Qui oserait encore prétendre que la mode n’est pas un sujet sérieux? Un colloque s’est tenu en avril passé à l’amphithéâtre de la Sorbonne autour du thème : «Quelle mode pour le XXIe siècle?». C’est à l’invitation du Groupement mode, art, décoration (MAD) que des professionnels ont exposé leurs réflexions sur l’avenir d’un art dont ils font leur métier. Les plus optimistes, comme Olivier Lapidus, estiment que le croisement des savoirs (artisanat, science, art et industrialisation) va donner à la mode un nouveau souffle et à la haute couture de nouvelles orientations. D’autres analystes, plus pessimistes, posent une question cruciale pour la profession : Dans quelle mesure le XXIe siècle aurait-il encore besoin de créateurs? Une autre interrogation posée fut également angoissante pour les professionnels de cet art-métier : Quels seront les futurs promoteurs de la mode? Questions longuement commentées entre les murs du vénérable temple du savoir sans arriver à autres conclusions que des prophéties. Qui pourrrait, en fait, prévoir avec certitude de quoi les vêtements de demain seront-ils faits? Mais la réflexion sur le XXIe siècle et les célébrations de sa naissance ne s’embarrassent pas de questions sans réponses. Déjà une mission dirigée par le directeur du Centre Pompidou est en train d’organiser l’accueil du troisième millénaire par la Ville Lumière. L’idée centrale serait «la Porte» : douze portiques, nommés déjà «Portes de l’an 2000», menant du Louvre à l’Arc de Triomphe, relieront par tapis rouge l’axe historique de Paris. Chaque porte sera conçue et animée par un créateur. Mais les noms des douze élus n’ont pas encore été divulgués.
Qui oserait encore prétendre que la mode n’est pas un sujet sérieux? Un colloque s’est tenu en avril passé à l’amphithéâtre de la Sorbonne autour du thème : «Quelle mode pour le XXIe siècle?». C’est à l’invitation du Groupement mode, art, décoration (MAD) que des professionnels ont exposé leurs réflexions sur l’avenir d’un art dont ils font leur métier. Les plus optimistes, comme Olivier Lapidus, estiment que le croisement des savoirs (artisanat, science, art et industrialisation) va donner à la mode un nouveau souffle et à la haute couture de nouvelles orientations. D’autres analystes, plus pessimistes, posent une question cruciale pour la profession : Dans quelle mesure le XXIe siècle aurait-il encore besoin de créateurs? Une autre interrogation posée fut également angoissante pour les...
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