose : «dénonciateur». Donc, c’est Belfast, l’Irlande du Nord en proie à la violence, attentats et explosions dans tous les coins, complots et coups fourrés. L’intrigue avance en terrain connu, sinon familier. Si Jim McBride est un cinéaste pas tout à fait indifférent, l’intérêt de son film a forcément faibli (l’évolution sur le terrain). Et, surtout, on en a tant vu des films qui traitaient le même sujet. Alors, à quelques variantes près... En tête de l’interprétation, Timothy Dalton, qui fut un des «James Bond», peut contribuer à un éventuel succès (relatif) du film. Mais rien n’est moins sûr. CONCORDE, PLANÈTE/ABRAJ/ZOUK
Pendant que les chiffres concernant le début de la carrière (américaine) du nouveau «Star Wars» («Episode I : The Phantom Menace») donnent le vertige, – le film est sorti dans 2 970 salles à travers les États-Unis! – au Liban, c’est la traversée du désert qui continue. Peu de changements dans la programmation, les nouveaux films n’ayant rien de fracassant. Il faut donc s’en remettre aux prolongations : mais qui n’a pas encore vu «Shakespeare in Love», «Le dîner de cons» et, pourquoi pas, «Taxi»?! Restent aussi : «Marius et Jeannette» et le film libanais de Ghassan Salhab, «Beyrouth fantôme». Aucune amélioration à attendre pour le futur proche. En attente, tout de même, un film de science-fiction, «Lost in Space», de Stephen Hopkins, d’après l’ancien feuilleton télé. Quant aux ciné-clubs,...