Au lendemain des raids aériens israéliens contre le Liban, le président français Jacques Chirac s’est déclaré vivement préoccupé, assurant que «la France se tient aux côtés du Liban dans cette nouvelle épreuve». «La crise actuelle me préoccupe vivement. L’arrangement d’avril 1996 semble avoir été délibérément transgressé de part et d’autre. Pour la première fois depuis cette date, l’économie du Liban et son appareil productif ont été visés», écrit-il, dans un message adressé hier au président Lahoud. Voici la teneur intégrale du message du chef de l’État français, que l’ambassadeur de France Daniel Jouanneau a transmis hier après-midi au chef de l’État : «C’est avec beaucoup d’émotion et d’inquiétude que je suis le déroulement des événements au Proche-Orient. Une nouvelle fois, la violence s’est déchaînée, faisant des victimes civiles au Liban, comme en Israël. «La crise actuelle me préoccupe vivement. L’arrangement d’avril 1996 semble avoir été délibérément transgressé de part et d’autre. Pour la première fois depuis cette date, l’économie du Liban et son appareil productif ont été visés. «La France se tient aux côtés du Liban dans cette nouvelle épreuve. Je suis convaincu que nous pouvons trouver le moyen de conjurer cette nouvelle escalade et que nous saurons assurer le respect de l’arrangement d’avril 1996 et le fonctionnement efficace du groupe de surveillance. Il importe que toutes les parties respectent strictement l’arrangement et le fassent respecter. «Cette nouvelle irruption de la violence survient alors que de nouveaux espoirs de paix apparaissent dans la région. Ces espoirs d’une paix globale, juste et durable ne doivent pas être remis en cause». L’ambassadeur Jouanneau, qui s’est dépensé sans compter au cours des heures critiques de la crise, a également rencontré hier le chef du gouvernement, M. Sélim Hoss, qui lui a confié un message oral adressé au Premier ministre français Lionel Jospin. Plus tard dans la journée, le président du Conseil a pris personnellement contact au téléphone avec son homologue français, demandant à la France de «faire pression sur Israël afin qu’il cesse son agression contre le Liban». M. Hoss a informé le chef du gouvernement français des dégâts provoqués par ces raids, notamment la destruction des deux principales stations électriques du pays et de trois ponts. Les deux stations avaient déjà été détruites par les bombardements israéliens en 1996 et reconstruites grâce à du matériel fourni par la France, convient-il de rappeler. Le président Chirac s’est par ailleurs entretenu hier avec l’ancien Premier ministre Rafic Hariri des événements des dernières 24 heures, a-t-on appris hier. À l’instar de son ministre des Affaires étrangères, le chef de l’État français a estimé que ce qui s’est produit était une «riposte disproportionnée».
Au lendemain des raids aériens israéliens contre le Liban, le président français Jacques Chirac s’est déclaré vivement préoccupé, assurant que «la France se tient aux côtés du Liban dans cette nouvelle épreuve». «La crise actuelle me préoccupe vivement. L’arrangement d’avril 1996 semble avoir été délibérément transgressé de part et d’autre. Pour la première fois depuis cette date, l’économie du Liban et son appareil productif ont été visés», écrit-il, dans un message adressé hier au président Lahoud. Voici la teneur intégrale du message du chef de l’État français, que l’ambassadeur de France Daniel Jouanneau a transmis hier après-midi au chef de l’État : «C’est avec beaucoup d’émotion et d’inquiétude que je suis le déroulement des événements au Proche-Orient. Une nouvelle...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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