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Actualités - Reportages

Impunité généralisée des gouvernements en Amérique Latine

Amnesty International dénonce dans son rapport «l’impunité généralisée» des gouvernements d’Amérique latine, les mesures prises par certains pour «faciliter» les exécutions et éliminer les possibilités de recours contre les violations des droits de l’homme. Le rejet par la justice britannique de l’impunité de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet est cependant salué comme «un événement décisif» au regard du droit humanitaire international par l’organisation de défense des droits de l’homme. Le Guatemala a procédé à sa première exécution par injection, qui s’est soldée par un désastre, le condamné ayant agonisé pendant 18 minutes. La «longue crise politique qui menace sérieusement la jeune démocratie» paraguayenne a été marquée par l’assassinat en mars du vice-président Luis Maria Argana, opposant au président Raul Cubas, qui a été contraint à fuir au Brésil. L’Équateur est confronté à «une détérioration» de la situation des droits de l’homme à la faveur de l’état d’urgence, dont ont témoigné l’assassinat de deux députés d’opposition en février, avec une possible implication des autorités, et des centaines d’arrestations. Tortures et meurtres commis par la police ou avec son assentiment «sont monnaie courante dans la région», notamment en Argentine, en Bolivie, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Guatemala, en Haïti, au Honduras, au Mexique, au Paraguay, au Salvador et au Venezuela, affirme Amnesty. En Colombie, le conflit armé continue de s’intensifier «dans une atmosphère de peur et d’insécurité croissantes», avec plus d’un millier de civils tués et, là comme au Pérou, de graves exactions des groupes armés d’opposition. La défense des droits de l’homme peut coûter la vie dans des pays tels que la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Guatemala, le Honduras et le Venezuela et les agressions contre des journalistes ont atteint «un niveau inquiétant» en Argentine et en Colombie. À Cuba, au moins 350 prisonniers politiques demeurent incarcérés, après la libération de 150 autres à la faveur de la visite du pape en janvier. En mars, quatre d’entre eux ont été condamnés pour «sédition». Deux lois ont en outre été adoptées en février, dont l’une permet de condamner à 20 ans de prison les journalistes et dissidents travaillant contre les intérêts de l’État. L’autre rend passible de la peine de mort des délits tels que le trafic de drogue aggravé.
Amnesty International dénonce dans son rapport «l’impunité généralisée» des gouvernements d’Amérique latine, les mesures prises par certains pour «faciliter» les exécutions et éliminer les possibilités de recours contre les violations des droits de l’homme. Le rejet par la justice britannique de l’impunité de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet est cependant salué comme «un événement décisif» au regard du droit humanitaire international par l’organisation de défense des droits de l’homme. Le Guatemala a procédé à sa première exécution par injection, qui s’est soldée par un désastre, le condamné ayant agonisé pendant 18 minutes. La «longue crise politique qui menace sérieusement la jeune démocratie» paraguayenne a été marquée par l’assassinat en mars du vice-président Luis...