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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : la livre activement recherchée

La livre a été activement recherchée hier sur le marché des changes de Beyrouth à des fins de souscription en bons du Trésor libanais avant la réduction prochaine des taux d’intérêt servis sur ceux-ci. Mais le dollar, de survendu qu’il était, est parvenu à achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis la mi-décembre. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à traiter pratiquement le billet vert au point inférieur d’intervention de la BDL et en l’absence souvent de contreparties à l’achat en dehors d’elle. Il s’est négocié finalement entre 1 502,00 et 1 502,25 LL après un départ entre 1 502,00 et 1 503,00 LL, dans un volume d’affaires relativement étoffé, dépassant quinze millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes. L’euro et le yen dopés face au dollar À l’étranger, l’euro et le yen ont franchi des seuils psychologiques importants face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, dopés par un regain d’optimisme vis-à-vis des économies allemande et japonaise et confortés par l’arrêt des hostilités dans le Kosovo. La reprise de l’euro a été relancée donc par la publication de nouvelles statistiques encourageantes sur l’économie allemande et par la décision de l’Otan hier de mettre un terme à sa campagne de frappes contre la Yougoslavie, 79 jours après le début des hostilités. Certes, les opérateurs, rassurés par les nouvelles sur le Kosovo, ont été très sensibilisés par les données sur le chômage allemand dont le taux a reculé de 10,7 % en avril à 10,2 % en mai, après que le nombre de sans-emploi eut repassé sous la barre de 4 millions le mois dernier. Cela d’autant qu’ils apprenaient que la production industrielle en Allemagne aurait augmenté de 1 % en avril contre 0,1 % en mars, reflétant une certaine vigueur de l’économie germanique. Quant à la poussée du yen, elle a suivi la publication dans la matinée d’hier des derniers chiffres sur la croissance de l’économie japonaise qui a affiché un bond surprise de 1,9 % au 1er trimestre 1999 contre une baisse de 0,8 % au 4e trimestre 1998. Mais la progression de la devise nippone a été brusquement interrompue par des rumeurs selon lesquelles la Banque du Japon était intervenue pour limiter son appréciation. De son côté, la livre sterling n’a pas trop bougé hier face aux principales devises et ne s’est que brièvement repliée sous le coup de l’annonce d’une réduction d’un quart de point en pourcentage du taux de base britannique à 5 %, à l’issue de la réunion du comité monétaire de la Banque d’Angleterre. De fait, les opérateurs, qui misaient sur une baisse des taux d’un demi-point en pourcentage au lieu d’un quart de point, se sont montrés plus ou moins satisfaits de l’actuel rapport de change entre le sterling et le dollar qui s’est négocié à New York comme suit : –1,0490 pour un euro contre 1,0465, la veille. – 1,6045 pour un sterling contre 1,6025 – 1,8645 DM contre 1,8690 – 6,2525 FF contre 6,2700 – 1,5225 FS contre 1,5220 – 1 845,65 lires contre 1 851,95 – 118,85 yens contre 118,95. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la baisse des Ciments libanais Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth s’est un peu ressentie hier de la légère baisse des actions de la société des Ciments libanais de 23/32 à 11/16 dollar, dans un marché autrement calme et stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu hier 0,04 % à 77,62 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 178,62 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché très restreint avec seulement 40 330 actions négociées d’une valeur globale de 305 801 dollars. Wall Street : la crainte de hausse des taux pèse sur la cote Wall Street a continué d’être tirée à la baisse hier, pour la troisième journée consécutive, par les anticipations de relèvement des taux d’intérêt américains à court terme. Ce sentiment a été renforcé hier après la publication de nouvelles statistiques montrant que le marché de l’emploi reste toujours étroit aux États-Unis. A cet égard, les experts ont fait état de l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage de 14 000 personnes la semaine dernière pour atteindre 323 000 personnes, chiffre reflétant un marché du travail toujours en bonne santé. «Les créations d’emplois non agricoles se ralentiraient si les demandes hebdomadaires passaient au-dessus de 350 000 personnes», fait-on remarquer dans ces mêmes milieux. L’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué entre un plus haut à 10 690,29 points et un plus bas à 10 530,72 points, avant d’afficher en préclôture 10 547,81 points, en nouvelle baisse de 142,48 points sur la veille. Les Bourses européennes en net repli Les Bourses européennes, qui avaient salué en début de journée les signes d’une reprise au Japon et la paix au Kosovo, ont terminé en repli jeudi dans le sillage de Wall Street, qui craint un prochain relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis. À Paris, comme à Francfort, les deux principaux indices de ces marchés, le Cac 40 et le Xetra Dax, ont terminé en repli de 0,94 %, tandis que le FTSE-100 de Londres et le Mibtel de Milan abandonnaient près de 0,8 % chacun. L’Ibex de Madrid et le Bel 20 de Bruxelles ont plongé chacun de 1,4 %. L’indice large Eurotop 300 cédait 1,17 % et l’Euro Stoxx 50 0,86 %, plombé par une baisse de 3,3 % de la compagnie pétrolière Elf Aquitaine et un repli de 3,73 % de l’éditeur anglo-néerlandais Elsevier. L’annonce d’une croissance économique de 1,9 % au premier trimestre au Japon après un an et demi de baisse du PIB, a pris les marchés au dépourvu et a eu d’importantes répercussions sur les sociétés implantées dans ce pays. Ainsi, Renault a fait un bond de 9,4 %, les investisseurs estimant que le constructeur automobile français pourrait bénéficier de la reprise nippone grâce à son alliance avec Nissan. «Le Japon a été le gros événement pour les marchés et c’est très important pour l’Europe», a estimé David Bowers, stratégiste européen chez Merrill Lynch. «Il faut qu’on commence à revoir notre jugement sur le Japon, a ajouté Bowers. Ce sera l’élément qui va obliger la Fed à resserrer ses taux d’intérêt». Même la baisse inattendue de 25 points de base du taux directeur de la Banque d’Angleterre, revenu ainsi à 5 %, son plus bas niveau depuis 22 ans, n’a pas réussi à enrayer la baisse des marchés. «La hausse des Bourses en début de journée n’a pas été très suivie, parce qu’on reste réticent à investir massivement avant la publication des prix américains à la production et à la consommation», a nuancé Dugan. Les prix à la production seront publiés vendredi et les prix à la consommation la semaine prochaine. «Tout le monde pense que le Fed va relever ses taux d’intérêt et la question est : sera-ce 50 ou 25 points de base ?» a-t-il ajouté. Les propos du président de la Fed Alan Geenspan, tenus mercredi lors d’une conférence de haut niveau, ont convaincu de nombreux opérateurs de l’imminence d’un relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis. Tokyo : clôture au-dessus des 17 000 points La Bourse de Tokyo a clôturé jeudi au-dessus des 17 000 points pour la première fois depuis le 6 mai, et gagné de 2,89 % après des informations de presse faisant état d’une hausse du Produit intérieur brut (PIB) supérieure aux prévisions récentes du marché. L’indice Nikkei a gagné 480,12 points à 17 102,62.
La livre a été activement recherchée hier sur le marché des changes de Beyrouth à des fins de souscription en bons du Trésor libanais avant la réduction prochaine des taux d’intérêt servis sur ceux-ci. Mais le dollar, de survendu qu’il était, est parvenu à achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis la mi-décembre. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à traiter pratiquement le billet vert au point inférieur d’intervention de la BDL et en l’absence souvent de contreparties à l’achat en dehors d’elle. Il s’est négocié finalement entre 1 502,00 et 1 502,25 LL après un départ entre 1 502,00 et 1 503,00...