L'Otan fait état de signes annonciateurs d'un retrait yougoslave
le 10 juin 1999 à 00h00
Des «signes préparatoires de retrait» des forces yougoslaves du Kosovo sont constatés sur le terrain, a affirmé hier le porte-parole militaire de l’Otan, le général allemand Walter Jertz. «Le changement des activités militaires serbes au nord et au centre du Kosovo, nous l’interprétons comme un signe préparatoire de retrait», a indiqué le général Jertz lors d’une conférence de presse au siège de l’Otan à Bruxelles. Autre possible signe d’un prochain retrait, «les importants pillages» qui ont lieu à Pristina, chef-lieu du Kosovo, selon le général Jertz. Les forces yougoslaves «volent tout ce qu’elles peuvent avant de partir», démontant «portes et fenêtres» des bâtiments, a-t-il affirmé. Le général allemand a indiqué que deux brigades de l’armée yougoslave se sont déplacées du centre vers l’ouest de la province, pour assurer les axes de communication des troupes engagées dans les combats dans cette région qui restent «intenses», avec une utilisation massive de l’artillerie par les forces de Belgrade. Les affrontements les plus violents ont lieu dans la zone du mont Pastrik, près de la frontière avec l’Albanie, où les combattants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) tentent de percer et de prendre le contrôle de l’axe routier Pec-Dakovica-Prizren. Les positions de l’armée yougoslave ont été régulièrement bombardées par l’Otan depuis huit jours et des bombardiers américains B-52 sont intervenus lundi, leur causant d’importantes pertes, selon les informations fournies par l’Otan. Les combats se poursuivaient hier dans cette région, a souligné le général Jertz. «Les tirs d’artillerie sont souvent utilisés par les troupes au sol pour contribuer à l’arrêt des contacts rapprochés avec les forces ennemies», a indiqué le général Jertz. Le retrait des forces serbes de cette région risque toutefois d’être problématique en raison de la pression exercée par l’UCK, souligne-t-on à l’Otan, en insistant sur la nécessité d’un engagement des dirigeants de l’UCK de ne pas entraver le départ des troupes yougoslaves. La peur du vide L’objectif affiché par l’Alliance est qu’il n’y ait pas de vide entre le départ des troupes yougoslaves et le déploiement de la force internationale afin d’éviter une prise de contrôle par l’UCK des positions laissées par Belgrade. Le retrait yougoslave doit se faire en «quatre phases» correspondant à des zones géographiques avec des «points de rassemblement et des axes routiers très clairs», a expliqué le porte-parole civil de l’Otan, Jamie Shea. Les modalités de ce retrait sont discutées depuis mardi entre l’Alliance et des représentants de Belgrade à Kumanovo, en Macédoine. «La Kfor doit intervenir le plus rapidement possible et n’attendra pas le départ du dernier soldat serbe pour arriver», a-t-il ajouté. Des secteurs opérationnels ont été attribués aux principaux pays de l’Alliance participant à la force internationale. Les Français prendront ainsi position dans le nord, première phase du désengagement de l’armée yougoslave en cas d’accord à Kumanovo, et une opération héliportée pour prendre le contrôle de l’aéroport de la zone n’est pas exclue, a-t-on expliqué à l’Otan. Les troupes britanniques seront déployées dans le centre et le général Jackson «a l’intention d’installer un quartier général avancé à Pristina tout de suite après le vote de la résolution aux Nations unies», annonçait hier Jamie Shea.
Des «signes préparatoires de retrait» des forces yougoslaves du Kosovo sont constatés sur le terrain, a affirmé hier le porte-parole militaire de l’Otan, le général allemand Walter Jertz. «Le changement des activités militaires serbes au nord et au centre du Kosovo, nous l’interprétons comme un signe préparatoire de retrait», a indiqué le général Jertz lors d’une conférence de presse au siège de l’Otan à Bruxelles. Autre possible signe d’un prochain retrait, «les importants pillages» qui ont lieu à Pristina, chef-lieu du Kosovo, selon le général Jertz. Les forces yougoslaves «volent tout ce qu’elles peuvent avant de partir», démontant «portes et fenêtres» des bâtiments, a-t-il affirmé. Le général allemand a indiqué que deux brigades de l’armée yougoslave se sont déplacées du centre vers...
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