Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

Hussein Majed : l'assurance vieillesse sera instaurée au Liban

La déclaration de la Journée du grand-père et de la grand-mère, la création d’un nouveau comité du troisième âge et un projet d’étude en vue de l’instauration d’une assurance vieillesse augurent-ils un changement de la politique de l’État sur cette question ? Hussein Majed, directeur du département des affaires familiales au ministère des Affaires sociales, pense bien que oui. «Le comité du troisième âge a été créé le 30 avril 1999», explique-t-il. «Présidé par le ministre des Affaires sociales, il comprend 18 membres qui représentent plusieurs ministères et organismes étatiques, ainsi que des associations civiles et des experts issus du secteur privé». Il faut noter qu’un premier comité avait été créé l’année dernière. Pour en revenir à l’assurance vieillesse, M. Majed considère que le projet est sur les rails. Quelles seront les conditions imposées pour obtenir cette assurance ? «Toute personne au-delà de 64 ans aura droit à un salaire», dit-il. «Elle disposera d’une carte qui lui permettra d’obtenir qui ont des réductions et des services. Ces mesures aideront les famille qui ont à leur charge des membres plus âgés à assumer leur responsabilité». Mais l’État qui se plaint souvent du manque de moyens pourra-t-il financer un tel projet ? «Ces services aux personnes du troisième âge sont une obligation quel que soit le prix à payer», soutient M. Majed. «La responsabilité devrait être partagée entre plusieurs organismes étatiques et la société civile. Est-il normal qu’une personne soit productive pendant cinquante ans puis délaissée durant ses dernières années ? Il est vrai que le sujet n’était pas une priorité au Liban comme il ne l’est pas dans beaucoup de pays en développement où le grand nombre de problèmes oblige l’État à avoir des priorités comme l’enfance, les handicapés par exemple. Mais il faut que les choses changent. Chez nous, le soutien gouvernemental à la famille est à l’état de projet». Quand pense-t-il que le projet pourrait être terminé et soumis au gouvernement ? «Il se peut qu’il soit prêt vers la fin de l’année, mais aucune date n’a encore été fixée», explique-t-il. Mais l’intérêt porté au sujet du troisième âge ne se limite pas à une assistance matérielle en cas de besoin. M. Majed insiste sur le fait que les activités de l’année du troisième âge proclamée par l’Onu soulèvent deux points très importants : le rôle essentiel de la famille dans l’entourage des personnes âgées et leur réinsertion dans la vie active après la retraite. «Notre tendance est de renforcer les liens familiaux et de garder autant que possible la personne dans sa famille», souligne M. Majed. «À condition de ne pas avoir de problèmes majeurs de santé, elle peut être très productive. Il serait possible de profiter de son expérience, de son sérieux, du temps dont elle dispose désormais.» «Ces personnes, ajoute-t-il occuperont d’autres postes que ceux réservés aux plus jeunes, et ne constitueront donc pas une concurrence sur le marché du travail. Notre but est d’occuper la personne. La productivité ne vient qu’en second lieu. Une des victoires du monde moderne est représentrée par le fait que l’on a réussi à prolonger l’espérance de vie. Cela veut dire que les plus de 65 ans deviendront de plus en plus nombreux au sein de la population. Il faut donc leur assurer de meilleures conditions de vie». Sans compter que les personnes à la retraite devraient avoir leurs propres centres de loisirs ainsi que des programmes à la télévision pour meubler leur temps libre, poursuit M. Majed. Un projet pilote a déjà été lancé par le ministère à Tyr l’année dernière, en collaboration avec Caritas. Des statistiques ont permis de répertorier 80 à 85 personnes âgées dans le besoin. Des services leur sont actuellement offerts à leur domicile. La vie ne se termine pas à la retraite. L’État semble enfin disposé à adopter une politique allant dans le sens d’un plus grand épanouissement de cette tranche de la population, notamment les personnes appartenant aux couches défavorisées très touchées par la crise économique. Mais il y a eu tant de promesses non tenues dans le passé... On ne peut qu’espérer qu’il en sera autrement cette fois.
La déclaration de la Journée du grand-père et de la grand-mère, la création d’un nouveau comité du troisième âge et un projet d’étude en vue de l’instauration d’une assurance vieillesse augurent-ils un changement de la politique de l’État sur cette question ? Hussein Majed, directeur du département des affaires familiales au ministère des Affaires sociales, pense bien que oui. «Le comité du troisième âge a été créé le 30 avril 1999», explique-t-il. «Présidé par le ministre des Affaires sociales, il comprend 18 membres qui représentent plusieurs ministères et organismes étatiques, ainsi que des associations civiles et des experts issus du secteur privé». Il faut noter qu’un premier comité avait été créé l’année dernière. Pour en revenir à l’assurance vieillesse, M. Majed considère que...