Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont des organismes vivants dont le patrimoine génétique a été transformé, soit en ajoutant un gène étranger provenant d’un organisme différent, végétal ou animal, soit en modifiant un de ses gènes. Grâce à ce procédé, les rendements agricoles se trouvent améliorés et l’utilisation de produits chimiques réduite. Quels sont les produits génétiquement modifiés déjà existants? Le maïs et le soja, en Europe, où ils ont obtenu des autorisations exigibles d’usage. On retrouve ces produits dans les biscuits, les biscottes, le chocolat, les céréales, les sauces, les préparations culinaires en conserves, les biscuits apéritifs. En principe, les préparations contenant des produits transgéniques peuvent être repérées grâce à un étiquetage. Mais ceci n’est valable qu’en Union européenne et aux États-Unis, où cet étiquetage est obligatoire. Mais là aussi l’affaire n’est pas simple. L’étiquetage d’un produit est fonction de la présence d’ADN transgénique. Cependant, le seuil minimum en deçà duquel il n’est plus nécessaire d’étiqueter n’est pas fixé. Et que penser des additifs – arômes, huiles diverses et solvans – totalement ignorés par les législations des pays producteurs et des importateurs? Il en est ainsi pour la lécithine du soja, entrant dans nombreuses préparations culinaires. Quels seraient les risques de ces produits? En tout premier lieu environnmentaux pour les producteurs. La culture en milieu ouvert entraîne des interactions entre plantes de variétés différentes et insectes. Des études exhaustives manquent pour pouvoir affirmer que tout risque est exclu. Une plante rendue résistante aux herbicides ne risque-t-elle pas de transmettre cette résistance aux insectes et aux plantes sauvages, véritables fléaux tous les deux pour l’agriculture? Un autre risque serait celui des aliments issus d’organismes génétiquement modifiés. En matière d’allergies, par exemple, peut-on cerner l’étendue de leur rôle? Il y a aussi le problème de la résistance à un antibiotique à large spectre, l’ampicilline. Donné au maïs, par exemple, pourrait-il transmettre cette résistance aux bovins et par la suite à l’homme qui les consommeraient à leur tour? À tout cela, il faudrait ajouter les travaux qui portent sur une prochaine génération végétale génétiquement manipulée. Il y aurait ainsi des pommes de terre plus riches en amidon, ce qui diminuerait la quantité du gras absorbé lors de leur friture. Ou encore du riz, où la teneur en protéines allergigènes serait réduite, ou du soja enrichi en acides gras. Aux États-Unis, depuis 1994 on trouve sur le marché des tomates dont la durée de conservation a été allongée. Mais leur goût modifié est boudé obstinément par les consommateurs. Il en est de même pour certains fruits, dont le melon ou les fraises, bien plus sucrés que les habituels. Mais là, il s’agit encore de prototypes de laboratoire pas encore disponibles sur le marché, produits qui n’ont pas encore atteints le stade de la vente au public.
Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont des organismes vivants dont le patrimoine génétique a été transformé, soit en ajoutant un gène étranger provenant d’un organisme différent, végétal ou animal, soit en modifiant un de ses gènes. Grâce à ce procédé, les rendements agricoles se trouvent améliorés et l’utilisation de produits chimiques réduite. Quels sont les produits génétiquement modifiés déjà existants? Le maïs et le soja, en Europe, où ils ont obtenu des autorisations exigibles d’usage. On retrouve ces produits dans les biscuits, les biscottes, le chocolat, les céréales, les sauces, les préparations culinaires en conserves, les biscuits apéritifs. En principe, les préparations contenant des produits transgéniques peuvent être repérées grâce à un étiquetage. Mais ceci n’est...
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