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Actualités - Chronologie

NBA (Finale) San Antonio favori contre des Knicks capables de tout

La logique plaide pour San Antonio. Les Spurs, emmenés par leurs deux tours jumelles Tim Duncan et David Robinson, ont terminé numéro un de la saison. Ils ont perdu un seul match depuis le début des playoffs, le second à domicile au 1er tour contre Minnesota, enregistrant ensuite dix victoires consécutives pour atteindre la finale du championnat NBA pour la première fois de leur histoire. Mais la logique n’a guère été respectée au cours d’une saison inhabituelle, raccourcie à 50 matchs au lieu de 82 pour cause de lock-out. Et surtout pas avec les New York Knicks, dont la présence en finale relève du miracle sans cesse renouvelé, et qui peuvent encore brouiller les cartes malgré un effectif réduit par les blessures. Pendant la plus grande partie de la saison, les New-Yorkais ont été à la dérive. Les arrivées de Latrell Sprewell, le mauvais garçon, après un an sans jouer pour avoir agressé l’entraîneur de Golden State, son ancien club, et de Marcus Camby, encore en rodage après deux saisons à Toronto, pour remplacer le populaire mais vieillissant Charles Oakley, avaient du mal à être digérées. New York avec un peu de chance Pour se qualifier in extremis en ultime position dans la Conférence Est, les Knicks avaient dû gagner 6 de leurs 8 derniers matchs et personne ne donnait cher de leur peau face à Miami, le numéro un. Premier tour, premier miracle. Ils s’imposent deux fois à l’extérieur et l’emportent 3 à 2. Un tir d’Allan Houston, rebondissant sur le cercle puis sur le panneau avant de retomber dans le panier, avait fait la différence à la dernière seconde dans le match décisif. Ayant enfin trouvé la bonne carburation, pratiquant un basket basé sur une défense inspirée, l’anticipation et la vitesse, New York éliminait ensuite Atlanta (4-0), puis Indiana (4-2). Camby, une des révélations de la fin de saison, éclatait contre Indiana inscrivant 18 points et prenant 11 rebonds de moyenne par match. Parvenu en finale pour la première fois depuis 1994 en ayant bénéficié de plusieurs coups de pouce du destin, les Knicks auront bien besoin à nouveau de l’aide de dame fortune pour parvenir à infirmer une nouvelle fois les pronostics et remporter pour la troisième fois un titre après lequel ils courent depuis 1973. D’autant plus qu’à l’indisponibilité définitive pour tendon d’Achille défaillant de leur pivot Patrick Ewing, est venue s’ajouter la blessure à un genou dans le dernier match contre Indiana de Larry Johnson, dont la présence est incertaine pour la première rencontre mercredi à San Antonio. Mais Sprewell, Houston et Camby, les trois hommes clefs avec Johnson des succès des Knicks, ne craignent maintenant plus personne, même si leur tâche face aux 2,13 m de Duncan et 2,16 m de Robinson, un des meilleurs défenseurs de la Ligue, pourrait se révéler difficile. «Toute l’adversité que nous avons rencontrée cette année nous a rendus plus forts. C’est ce que ma mère disait, “Ce qui ne te tue pas te fortifie”», a souligné Houston. Première équipe de l’ancienne ABA, une ligue rivale absorbée en 1976, à atteindre la finale, San Antonio a bénéficié de dix jours de repos avant d’attaquer la finale contre New York devant son public. Un avantage qui peut n’être qu’apparent pour l’équipe texane qui risque d’avoir perdu le rythme de la compétition. À leur retour victorieux de Portland, en finale de Conférence, les Spurs avaient été accueillis en triomphe par les habitants de la petite ville de San Antonio, connue surtout pour avoir été le théâtre de la bataille d’Alamo où une poignée de Texans avaient résisté à l’armée du général mexicain Santa Ana au siècle dernier. Un peu comme si le titre était déjà dans la poche et la finale plus qu’une formalité. «Cela fait peur, a remarqué Mario Elie, un des pointeurs à trois points des Spurs, qui a remporté deux fois le championnat avec Houston en 1994 et 1995. Nous avons battu deux bonnes équipes sans perdre un match et tout le monde s’attend à ce que nous recommencions. Cela nous met une grosse pression».
La logique plaide pour San Antonio. Les Spurs, emmenés par leurs deux tours jumelles Tim Duncan et David Robinson, ont terminé numéro un de la saison. Ils ont perdu un seul match depuis le début des playoffs, le second à domicile au 1er tour contre Minnesota, enregistrant ensuite dix victoires consécutives pour atteindre la finale du championnat NBA pour la première fois de leur histoire. Mais la logique n’a guère été respectée au cours d’une saison inhabituelle, raccourcie à 50 matchs au lieu de 82 pour cause de lock-out. Et surtout pas avec les New York Knicks, dont la présence en finale relève du miracle sans cesse renouvelé, et qui peuvent encore brouiller les cartes malgré un effectif réduit par les blessures. Pendant la plus grande partie de la saison, les New-Yorkais ont été à la dérive. Les arrivées de...