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Actualités - Chronologie

Le Pirate KO, le Tour sous le choc(photos)

Le Giro s’est retrouvé pratiquement KO, samedi matin à Madonna di Campiglio, en même temps que son leader, l’Italien Marco Pantani (Mercatone Uno), à qui a été signifiée l’interdiction de prendre le départ de la 21e et avant-dernière étape à cause d’un taux d’hématocrites trop élevé. Pantani a subi un contrôle sanguin de la part d’une équipe médicale dépêchée par l’Union cycliste internationale (UCI), comme les autres coureurs du haut du classement. Mais il a été le seul à avoir un taux d’hématocrites (volume global de globules rouges dans le sang) trop élevé – 52 pour cent – par rapport au plafond réglementaire de 50 pour cent. Le champion italien, vainqueur l’an passé du Giro et du Tour de France, est resté à son hôtel de Madonna di Campiglio pendant que le peloton du Giro prenait le départ de l’étape, la plus montagneuse de l’épreuve. Les autres coureurs de l’équipe Mercatone Uno se sont également retirés de la course. Ce coup de tonnerre a provoqué immédiatement une grande émotion, compte tenu de l’immense popularité de Pantani dans son pays. «C’est une ambiance de funérailles», a déclaré un journaliste italien présent à l’hôtel du «Pirate». Sur la route du Giro, les spectateurs ont replié leurs caliquots à la gloire de leur champion. «Pantani est un dieu», s’est exclamé un «tifoso» avant d’admettre le principe de la règle commune. « Le coup le plus dur » «C’est le coup le plus dur qu’a eu à subir le cyclisme cette année», a estimé pour sa part le Néerlandais Hein Verbruggen, président de l’UCI. Peu après le départ de l’étape, le directeur du Giro, Carmine Castellano, a lu à la caravane du Giro un communiqué dans lequel il fait part de son grand regret. Tout en considérant «la gravité de l’événement», il a tenu à souligner que «le respect des réglements et la sauvegarde de la santé des athlètes sont à placer au-dessus de tout». Sur la ligne de départ, les réactions ont alterné entre le «pas de commentaires» du champion de France Laurent Jalabert à la «tristesse» de coureurs et de directeurs sportifs (Saiz, Echavarri). Marco Pantani, 29 ans, est considéré comme un des meilleurs grimpeurs de l’histoire du cyclisme. Ses victoires de l’année passée dans le Giro et surtout le Tour de France, qu’aucun coureur italien n’avait remporté depuis 1965, ont eu d’autant plus de retentissement qu’il a failli arrêter sa carrière en 1995 après avoir été heurté de plein fouet par une voiture. Domination outrancière Sur ce Giro, qu’il dominait outrancièrement – plus de cinq minutes et demie d’avance sur le deuxième –, le Romagnol a enlevé quatre étapes de montagne. À Madonna di Campiglio, où il avait remporté vendredi sa deuxième victoire en deux jours, il occupait la première place de tous les classements significatifs, au temps, aux points et de la montagne. Par le passé, d’autres leaders de grands tours ont déjà été «arrêtés» à cause d’un contrôle. Les précédents les plus célèbres sont ceux du Belge Michel Pollentier, pris en flagrant délit de tricherie à l’Alpe d’Huez dans le Tour de France 1978, et du Belge Eddy Merckx, «positif» à Savone dans un contrôle antidopage qu’il a toujours contesté lors du Giro 1969.
Le Giro s’est retrouvé pratiquement KO, samedi matin à Madonna di Campiglio, en même temps que son leader, l’Italien Marco Pantani (Mercatone Uno), à qui a été signifiée l’interdiction de prendre le départ de la 21e et avant-dernière étape à cause d’un taux d’hématocrites trop élevé. Pantani a subi un contrôle sanguin de la part d’une équipe médicale dépêchée par l’Union cycliste internationale (UCI), comme les autres coureurs du haut du classement. Mais il a été le seul à avoir un taux d’hématocrites (volume global de globules rouges dans le sang) trop élevé – 52 pour cent – par rapport au plafond réglementaire de 50 pour cent. Le champion italien, vainqueur l’an passé du Giro et du Tour de France, est resté à son hôtel de Madonna di Campiglio pendant que le peloton du Giro prenait...