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Actualités - Communiques Et Declarations

La prime pour arrêter Milosévic n'est pas la solution, selon Védrine

La prime de cinq millions de dollars offerte par les États-Unis pour l’arrestation du président yougoslave Slobodan Milosevic n’est pas la solution pour restaurer la démocratie en Serbie, a estimé vendredi le chef de la diplomatie française Hubert Védrine. «Nous ne voyons pas les choses comme ça», a-t-il commenté sur la chaîne de télévision francophone TV5, en réponse à une question sur cette prime. «Nous ne l’aurions pas proposée», a-t-il ajouté. «Il faut un changement en Serbie sur le plan de la démocratie, des mentalités (...) mais la meilleure façon de tourner la page, c’est que ce soient les Serbes qui le fassent», a-t-il déclaré. «Il faut arriver à un changement qui vienne des profondeurs de la nation serbe. Qu’elle se rende compte par elle même, et pas par une intervention extérieure, que ce n’est plus possible à notre époque de défendre ses intérêts, même s’ils sont légitimes, par les procédés employés ces dernières années», a-t-il expliqué.
La prime de cinq millions de dollars offerte par les États-Unis pour l’arrestation du président yougoslave Slobodan Milosevic n’est pas la solution pour restaurer la démocratie en Serbie, a estimé vendredi le chef de la diplomatie française Hubert Védrine. «Nous ne voyons pas les choses comme ça», a-t-il commenté sur la chaîne de télévision francophone TV5, en réponse à une question sur cette prime. «Nous ne l’aurions pas proposée», a-t-il ajouté. «Il faut un changement en Serbie sur le plan de la démocratie, des mentalités (...) mais la meilleure façon de tourner la page, c’est que ce soient les Serbes qui le fassent», a-t-il déclaré. «Il faut arriver à un changement qui vienne des profondeurs de la nation serbe. Qu’elle se rende compte par elle même, et pas par une intervention extérieure, que ce...