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Actualités - Chronologie

Les chemins de fer albanais, un réseau obsolète et peu sûr

Le réseau ferroviaire albanais, que l’Otan et le HCR s’apprêtent à utiliser pour le rapatriement organisé de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés albanais du Kosovo à partir du 1er juillet, est obsolète et peu sûr. Le réseau mesure environ 430 km et comprend trois lignes : Tirana-Vlora (sud), Tirana-Pogradec (est) et Tirana-Shkoder (nord-ouest). Pour aller de Tirana à Shkoder, un trajet de 120 km, il faut compter près de quatre heures. Cela s’explique non seulement par la lenteur des trains, mais aussi par l’habitude des voyageurs d’arrêter le train en tirant, en toute impunité, le signal d’alarme afin de pouvoir descendre aussi près de leur domicile que possible. «Tous les jours, 22 trains avec 50 wagons sont à votre disposition à travers le pays», annonce une affiche placardée dans la gare de Mjeda. En dépit des prix particulièrement bas, peu d’Albanais ont cependant recours à ce moyen de transport, car il est considéré comme peu sûr. Le réseau ferroviaire, dont la construction a commencé dans les années 1950, sous le régime du dictateur communiste Enver Hoxha, est essentiellement l’œuvre des «aksionisti», les soi-disant «volontaires», contraints à travailler un mois par an sur des «chantiers de la jeunesse». La construction du réseau, dans un pays dont plus de 80 % du territoire est montagneux, a été un énorme défi pour les Albanais, qui n’ont disposé que de la seule force de leurs bras pour creuser les rochers. Les voies ferrées ont en outre été gravement endommagées lors de la rébellion de 1997 qui a failli plonger le pays dans l’anarchie, quand des dizaines de kilomètres de rails ont été volés pour être revendus comme ferraille en Macédoine.
Le réseau ferroviaire albanais, que l’Otan et le HCR s’apprêtent à utiliser pour le rapatriement organisé de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés albanais du Kosovo à partir du 1er juillet, est obsolète et peu sûr. Le réseau mesure environ 430 km et comprend trois lignes : Tirana-Vlora (sud), Tirana-Pogradec (est) et Tirana-Shkoder (nord-ouest). Pour aller de Tirana à Shkoder, un trajet de 120 km, il faut compter près de quatre heures. Cela s’explique non seulement par la lenteur des trains, mais aussi par l’habitude des voyageurs d’arrêter le train en tirant, en toute impunité, le signal d’alarme afin de pouvoir descendre aussi près de leur domicile que possible. «Tous les jours, 22 trains avec 50 wagons sont à votre disposition à travers le pays», annonce une affiche placardée dans la gare de...