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Actualités - Chronologie

Tennis - Wimbledon Arnaud Di Pasquale, premier français sorti

Dernier Français en lice à Roland-Garros, où il avait été éliminé en huitièmes de finale par l’Ukrainien Andrei Medvedev, Arnaud Di Pasquale a été le premier sorti, lundi, au premier tour du tournoi de Wimbledon, à l’occasion d’une première journée assez favorable à ses compatriotes. Classé 54e mondial à la suite de sa performance parisienne, il a été éliminé 6-4, 6-0, 3-6, 7-6 (7/1), par le Britannique Tim Henman, tête de série N°6. Une fois qu’il eut perdu son service pour être mené 4-3 au fatidique 7e jeu du premier set, cela tourna pour lui à la leçon de tennis sur gazon. Puis, en néophyte zélé, il refit surface, notamment grâce à de nombreux passings de revers. Mais il servit une fois de plus trop peu de premières balles (47 % de réussite) pour inquiéter celui qu’on présente comme l’un des plus sérieux challengers de l’Américain Pete Sampras (N°1). Lequel, pour son match inaugural sur le central, n’a pas passé un moment trop inconfortable face au gaucher australien Scott Draper, 75e mondial, qu’il a battu gentiment 6-3, 6-4, 6-4. L’année dernière, Sébastien Grosjean, qui sortait des qualifications, avait buté sur Sampras en huitièmes de finale après un excellent début de tournoi. Opposé à un adversaire de calibre bien inférieur, le Marseillais, 30e mondial, a cette fois-ci écarté de sa route le Zimbabwéen Byron Black, 47e mondial, 5-7, 6-0, 7-5, 7-5, en servant efficacement. Il rencontrera au prochain tour le très modeste Britannique Jamie Delgado, 376e joueur mondial sorti des qualifications, ce qui lui laisse bon espoir d’affronter... Henman au troisième tour. Pioline requinqué Avec la jeune et athlétique Slovène Katarina Srebotnik, 62e mondiale à dix-huit ans, Sarah Pitkowski, 26e mondiale, n’avait pas hérité de l’adversaire la plus conciliante pour une entrée en matière. La demoiselle avait en effet gagné le tournoi de Dubaï en sortant des qualifications avant d’aligner deux nouvelles victoires à Estoril et à Bratislava. Le mérite de Pitkowski n’est donc pas mince d’avoir mis sous l’éteignoir cette étoile montante, 7-6 (7/5), 5-7, 6-1. Au prochain tour, la petite rouquine française affrontera Louise Latimer, 137e mondiale, une rouquine à chignon très «vieille Angleterre», qui a éliminé sèchement Anne-Gaëlle Sidot, 45e mondiale, 6-4, 6-2. Comme Latimer, Julie Pullin, 136e mondiale, bénéficiait d’une invitation. Dès la première heure, Sandrine Testud, tête de série N°13, lui a déchiré son carton en 69 minutes, 6-1, 6-3. Nathalie Tauziat, tête de série N°8, n’a pas été plus grâcieuse avec une troisième invitée britannique, Lucie Ahl, 183e mondiale, renvoyée dans son foyer avec un 6-3, 6-2. On n’en avait pas fini avec les invités britanniques, pour le plus grand bonheur des Français, puisque Fabrice Santoro, 43e mondial, battit Luke Milligan, 272e mondial, 6-4, 7-5, 7-6 (7/0). Embarqué dans une épreuve de force avec le Tchèque Martin Damm, 96e mondial, Cédric Pioline, 39e mondial, s’en est tiré avec les honneurs, 7-6 (9/7), 6-4, 6-2. C’est la première fois qu’il n’est pas éliminé au premier tour d’un tournoi du Grand chelem depuis un an. C’est-à-dire depuis sa participation aux demi-finales de Roland-Garros, en 1998! Arnaud Clément, 74e mondial, qui rencontrera Pioline au deuxième tour, ayant eu la bonne idée de battre l’Espagnol Albert Portas, 84e mondial, 6-3, 6-2, 6-4, la journée a été plutôt faste pour les dix des dix-huit Français en lice. Sauf pour Guillaume Raoux, 76e mondial, éliminé par Paradorn Srichaphan, 6-2, 6-4, 7-6 (9/7), un Thaïlandais à la raquette de velours et aux jambes de zèbre qui sortait des qualifications. Et qui est classé 794e! Déclarations Pete Sampras (USA/N°1, vainqueur de Scott Draper) : «Je ne peux pas me plaindre, car on se sent toujours un peu vulnérable au premier tour, mais je me suis très vite senti à la maison sur le court, et j’ai plutôt bien joué. J’avais vraiment envie de bien jouer pour ce premier match, pour bien commencer le tournoi. Le premier jour ici sur le central, c’est très vert, très glissant par rapport aux autres courts. On a tous les deux eu du mal avec nos appuis, et pour être honnête, c’était un peu dangereux. Le court a besoin de s’user un peu». Mark Philippoussis (Aus/N°7, vainqueur de Xavier Malisse) : «C’était un match difficile pour commencer le tournoi. C’est un bon joueur, il est resté au fond du court, alors il m’a fallu un peu de temps pour trouver le bon timing et m’habituer au rebond. Je suis assez content, car c’est toujours bon d’être mené un set zéro et un break et de revenir. Je me suis beaucoup entraîné depuis le Queen’s, c’est Wimbledon, et j’aime jouer ici». Xavier Malisse (Bel, battu par Mark Philippoussis) : «Je n’avais rien à perdre, car c’est mon premier Wimbledon, et mon premier tournoi sur herbe. Je n’ai que 18 ans, alors j’aurai l’occasion d’en jouer beaucoup d’autres. Je ne trouve pas que j’ai raté grand-chose, mais il m’a nettement dominé au service, et bien joué les points importants. J’ai juste eu trois mauvais jeux sur mon service, et ça m’a coûté le match». Sébastien Grosjean (Fra, vainqueur du Zimbabwéen Byron Black) : «J’aurai pu gagner le premier set, que j’ai perdu un peu bêtement. J’ai très bien servi, même si j’ai un peu manqué de régularité. Cela m’a permis de sauver deux ou trois balles de break dans le quatrième set. L’an dernier, j’avais déjà fait un bon tournoi en sortant des qualifications. J’espère que ça ira aussi bien cette année, d’autant que j’ai pris deux semaines de repos après Roland-Garros». Arnaud Di Pasquale (Fra, battu par le Britannique Tim Henman/N°6) : «Je suis plus déçu que j’en ai l’air. Au quatrième set, j’ai eu quelques bonnes occasions de faire le break, à 4-4 et 5-5, et dans le tie-break il ne contrôlait pas vraiment. Si j’avais pu l’emmener dans un cinquième set, il aurait pu glisser».
Dernier Français en lice à Roland-Garros, où il avait été éliminé en huitièmes de finale par l’Ukrainien Andrei Medvedev, Arnaud Di Pasquale a été le premier sorti, lundi, au premier tour du tournoi de Wimbledon, à l’occasion d’une première journée assez favorable à ses compatriotes. Classé 54e mondial à la suite de sa performance parisienne, il a été éliminé 6-4, 6-0, 3-6, 7-6 (7/1), par le Britannique Tim Henman, tête de série N°6. Une fois qu’il eut perdu son service pour être mené 4-3 au fatidique 7e jeu du premier set, cela tourna pour lui à la leçon de tennis sur gazon. Puis, en néophyte zélé, il refit surface, notamment grâce à de nombreux passings de revers. Mais il servit une fois de plus trop peu de premières balles (47 % de réussite) pour inquiéter celui qu’on présente comme l’un...